Il était une fois une Fi, chronique biographique, de Fébronie Tsassis,
La catastrophe du Bois du Cazier dont on commémore aujourd’hui le tragique souvenir, a mis en évidence le nombre de ressortissants italiens travaillant dans les charbonnages belges. Ce drame a poussé le gouvernement italien à mettre un terme à l’accord de 1946. L’exploitation minière devant se poursuivre, la Belgique se tourne alors vers d’autres pays avec lesquels elle conclura des « protocoles charbon », notamment avec la Grèce (12 juillet 1957). Cette émigration organisée (qui prendra fin en 1964) concernera près de 20.000 mineurs. Il est d’autres « accords charbon » dont le souvenir s’est estompé de la mémoire historique n’ayant pas été marquées au fer rouge par une tragédie comparable à celle de Marcinelle: notamment l’Espagne, le Maroc, la Turquie et la Yougoslavie. Avant ces accords, et jusqu’en mai 1947, 40.000 prisonniers de guerre allemands ont été employés dans les mines.
C’est de l’immigration grecque que témoigne Fébronie Tsassis dans une « chronique biographique » qu’elle décline en trois volumes. Le premier témoigne avec grande sensibilité des souvenirs que l’écrivain, enfant au moment de l’exil familial, a conservés pour en rendre compte des décennies plus tard. La chronique, publiée en 2022, vient d’être traduite en grec.
La romancière belgo-grecque organisera en mai 2027 un festival littéraire et culturel évoquant les liens entre Belgique et Grèce. Aux Éditions du Lion Zailé, elle publie en 2025 son premier roman L’horloge impériale
Edmond Morrel, le 8 août 2026
