Comment priver un enfant de son père… Un dysfonctionnement ordinaire de la justice

« Au fond si j’avais été coupable, j’aurais été mieux armé pour me défendre. parce que en étant innocent, j’ai été sans cesse confronté à une forme de folie » ..c’est une des phrases clés de cet entretien que nous a accordé Marcello Sereno. Son récit, son témoignage, sa prise de parole l’ont amené à une réflexion en profondeur sur l’engrenage dans lequel les institutions judiciaires placent un individu dans une position où son destin lui échappe.

Dans une préface éblouissante, François OST recommande de mettre le livre de Marcello Sereno au programme des universités dans leurs facultés de droit, de criminologie, de psychologie.

Un livre à lire. La vérité judiciaire a été dite. Marcello Sereno a rempli son devoir jusqu’au bout, son devoir de père, d’homme, de citoyen, d’intellectuel, de protagoniste et de témoin.

Edmond Morrel

NB : Marcello Sereno est un pseudonyme. Le comédien Julien Polet a prêté sa voix à celle de l’auteur afin de préserver son anonymat. La transcription de l’interview telle qu’elle a été lue par Julien Polet est transcrite mot à mot.

Extrait de l’avertissement de l’éditeur

« Jeunesse et droit »
12 rue Charles Steenebruggen
B 4020 Liège
secretariat@droitdesjeunes.com :

« Le condamné crie son innocence et ce n’est pas faire injure à la cour de rappeler qu’en première instance d’autres juges – ni plus mal formés, ni plus ni moins aveuglés- avaient considéré en se basant sur les mêmes expertises, que le doute devait bénéficier au prévenu, la crédibilité du récit de l’enfant (quatre ans au moment du « dévoilement »)n’étant pas validée par tous les critères qui doivent être retenus au cours de l’analyse de ses allégations »

Quatrième de couverture :

L’homme qui raconte son histoire dans ce livre est un père condamné pour « attentats à la pudeur avec violence ou menaces » sur la personne de sa fille. Il clame son innocence et explique comment s’est construite une vérité judiciaire qui pourrait bien n’être qu’une erreur judiciaire ou, pire, un dysfonctionnement ordinaire de la justice.

Son récit – qui se lit comme un roman – suit le fil de l’enquête et décrit le processus judiciaire, le rôle joué par la psychologue d’un service SOS-Enfants et par les experts successifs (sur quelles bases ont-ils travaillé, comment les enquêteurs ont-ils utilisé leurs conclusions, les uns et les autres se sont-ils influencés, voire parasités ?) et l’évolution de ses relations avec sa fille âgée de quatre ans et demi au début de ce drame.

Plusieurs chapitres retracent son parcours du combattant auprès du tribunal et de divers organismes voués à la protection de l’enfance. Cette expérience l’amène à une réflexion sur les institutions avec un regard de père, d’intellectuel, de citoyen en butte à une violence que l’on n’imagine pas devoir subir. Autant qu’un témoignage, ce livre se veut donc un essai politique sur la manière dont notre société maltraite des enfants en prétextant leur intérêt.

François Ost dans sa préface recommande que cet ouvrage soit mis au programme des facultés de criminologie, de psychologie et de droit. Il ne s’agit en effet pas d’un simple plaidoyer pro domo : l’auteur a pu objectiver les relations entre la justice et les psychologues. À partir du dossier pénal, Yves-Hiram Haesevoets et Paul-Henri Mambourg, jaugent et jugent le travail de leurs confrères. Le lecteur découvrira au fil du livre des extraits de leurs analyses dont il pourra également consulter l’intégralité en annexe.