{"id":749,"date":"2012-10-24T15:28:18","date_gmt":"2012-10-24T13:28:18","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=749"},"modified":"2020-07-17T15:45:55","modified_gmt":"2020-07-17T13:45:55","slug":"le-combat-avec-lage-alechinsky-expose-au-salon-dart-de-jean-marchetti-a-bruxelles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=749","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le Combat avec l&rsquo;\u00e2ge\u00a0\u00bb : Alechinsky expose au Salon d&rsquo;Art de Jean Marchetti \u00e0 Bruxelles"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0le combat avec l\u2019\u00e2ge\u00a0\u00bb exposition des oeuvres r\u00e9centes de Pierre Alechinsky<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A l\u2019occasion de l\u2019exposition d\u2019oeuvres r\u00e9centes, r\u00e9unies par Jean Marchetti aux cimaises de son \u00ab\u00a0salon d\u2019Art\u00a0\u00bb , nous avons rencontr\u00e9 Pierre Alechinsky et \u00e9voqu\u00e9 avec lui ses travaux r\u00e9cents, mais aussi la litt\u00e9rature, le rapport \u00e0 l\u2019\u00e2ge, le \u00ab\u00a0Salon d\u2019Art\u00a0\u00bb o\u00f9 tous les cinq ans il retrouve le public bruxellois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" title=\"Spotify Embed: &quot;Le combat avec l'\u00e2ge&quot; : Alechinsky expose au Salon d'Art de Jean Marchetti \u00e0 Bruxelles\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/1ZvYE59HaWftorNVeGhwfM\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019exposition se tient au&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lesalondart.be\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Salon d\u2019Art<\/a>&nbsp;jusqu\u2019au 24 d\u00e9cembre 2012<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/lesalondart.skynetblogs.be\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Pr\u00e9sentation de l\u2019exposition sur le site du Salon d\u2019Art&nbsp;:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00a0\u00bb L\u2019\u00e2ge aidant, et alors qu\u2019il semblait avoir tout peint \u2013 volcans \u00e9ructant ou festives coiffes de plumes des Gilles de Binche, Alice qui grandit, le monstre de Central Park et tant de serpents Cobra, le brouillard d\u2019eau des Chutes du Niagara et les r\u00eaves de l\u2019encre, le point d\u2019interrogation du Pourquoi pas&nbsp;? et Le Pass\u00e9 inaper\u00e7u&#8230; \u2013 le peintre s\u2019aper\u00e7ut qu\u2019il n\u2019avait toujours parl\u00e9 que de lui-m\u00eame. Il \u00e9tait devenu alors sans le vouloir le sujet de ses tableaux. Le Combat avec l\u2019\u00e2ge, l\u2019un des plus r\u00e9cents tableaux d\u2019Alechinsky, dit certes ce qu\u2019il lui reste \u00e0 peindre, mais nul besoin d\u2019\u00eatre lecteur de P\u00e9rec pour remarquer l\u2019\u00e9trange disparition qui fait de cette histoire embrouill\u00e9e dont Delacroix fit un chefd\u2019oeuvre, un corps \u00e0 corps avec la peinture. C\u2019est que faute de temps \u2013 ou du moins faisant comme \u2013 le peintre prend d\u00e9sormais tous les risques&nbsp;: ainsi le coloriste hors-pair choisit-il pour un ensemble de toiles monumentales de faire le deuil de la couleur en s\u2019en tenant au noir et blanc, toutefois, ici, agr\u00e9ment\u00e9s d\u2019une pellet\u00e9e de Terres d\u2019ombres. Nul ressassement sinistre pourtant dans cette \u00e9closion, ces envols, ces bourgeonnements n\u00e9s d\u2019une main qui parcourt librement la toile et d\u2019un savant travail de transparences. S\u2019il poss\u00e8de la libert\u00e9 de geste des grands inventeurs de l\u2019automatisme, Alechinsky sait en effet que, loin de la spontan\u00e9it\u00e9 pr\u00f4n\u00e9e par Cobra, la peinture est aussi histoire de reprises \u2013 parfois d\u2019additions, le plus souvent d\u2019effacements \u2013 en tous cas de relectures successives. Et dans ce domaine, le peintre est toujours \u00e0 la joie. Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019il a depuis les ann\u00e9es 1970 recherch\u00e9 actes notari\u00e9s, vieilles lettres \u00e0 en-t\u00eate commerciales dessin\u00e9es, courriers anonymes \u00e0 la belle \u00e9criture pour les d\u00e9chiffrer et ajouter \u00e0 m\u00eame leurs graphies un commentaire dessin\u00e9. Aujourd\u2019hui encore, il peut, prestidigitateur d\u2019un autre genre, non pas tirer un lapin d\u2019un chapeau, mais trouver un chapeau dans la pompeuse fa\u00e7ade grav\u00e9e sur la facture d\u2019un magasin de Bergerac ou couvrir d\u2019un lecteur \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019\u00e9tude&nbsp;\u00bb un vieil acte notari\u00e9. Mais c\u2019est en se relisant lui-m\u00eame, en intervenant, au lieu de les d\u00e9truire, sur les larges feuilles du semainier mural qu\u2019il appose chaque semaine, apr\u00e8s en avoir trac\u00e9 les colonnes, au mur de son atelier que le peintre donne tout son sens \u00e0 l\u2019urgence de ce Combat avec l\u2019\u00e2ge. En occultant, mais aussi en rendant d\u00e9finitives par le dessin qu\u2019il superpose, ces traces du quotidien o\u00f9 les rendez-vous de dentistes cohabitent avec les visites de marchands, d\u2019amis, de critiques&#8230;, o\u00f9 les noms fameux jouxtent les noms familiers, o\u00f9 la vie semble toute enti\u00e8re inscrite, Pierre Alechinsky r\u00e9v\u00e8le le vrai sens de ces Emplois du temps&nbsp;: pour lui la peinture est d\u00e9sormais, jusque dans le quotidien, seule mani\u00e8re d\u2019employer son temps.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Daniel Abadie<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0le combat avec l\u2019\u00e2ge\u00a0\u00bb exposition des oeuvres r\u00e9centes de Pierre Alechinsky A l\u2019occasion de l\u2019exposition d\u2019oeuvres r\u00e9centes, r\u00e9unies par Jean&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":750,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-749","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entre-les-lignes","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=749"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/749\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":751,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/749\/revisions\/751"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/750"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=749"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}