{"id":5644,"date":"2025-11-11T11:02:29","date_gmt":"2025-11-11T10:02:29","guid":{"rendered":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5644"},"modified":"2025-11-11T11:02:29","modified_gmt":"2025-11-11T10:02:29","slug":"le-maestro-de-jean-pierre-dopagne-a-voir-au-theatre-de-la-valette-a-ittre-jusquau-23-novembre-2025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5644","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le Maestro\u00a0\u00bb de Jean-Pierre Dopagne , \u00e0 voir au th\u00e9\u00e2tre de La Valette \u00e0 Ittre jusqu&rsquo;au 23 novembre 2025."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"https:\/\/theatrelavalette.be\/le-maestro\/\"><em>Le Maestro <\/em>de Jean-Pierre Dopagne du 6 au 23 novembre 2025 au Th\u00e9\u00e2tre La Valette<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les superlatifs manquent pour qualifier\u00a0<em>Le maestro,<\/em>\u00a0derni\u00e8re pi\u00e8ce en date de Jean-Pierre Dopagne.\u00a0\u00a0On se souvient de la premi\u00e8re \u0153uvre du dramaturge namurois, un monologue pour le th\u00e9\u00e2tre,\u00a0<em>L\u2019enseigneur.<\/em>\u00a0Saluant le public enthousiaste et heureux du th\u00e9\u00e2tre de La Valette \u00e0 Ittre, le dramaturge n\u2019a pas manqu\u00e9, au terme de la premi\u00e8re du\u00a0<em>Maestro\u00a0<\/em>hier, de remercier le com\u00e9dien qui lui fit confiance il y a quarante et un ans, en acceptant le r\u00f4le du professeur, avec le succ\u00e8s que l\u2019on sait\u00a0: Alexandre von Sivers.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"623\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-623x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5645\" style=\"width:325px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-623x1024.png 623w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-182x300.png 182w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-768x1263.png 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-934x1536.png 934w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-200x329.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08-690x1135.png 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Capture-decran-2025-11-11-a-10.58.08.png 962w\" sizes=\"auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>A quoi tient la magie hypnotique du th\u00e9\u00e2tre dont\u00a0<em>Le Maestro<\/em>\u00a0a fait la d\u00e9monstration \u00e9clatante dans la salle du Th\u00e9\u00e2tre de la Valette\u00a0? Que faut-il r\u00e9unir pour y arriver\u00a0? Un texte, bien s\u00fbr. Ici il semble \u00e9crit sur mesure pour l\u2019acteur et l\u2019actrice qui incarneront les r\u00f4les dont petit \u00e0 petit, \u00e9treint par l\u2019\u00e9motion, le public d\u00e9couvrira la complexit\u00e9. Le regard d\u2019un metteur en sc\u00e8ne, qui orchestrera le placement de ceux-ci, le jeu des voix et des regards. Une sc\u00e9nographie qui par le jeu des accessoires et de l\u2019\u00e9clairage ainsi que par l\u2019environnement sonore, \u00e9tablira le lien entre la sc\u00e8ne et la salle.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments se retrouvent dans&nbsp;<em>Le maestro<\/em>, pr\u00eats \u00e0 accueillir la virtuosit\u00e9 \u00e9poustouflante du jeu de Manon Hanseeuw et Alexandre von Sivers. L\u2019une et l\u2019autre incarnant, avec une force et une justesse jamais d\u00e9menties, les diff\u00e9rents personnages taill\u00e9s sur mesure par le dramaturge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alexandre von Sivers <\/strong> passe d\u2019un \u00e2ge \u00e0 l\u2019autre de son personnage, Cecil (\u00ab\u00a0sans e\u00a0\u00bb)\u00a0: tour \u00e0 tour, vieillard d\u00e9sabus\u00e9 malgr\u00e9 le succ\u00e8s plan\u00e9taire d\u2019une carri\u00e8re de virtuose et gar\u00e7onnet d\u00e9tenteur du terrible secret d\u2019un deuil familial qui le poursuit \u00e0 chaque \u00e2ge de son enfance. Ce r\u00f4le d\u00e9multipli\u00e9 offre au com\u00e9dien une palette qu&rsquo;il d\u00e9ploie avec une sobri\u00e9t\u00e9 aussi d\u00e9concertante qu&rsquo;efficace\u00a0: il faut le \u00ab\u00a0voir\u00a0\u00bb en gar\u00e7onnet oblig\u00e9 de sacrifier son enfance pour faire des gammes \u00e0 l\u2019infini, il faut le \u00ab\u00a0voir\u00a0\u00bb en concertiste accabl\u00e9 de solitude lors des tourn\u00e9es, il faut le \u00ab\u00a0voir\u00a0\u00bb incapable \u00e0 l\u2019adolescence de se r\u00e9volter contre une m\u00e8re abusive, incapable aussi d\u2019accepter l\u2019alliance que lui propose un p\u00e8re maladroit. C\u2019est \u00e0 une v\u00e9ritable prouesse dans le jeu chaque fois parfaitement ajust\u00e9 que nous invite von Sivers qui,\u00a0<em>last but not least<\/em>, est aussi un merveilleux musicien, capable de nous enchanter jouant aussi bien \u00e0 la mani\u00e8re de l\u2019enfant prodige que du virtuose au sommet de son art.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Manon Hanseeuw<\/strong> qui est \u00e0 la fois com\u00e9dienne et chanteuse, incarne la m\u00e8re, la s\u0153ur, la confidente de Cecil. Virevoltant sur sc\u00e8ne, elle semble incarner \u2013 sauf dans le r\u00f4le de la m\u00e8re \u2013 tout ce qui aurait pu faire de Cecil un enfant heureux, un artiste accompli dans sa vraie vocation (artiste lyrique), un homme \u00e9panoui. Elle joue avec une jubilation contagieuse le versant lumineux de ce qui aurait pu \u00eatre le destin de Cecil. Puis, d\u2019une intonation de voix, d\u2019un durcissement du regard, elle passe au personnage de cette m\u00e8re impitoyable, dont on comprendra au fil de la repr\u00e9sentation les motivations souterraines de la m\u00e9chancet\u00e9. Alliant le jeu et le chant, l\u2019actrice est la partenaire id\u00e9ale de son partenaire com\u00e9dien et musicien.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de<strong> Michel Wright<\/strong>, efficace, sobre, sans effets inutiles se met \u00e0 chaque moment au service   de la multiple destin\u00e9e des personnages, exalte l\u2019agencement des \u00e2ges et des destins de Cecil  et les personnages f\u00e9minins qu\u2019incarne Manon Hanseeuw.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette premi\u00e8re mondiale, le Th\u00e9\u00e2tre de la Valette, confirme l\u2019originalit\u00e9 de sa programmation qui a fait de cette petite salle de 100 places, dans le Brabant wallon un lieu incontournable de la cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale. On se souviendra ici de <strong>Jacques De Decker<\/strong> qui en fut le pr\u00e9sident, mais aussi de <strong>Leonil Mc Cormick<\/strong>, qui cr\u00e9a le th\u00e9\u00e2tre en 1988.\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/espacelivresedmondmorrel.blogspot.com\/2017\/01\/le-grand-fou-rire-de-la-dame-du.html\">(Nous avions interview\u00e9 l&rsquo;un et l&rsquo;autre en 2017&#8230;)<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jou\u00e9e en premi\u00e8re mondiale, la pi\u00e8ce de <strong>Jean-Pierre Dopagne <\/strong>est de celles qui font du th\u00e9\u00e2tre un instrument irrempla\u00e7able d\u2019exploration de l\u2019\u00e2me humaine, d\u2019empathie avec l\u2019autre, mais surtout d\u2019\u00e9motion au sens le plus intense du terme, \u00e9motion d\u00e9cupl\u00e9e lorsqu\u2019elle est, comme ici, partag\u00e9e avec le public, conquis et boulevers\u00e9, qui salue en quelque sorte la v\u00e9rit\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre telle que l&rsquo;\u00e9voquait <strong>Albert Camus\u00a0 <\/strong>:\u00a0<em>Le th\u00e9\u00e2tre m\u2019aide  \u00e0 fuir l\u2019abstraction qui menace tout \u00e9crivain\u2026<\/em>\u00a0(On peut \u00e9couter ici l&rsquo;enregistrement sonore de cette \u00e9mission&#8230;<a href=\"https:\/\/youtu.be\/onfogX3rVUo?si=oRpoPDr0hU6tmc4Z\"> \u00ab Pourquoi je fais du th\u00e9\u00e2tre \u00bb, une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision (\u00ab Gros plan \u00bb 12 mai 1959)<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Comment conclure cet article, si ce n&rsquo;est en vous invitant \u00e0 vous pr\u00e9cipiter, toutes affaires cessantes, dans ce th\u00e9\u00e2tre qui toujours tient ses promesse, ici celle de la virtuosit\u00e9 sans faille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, Ittre, le 11 novembre 2025<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"https:\/\/theatrelavalette.be\/le-maestro\/\">Sur le site du Th\u00e9\u00e2tre de La Valette<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Cecil, sans accent et sans \u00ab e \u00bb, est un pianiste soliste virtuose \u00e0 la carri\u00e8re plan\u00e9taire. Son talent a fait vibrer les plus grandes salles du monde entier. Lui, il voulait chanter, sa m\u00e8re voulait qu\u2019il soit le meilleur pianiste. Il l\u2019est devenu. Maintenant, il est vieux. Il est seul.Il se souvient de C\u00e9cile, cette s\u0153ur qu\u2019il n\u2019a pas connue et dont il a v\u00e9cu la vie, mais qui chante, elle ! C\u2019est avec elle qu\u2019il va \u00e9voquer sa vie, sa carri\u00e8re, le sens de sa vie, de la vie, de leurs vies m\u00eal\u00e9es. Elle le conna\u00eet mieux que lui-m\u00eame et \u00e0 deux, ils vont faire r\u00e9appara\u00eetre le pass\u00e9 \u00e0 travers les rires et les peines, la joie et la solitude, l\u2019ombre et la lumi\u00e8re mais surtout au travers de la musique, lui au clavier, elle au chant. Un spectacle musico-th\u00e9\u00e2tral de haut vol, avec un acteur pianiste au sommet de son art qui nous raconte sa solitude, s\u0153ur de la cr\u00e9ation artistique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>11, Rue Basse \u2013 1460 Ittre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>info@theatrelavalette.be<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>0473\/29 17 09<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maestro de Jean-Pierre Dopagne du 6 au 23 novembre 2025 au Th\u00e9\u00e2tre La Valette Les superlatifs manquent pour qualifier\u00a0Le&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,3],"tags":[26,59,25],"class_list":["post-5644","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","category-litterature-dici","tag-edmond-morrel","tag-jacques-de-decker","tag-jean-jauniaux","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5644","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5644"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5646,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5644\/revisions\/5646"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}