{"id":5571,"date":"2025-07-13T11:32:27","date_gmt":"2025-07-13T09:32:27","guid":{"rendered":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5571"},"modified":"2025-07-13T11:52:32","modified_gmt":"2025-07-13T09:52:32","slug":"daniel-simon-courts-circuits-et-cest-ici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5571","title":{"rendered":"Daniel Simon: \u00ab\u00a0Courts circuits\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0C&rsquo;est ici\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"342\" height=\"472\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Capture-decran-2025-07-13-a-11.20.44.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5576\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Capture-decran-2025-07-13-a-11.20.44.png 342w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Capture-decran-2025-07-13-a-11.20.44-217x300.png 217w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Capture-decran-2025-07-13-a-11.20.44-200x276.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Po\u00e8te, animateur d\u2019atelier d\u2019\u00e9critures, nouvelliste et romancier&nbsp;: les multiples domaines dans lesquels excelle Daniel Simon ont parfois la f\u00e2cheuse habitude de s\u2019escamoter les uns les autres. Comme d\u2019autres au sein du milieu litt\u00e9raire belge francophone (on pense ici au regrett\u00e9 Jacques De Decker, au romancier-\u00e9diteur G\u00e9rard Adam, au po\u00e8te-nouvelliste-romancier-directeur de revue Albert Ayguesparse et bien d\u2019autres) Daniel Simon a toujours consacr\u00e9 une grande part du temps dont il privait son \u0153uvre personnelle, \u00e0 \u00e9diter, mettre en sc\u00e8ne les publications de&nbsp;&nbsp;ses confr\u00e8res et consoeurs, quand il ne les mettait pas en valeur dans les articles&nbsp;<a href=\"https:\/\/je-suis-un-lieu-commun-journal-de-daniel-simon.com\/\">et blogs (\u00ab&nbsp;Je suis un lieu commun&nbsp;\u00bb)<\/a>&nbsp;ou lors d\u2019\u00e9missions de radio.<\/p>\n\n\n\n<p>De ceux-l\u00e0, il est le lecteur attentif et le promoteur enthousiaste. Il a aussi habitu\u00e9 les internautes \u00e0 le lire sur les r\u00e9seaux sociaux o\u00f9 r\u00e9guli\u00e8rement il les \u00e9claire, les \u00e9blouit, les d\u00e9sar\u00e7onne avec des textes courts \u00e9crits d\u2019une plume plong\u00e9e directement dans l\u2019encrier du c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>Daniel Simon a l\u2019art de la parabole, cette mani\u00e8re d\u00e9routante de dire l\u2019apparence des choses, des \u00eatres et des sentiments pour d\u00e9sarmer le lecteur-spectateur avant que ce dernier ne soit pris de vertige, d\u00e9couvrant que l\u2019auteur nous tend un miroir o\u00f9 nous voyons nos r\u00eaves, ceux que nous avons r\u00e9alis\u00e9s et les autres\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son \u0153uvre aux multiples facettes (qu\u2019il a d\u00e9but\u00e9e il y a pr\u00e8s d\u2019un demi-si\u00e8cle avec une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre au titre pr\u00e9monitoire&nbsp;<em>Sc\u00e8nes de la vie quotidienne&nbsp;<\/em>parue en 1976) Daniel Simon d\u00e9montre qu\u2019il appartient de plain-pied \u00e0 la litt\u00e9rature de l\u2019exigence et de l\u2019intransigeance. Nous avons souvent salu\u00e9 le travail de ce d\u00e9chiffreur des complexit\u00e9s qui nous hantent, de ce d\u00e9couvreur des cavernes qu\u2019il \u00e9claire pour nous, de ce po\u00e8te au lyrisme \u00e9tincelant. Il n\u2019est pas une \u0153uvre (roman, nouvelle, po\u00e8mes, th\u00e9\u00e2tre) qui n\u2019ait \u00e9t\u00e9 \u00e9crite&nbsp;sans plonger la plume dans cet encrier sans fond qu\u2019est le coeur battant d\u2019un \u00eatre sinc\u00e8re et entier. Sa voix grave tonitrue aussi lorsqu\u2019il enregistre des textes pour la radio, ou anime des ateliers d\u2019\u00e9criture. C\u2019est \u00e0 la fois un passeur, un diseur, un &nbsp;\u00ab&nbsp;Gueuleur&nbsp;\u00bb&nbsp; si on pouvait du gueuloir de Flaubert extraire ce n\u00e9ologisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour beaucoup de ses confr\u00e8res et consoeurs, une brume silencieuse entoure la sortie de ses livres (qu\u2019il en soit l\u2019auteur ou l\u2019\u00e9diteur). Ceci&nbsp;&nbsp;n\u2019a pas aigri Simon qui continue, sans d\u00e9semparer, d\u2019\u00e9crire, publier et se battre pour que comme lui, d\u2019autres d\u00e9couvrent ce qu\u2019il appelait dans un de ses essais, les positions de lecture qui sont autant de \u00ab&nbsp;retraits du r\u00e9el&nbsp;\u00bb que d\u2019affrontements \u00e0 celui-ci.<\/p>\n\n\n\n<p>Daniel Simon nous surprend quelles que soient les fen\u00eatres qu\u2019il ouvre sur le monde&nbsp;: ses propres romans et nouvelles, ceux qu\u2019il \u00e9dite, met en sc\u00e8ne, met en ligne sur son blog, partage sur sa page Facebook. Ses grands yeux, tels ceux d\u2019un oiseau de nuit, toujours aux aguets veillent \u00e0 ne rien perdre de ce qu\u2019il faut d\u00e9noncer ou applaudir, et qu\u2019il transforme avec des mots qui sont autant de balises pour nous aider \u00e0 piloter au milieu des vagues sc\u00e9l\u00e9rates et des l\u00e2ches ouragans, l\u2019esquif de nos consciences.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son recueil au titre g\u00e9n\u00e9rique polyvalent de <strong>&nbsp;<em>Courts-Circuits<\/em>&nbsp;<\/strong>, sont r\u00e9unis des aphorismes, les \u00ab&nbsp;courts-circuits&nbsp;\u00bb &nbsp; et des r\u00e9cits courts, plac\u00e9s sous l\u2019enseigne passe partout de&nbsp;<em><strong>L\u2019un dans l\u2019autre.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On sait combienl\u2019aphorisme est un exercice difficile. Il se veut \u00e0 la fois ferm\u00e9 sur lui-m\u00eame, parce qu\u2019arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019expression la plus radicale et d\u00e9finitive d\u2019une sensation. Mais, par nature, il ne peut \u00eatre qu\u2019ouvert \u00e0 tout ce qu\u2019il inspire apr\u00e8s sa lecture. Cette&nbsp;&nbsp;sensation est d\u2019autant plus difficile \u00e0 engendrer, qu\u2019elle exige une capacit\u00e9 d\u2019\u00e9liminer toute fioriture, toute la graisse qui encombre la phrase. Daniel Simon poss\u00e8de assez de radicalit\u00e9 pour y arriver souvent et cela est r\u00e9jouissant, en particulier lorsque l\u2019\u00e9crivain s\u2019attaque \u00e0 son art&nbsp;: l\u2019\u00e9criture. Il y r\u00e9ussit aussi avec une force exemplaire lorsqu\u2019il \u00e9voque le passage du temps, une th\u00e9matique que l\u2019on retrouvera dans&nbsp;<em>C\u2019est ici<\/em>&nbsp;le recueil publi\u00e9 simultan\u00e9ment (voir ci-dessous). S\u2019il fallait n\u2019en citer qu\u2019un, ce serait celui-ci&nbsp;:&nbsp;<em>Un enfant s\u2019arr\u00eate et regarde ce que nous n\u2019avons pas \u00e9t\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Choisi au moment d\u2019\u00e9crire cet article, cet aphorisme nous semble r\u00e9unir ce que nous percevons de Daniel Simon&nbsp;: la po\u00e9sie sobre, le r\u00e9cit court (on dirait une nouvelle), une certaine nostalgie s\u00e9pulcrale, la lucidit\u00e9 r\u00e9volt\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la seconde partie du recueil (<em><strong>L\u2019un dans&nbsp;l\u2019autre<\/strong><\/em>) nous retrouvons un Daniel Simon autant essayiste que nouvelliste. La source principale et obs\u00e9dante de son inspiration est la litt\u00e9rature, examin\u00e9e sous tous les angles&nbsp;: son inspiration, son utilit\u00e9, sa place dans le monde. Cela vaut au lecteur quelques textes amers sur la litt\u00e9rature d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e9clair\u00e9s par la lueur de ce qu\u2019elle aurait pu \u00eatre lorsque l\u2019auteur en r\u00eavait dans l\u2019adolescence, \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 tout semblait accessible&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il y a des livres que je crois avoir lus, qui m\u2019ont boulevers\u00e9, que je raconterais de bout en bout, dont certaines phrases traversent mes r\u00eaves et m\u2019aident \u00e0 \u00e9crire ce que je poursuis dans le refuge de ma tani\u00e8re&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quant au recueil po\u00e9tique&nbsp;<em><strong>C\u2019est ici&nbsp;<\/strong><\/em>(\u00c9ditions du dessert de lune, 2025) il s\u2019ouvre dans l\u2019amiti\u00e9 d\u2019une pr\u00e9face de Kenan Gorgun et par un exergue flamboyant de Kenneth White.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab On ne peut tout de m\u00eame pas se contenter d\u2019aller et venir ici ainsi sans souffler mot&nbsp;\u00bb.<\/em>&nbsp;Extrait du 13e&nbsp;chapitre du livre&nbsp;<em>D\u00e9rives, <\/em>cet hommage au concepteur de la \u00ab&nbsp;g\u00e9o-po\u00e9tique&nbsp;\u00bb, ne pouvait \u00eatre mieux choisi pour pr\u00e9parer le lecteur \u00e0 un nouvel univers litt\u00e9raire, entrela\u00e7ant, dans des textes courts, cette fulgurance qui transcende la perception po\u00e9tique du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne sais si Daniel Simon a crois\u00e9 la route du po\u00e8te \u00e9cossais,&nbsp;&nbsp;mais je suis persuad\u00e9, lisant l\u2019un et l\u2019autre, qu\u2019ils convergeraient dans ce que la po\u00e9sie est au-del\u00e0 des mots, la mati\u00e8re incandescente du regard port\u00e9 sur le monde. Le po\u00e8te belge semble \u00e9crire en \u00e9cho \u00e0 l\u2019exergue de White cette entr\u00e9e en mati\u00e8re, prologue au recueil&nbsp;:&nbsp;(\u2026) <em>alors de po\u00e9sie, parfois, je me fais un manteau et passe mon chemin vers des hommes lointains. Cette lampe dans le ciel que je vois chaque nuit, cet avion qui passe au-del\u00e0 de la ville, ces hommes assis l\u00e0-haut qui me d\u00e9visagent en feuilletant le magazine qui s\u2019est gliss\u00e9 entre la mort et nous.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est pas dans ce recueil un po\u00e8me qui ne nous ait \u00e9mu. Que ce soit par le t\u00e9moignage r\u00e9current de l\u2019affrontement \u00e0 l\u2019\u00e9criture (\u00ab\u00a0un livre qui s\u2019\u00e9crit lentement\/ sans trucs ni ficelles (\u2026)\u00a0\u00bb\/), l\u2019omnipr\u00e9sence de la nuit ,&nbsp;le d\u00e9part, la fin, on dirait&nbsp;&nbsp;du Cendrars comme souvent chez Simon, la mort, l\u2019amour,&nbsp;&nbsp;ici on dirait Ferr\u00e9, la nuit la fin&nbsp;\u00ab&nbsp;sans le p\u00e2le regret\/ des noces du matin&nbsp;\u00bb, le chagrin&nbsp;stupeur secr\u00e8te, la volont\u00e9 d\u2019\u00e9crire pauvre, d\u2019\u00e9crire un po\u00e8me sur personne, ici on dirait Flaubert, mais toujours et encore&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;le chant secret d\u2019une fertile esp\u00e9rance&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici quelques vers, quelques sensations de lecture que j\u2019aurais soumis au lecteur pour l\u2019inciter, micro ouvert, \u00e0 \u00e9voquer ce qui a inspir\u00e9 cette \u0153uvre dont l\u2019aboutissement est incontestable.Le hasard a fait que nous avons renonc\u00e9 \u00e0 cet entretien. C\u2019est sans doute le signal invitant \u00e0 s\u2019en tenir au livre lorsque celui-ci contient toutes les r\u00e9ponses, si tant est qu\u2019il y eut de v\u00e9ritables questions \u00e0 celui qui observe, sans rancune apparente&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;nous poussons devant nous\/ la grande roue de la meule\/ sans broncher&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Jauniaux<em>,&nbsp;<\/em><em>le 13 juillet 2025.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><sup>Et hic est finis nuntiatus<\/sup><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quatri\u00e8me de couverture de&nbsp;<em>C\u2019est ici&nbsp;<\/em>sur <a href=\"https:\/\/dessertdelune.com\/livre\/cest-ici\">le site des Carnets du dessert de lune<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Daniel<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>Simon<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><em>fait partie de ces auteurs profond\u00e9ment \u00e9mouvants et son dernier livre vient encore le confirmer. Au-del\u00e0 de la tendresse m\u00eame de sa langue, il y m\u00e8ne une r\u00e9flexion profonde et lucide sur le peu qu\u2019il nous reste une fois le chemin parcouru. Nostalgique, oui, mais pas seulement. M\u00eame si \u00ab le temps s\u2019est pris les pieds dans le tapis de l\u2019impuissance \u00bb,&nbsp;<\/em><em>ce&nbsp;<\/em><em>qui nous touche ici, au lieu de nous faire miroiter un pass\u00e9 qui&nbsp;<\/em><em>aurait \u00e9t\u00e9 meilleur, c\u2019est le besoin de refaire union avec ce&nbsp;<\/em><em>qui vit encore, s\u2019\u00e9loigner doucement des lumi\u00e8res avec le souci permanent de \u00ab ne pas esquiver ce qui meurt, ne plus s\u00e9parer le monde qui s\u2019en va \u00bb.c<\/em><strong><em>\u00ab<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>C\u2019est<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>ici<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>\u00bb<\/em><\/strong><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><em>est un livre ouvert qui ne se referme pas sur lui-m\u00eame et qui ne veut surtout rien emp\u00eacher de ce qui viendra. Un livre tout en finesse et un bel hommage rendu \u00e0 la vie, avec d\u00e9licatesse et modestie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8me de couverture de&nbsp;<em>Courts circuits&nbsp;<\/em><strong><a href=\"https:\/\/dessertdelune.com\/livre\/cest-ici\/\">sur le site de Cactus in\u00e9branlable \u00c9ditions&nbsp;:<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le court-circuit n\u2019est pas un circuit court, mais plut\u00f4t l\u2019interruption de la circulation\u2026<br>L\u2019aphorisme m\u2019appara\u00eet comme un trou dans la circulation commune, une obstruction ou un d\u00e9tournement quand la langue prend la pens\u00e9e par surprise \u00e0 contre-pied, en contrepoint. Il d\u00e9borde, il discrimine, il rogne, il en profite, c\u2019est une forme de contrepoison du temps.<br>Ces aphorismes sont suivis, d\u2019une suite de r\u00e9cits, \u00ab L\u2019un dans l\u2019autre \u00bb, comme on dit quand on g\u00e9n\u00e9ralise\u2026 de mauvaise foi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Po\u00e8te, animateur d\u2019atelier d\u2019\u00e9critures, nouvelliste et romancier&nbsp;: les multiples domaines dans lesquels excelle Daniel Simon ont parfois la f\u00e2cheuse habitude&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-5571","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5571","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5571"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5571\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5579,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5571\/revisions\/5579"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5571"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5571"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5571"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}