{"id":5565,"date":"2025-06-28T10:21:06","date_gmt":"2025-06-28T08:21:06","guid":{"rendered":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5565"},"modified":"2025-06-28T10:22:14","modified_gmt":"2025-06-28T08:22:14","slug":"une-exposition-rayonnante-de-la-peintre-yvette-lichtfus-au-centre-dart-du-rouge-cloitre-a-auderghem-bruxelles-belgique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5565","title":{"rendered":"Une exposition rayonnante de la peintre Yvette Lichtfus au Centre d&rsquo;art du Rouge-Clo\u00eetre \u00e0 Auderghem (Bruxelles-Belgique)"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><sup><sub><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#621818\" class=\"has-inline-color\">A voir jusqu&rsquo;au 27 juillet 2025&#8230;<\/mark><\/sub><\/sup><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Samedi 28 juin : visite guid\u00e9e \u00e0 14h00!<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"944\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-1024x944.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5567\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-1024x944.png 1024w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-300x276.png 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-768x708.png 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-200x184.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45-690x636.png 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Capture-decran-2025-06-28-a-09.59.45.png 1198w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour celles et ceux qui comme moi ont eu le privil\u00e8ge de conna\u00eetre  Yvette Lichtfus, mais surtout d\u2019\u00e9changer avec elle \u00e0 propos de son art, nombreux sont les sentiments qui affleurent lorsque l\u2019on visite cette exposition.\u00a0En premier lieu elle est, comme l\u2019affiche qui l\u2019annonce, \u00e0 l\u2019image de l\u2019artiste: une invitation \u00e0 entrer dans la lumi\u00e8re d\u2019une inspiration in\u00e9puisable. Depuis les premi\u00e8res toiles, jusqu\u2019\u00e0 la reconstitution de l\u2019atelier de l\u2019artiste, tout est lumi\u00e8re, cette lumi\u00e8re que l\u2019artiste comparait dans un de ses \u00e9crits, \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019enfant qui sourit\u00a0\u00bb. L&rsquo;exposition est \u00e0 l\u2019image de l\u2019artiste qui y est partout pr\u00e9sente. Comme si, nous regardant regarder ses \u0153uvres, Yvette Lichtfus se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de chacune des \u0153uvres, ouvrant les bras, la main qui tient la palette, celle qui tient le pinceau, dans un geste d\u2019accueil. Et nous entrons alors dans la bont\u00e9 d\u2019un regard, &#8211; celui de son ma\u00eetre <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prosper_De_Wit\">Prosper de Wit<\/a>&#8211; , dans un geste ancestral , dans la lumi\u00e8re d\u2019un jardin d\u2019\u00e9t\u00e9, dans l\u2019all\u00e9gresse de deux enfants qui se tiennent par la main pour courir sur le chemin dans les taches de soleil, dans la qui\u00e9tude d\u2019un bord d\u2019\u00e9tang o\u00f9 nous attend une barque.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agissant d\u2019un parcours chronologique, on ne peut passer sous silence l\u2019obstination d\u2019une jeune femme \u00e0 imposer \u00e0 ses parents sa vocation d\u2019artiste et sa r\u00e9solution \u00e0 consacrer sa vie \u00e0 son art\u2026 dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 s\u2019affirmer de la sorte exige une \u00e9nergie in\u00e9puisable de la part d\u2019une jeune fille que la tradition d\u2019alors n\u2019autoriserait pas \u00e0 s\u2019affirmer ainsi. Peut-\u00eatre est-ce de ce combat initial que lui vient ce constat&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>l\u2019art est une guerre \u00e9ternelle&nbsp;<\/em>\u00bb, mais aussi celui-ci&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;cet art silencieux si difficile \u00e0 communiquer parce que chaque toile devait \u00eatre lue et sentie comme on \u00e9coute une musique \u00bb (25 octobre 1977)&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En revoyant ici les tableaux r\u00e9unis sous des cat\u00e9gories \u00e0 la fois li\u00e9es \u00e0 la chronologie, aux sources d\u2019inspiration et aux genres, natures mortes, portraits, paysages, marines on est tent\u00e9 d\u2019y chercher des lignes de force qui vont au-del\u00e0 des genres et nous rapprochent de l\u2019artiste, de sa personnalit\u00e9 hors normes, de ses valeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a tout d\u2019abord l\u2019obstination angoiss\u00e9e de cr\u00e9er, de se donner pleinement \u00e0 son art quels que soient les sacrifices que cela implique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livret accompagnant le  film <em>\u00ab&nbsp;Les palettes du coeur&nbsp;\u00bb<\/em> (r\u00e9alis\u00e9 avec Martine Barb\u00e9, fille de l&rsquo;artiste, avec Florence Gillet, sa petite-fille, et le cin\u00e9aste Roger Beeckmans) s&rsquo;accompagne d&rsquo;extraits de cahiers de notes que l\u2019artiste consacrait, au jour le jour, \u00e0 l\u2019avancement de son travail. Il n\u2019est pas un jour o\u00f9 elle ne s\u2019interroge, o\u00f9 elle ne doute, mais surtout, on elle ne s&rsquo;\u00e9merveille de pouvoir transfigurer  ce qu&rsquo;elle contemple  en une in\u00e9puisable palette de couleurs et lumi\u00e8res.&nbsp;Les nombreux \u00e9crits Yvette Lichtfus en t\u00e9moignent&nbsp;: l&rsquo;art vous laisse sans repos, vous assaille sans cesse de ses appels anxieux, vous r\u00e9clame aupr\u00e8s de la toile. Ils sont les t\u00e9moins d\u2019un choix constamment r\u00e9p\u00e9t\u00e9 entre la vie et l&rsquo;art. Aucun artiste n&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 ce d\u00e9chirement du c\u0153ur et de la raison.<\/p>\n\n\n\n<p>Yvette Lichtfus parcourt son chemin d&rsquo;artiste qui longe celui de la vie, qui va s&rsquo;en nourrir, qui va s&rsquo;en inspirer comme si l&rsquo;artiste demandait \u00e0 ses proches de comprendre que l&rsquo;art est plus fort qu&rsquo;elle et qu&rsquo;elle ne peut vivre sans ce \u00ab ma\u00eetre \u00bb -la. Elle peindra inlassablement ses enfants, ses petits-enfants ses petits-enfants, son mari comme pour leur dire : \u00ab Vous voyez vous \u00eates partout en moi \u00e0 tout instant \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En visitant l\u2019exposition au moment de l\u2019accrochage des toiles, de la mise en place des esquisses, des aquarelles, des chevalets de campagne, des tubes et des palettes de couleur, je n\u2019ai pu m\u2019emp\u00eacher de repenser \u00e0 cette angoisse r\u00e9currente de l\u2019artiste qui doute de r\u00e9ussir ce en quoi &#8211; l&rsquo;exposition nous le montre &#8211; elle a pourtant excell\u00e9 chaque fois&nbsp;: douer de vie l\u2019instant,  la nature, et, par-dessus tout, ces repr\u00e9sentations de sc\u00e8nes de famille au c\u0153ur de laquelle chacun chacune de nous est invit\u00e9 \u00e0 la rejoindre. Jusqu\u2019\u00e0 entrer au c\u0153ur de l\u2019\u0153uvre&nbsp;: l\u2019atelier o\u00f9 elle trouvait chaque jour la r\u00e9ponse \u00e0 son angoisse  qu\u2019elle formulait en citant Rilke&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a une vieille inimiti\u00e9 entre la vie et les t\u00e2ches majeures&nbsp;\u00bb. Un lieu aussi inspirant que le Rouge Clo\u00eetre ne pouvait \u00eatre meilleur r\u00e9ceptacle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#7e1515\" class=\"has-inline-color\"><a href=\"https:\/\/www.auderghem.be\/agenda\/exposition-yvette-lichtfus\">Sur le site du \u00ab\u00a0Rouge-Clo\u00eetre\u00a0\u00bb :<\/a><\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Yvette Lichtfus (1925-2014). Peindre l\u2019instant qui passe.<\/h2>\n\n\n\n<p>Yvette Lichtfus est une dessinatrice et peintre belge, n\u00e9e \u00e0 Arlon. Sa rencontre avec le peintre anversois Prosper de Wit, \u201cson ma\u00eetre\u201d comme elle l\u2019appellera sa vie durant, dans un refuge lors d\u2019un bombardement en 1940, sonne comme un appel clair \u00e0 la vocation artistique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle d\u00e9bute son enseignement, l\u2019ann\u00e9e suivante, \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Bruxelles, o\u00f9, plus que la peinture, elle s&rsquo;exerce avec talent aux techniques du fusain et de la mine de plomb. Cet apprentissage, bien qu\u2019assur\u00e9 dans un contexte d\u2019occupation, lui vaut de fr\u00e9quenter les ateliers d\u2019Henri Van Haelen et plus tard, d\u2019Alfred Bastien, artiste bien connu de Rouge-Clo\u00eetre.&nbsp;&nbsp;Dans le foisonnement artistique de la Belgique, Yvette Lichtfus trace sa propre voie : celle-ci refuse d\u2019\u00ab appartenir \u00bb \u00e0 un mouvement, par crainte, dit-elle, d\u2019y \u00ab\u202fperdre sa libert\u00e9\u202f\u00bb. Pourtant, son \u0153uvre laisse transpara\u00eetre une profonde affinit\u00e9 avec la tradition des ma\u00eetres de la peinture flamande, et r\u00e9sonne sensiblement avec le post-impressionnisme de son temps.&nbsp;&nbsp;Son \u0153uvre s\u2019inscrit \u00e9galement dans un courant belge plus m\u00e9connu : le \u00ab luminisme \u00bb. Cette tendance, d\u00e9riv\u00e9e de l\u2019impressionnisme fran\u00e7ais, se distingue par ses jeux de clart\u00e9, ses couleurs baign\u00e9es de lumi\u00e8re et son ancrage r\u00e9aliste dans le choix des sujets. &nbsp;<br>L\u2019art d\u2019Yvette s\u00e9duit, comme en atteste une m\u00e9daille d\u2019argent d\u00e9cern\u00e9e en 1948 au Salon des Artistes Fran\u00e7ais \u00e0 Paris pour l\u2019\u0153uvre \u00ab\u202fLa Bonneti\u00e8re\u202f\u00bb, quelques ann\u00e9es seulement apr\u00e8s le d\u00e9but de sa formation.&nbsp;Sa production artistique s\u2019\u00e9tend sur une p\u00e9riode remarquable, allant de 1941 \u00e0 2012, soit 70 ann\u00e9es de cr\u00e9ation ininterrompue. Tout au long de cette vie consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019art, elle s\u2019est engag\u00e9e pour la reconnaissance du statut d\u2019artiste, abordant \u00e9galement dans ses \u0153uvres des th\u00e9matiques sociales et politiques qui lui \u00e9taient essentielles, comme illustre \u00ab\u202fHommage aux opprim\u00e9s\u202f\u00bb, une toile d\u2019un m\u00e8tre cinquante de haut, peinte en 1986.&nbsp;&nbsp;Les paysages et vues foresti\u00e8res constituent une part importante de son \u0153uvre \u00e0 laquelle s\u2019ajoutent, plus tard, l\u2019art du portrait et les natures mortes. Crayon, pinceau et pastel se veulent \u00eatre les t\u00e9moins d\u2019un h\u00e9ritage impressionniste au service du temps et de l\u2019instant qui passe. Ces outils, elle les emportait avec elle lors de ses balades \u00e0 Rouge-Clo\u00eetre, o\u00f9, d\u2019ailleurs, elle exposa \u00e0 trois reprises.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le langage pictural qui marque profond\u00e9ment les \u0153uvres d\u2019Yvette Lichtfus se r\u00e9v\u00e8le tout particuli\u00e8rement dans ses sc\u00e8nes de vie familiale, empreintes d\u2019intimit\u00e9, ainsi que dans ses vues paysag\u00e8res. S\u2019y d\u00e9ploie ainsi un sentiment de proximit\u00e9, \u00ab une qu\u00eate des lumi\u00e8res et de l\u2019\u00e9motion au naturel \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cette exposition r\u00e9trospective, r\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec la famille de l\u2019artiste, esp\u00e8re remettre la lumi\u00e8re sur le travail de cette artiste qui aurait f\u00eat\u00e9, cette ann\u00e9e, son 100\u00e8me anniversaire.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#681414\" class=\"has-inline-color\">L&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Yvette Lichtfus\u00a0\u00bb est accessible du 13.06.2025 au 27.07.2025, du mercredi au dimanche de 13h \u00e0 17h. <\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0&nbsp; l&rsquo;occasion de la F\u00eate de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la Maison du Prieur sur le site de Rouge-Clo\u00eetre <strong>le samedi 28 juin<\/strong>, le Centre d&rsquo;Art organise une visite guid\u00e9e gratuite de l&rsquo;exposition \u00e0 14h00. Inscription obligatoire :&nbsp;<a href=\"mailto:edurougecloitre@gmail.com\">edurougecloitre@gmail.com<\/a>. <strong>Ce jour-l\u00e0, horaires exceptionnels : 11h00-18h00 et entr\u00e9e gratuite pour tous les visiteurs.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A voir jusqu&rsquo;au 27 juillet 2025&#8230; Samedi 28 juin : visite guid\u00e9e \u00e0 14h00! 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