{"id":5422,"date":"2024-09-03T10:08:41","date_gmt":"2024-09-03T08:08:41","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5422"},"modified":"2024-09-03T10:08:41","modified_gmt":"2024-09-03T08:08:41","slug":"rions-il-pleut-une-nouvelle-anthologie-des-lettres-belges-imaginee-realisee-et-dirigee-par-pascale-toussaint-editions-samsa-une-anthologie-libre-et-joyeuse-ariane-le-fort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5422","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Rions, il pleut\u00a0\u00bb: une nouvelle anthologie des lettres belges imagin\u00e9e, r\u00e9alis\u00e9e et dirig\u00e9e par Pascale Toussaint (Editions Samsa): une \u00ab\u00a0anthologie libre et joyeuse!\u00a0\u00bb (Ariane Le Fort)"},"content":{"rendered":"\n<p>Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;une lumineuse pr\u00e9face d&rsquo;Ariane Le Fort, <a href=\"https:\/\/www.samsa.be\/livre\/rions-il-pleut\"><strong>l&rsquo;anthologie \u00ab\u00a0Rions, il pleut\u00a0\u00bb<\/strong><\/a>, con\u00e7ue et comment\u00e9e par Pascale Toussaint deviendra \u00e0 n&rsquo;en pas douter un stimulant sauf-conduit vers une litt\u00e9rature d&rsquo;exception: la litt\u00e9rature belge. Principalement francophone, mais on y trouve aussi, et c&rsquo;est heureux ! des \u00e9crivains de Flandres (Arno, Jan Baetens, Hugo Claus, <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/tomlanoyeofficieel?__cft__[0]=AZXEZ2adI7DHND92nmriYnucpE-rZr-2cw0ORfwzyp_ZVFPfmPWVNx2dLJe0KuVKgdhdnOWZJ3ctD_nww0oa8QOHPIrGL54DWgHpSoJVIkf1Aj5wxbIfsjFxLuOtbuiy54Dtn04dlUVQAC5djD7_Y7DWr1wEbDwAye_ofoxEcbRR2aMY30zmCVpmqG4Fl-rmPFZvJ0kO3nmm7zbtPXTwcriU&amp;__tn__=-]K-R\">Tom Lanoye<\/a> )&#8230; Et on se met \u00e0 r\u00eaver: et si cette anthologie se traduisait et se publiait aussi en n\u00e9erlandais&#8230;? <strong>\u00ab\u00a0R\u00eavons, il pleut\u00a0\u00bb <\/strong>Ayant le privil\u00e8ge de figurer dans ce recueil (un extrait du recueil <em><a href=\"https:\/\/www.weyrich-edition.be\/produit\/pavillon-des-douanes-le\">Le Pavillon des douanes<\/a><\/em>) , il m&rsquo;est difficile de le commenter en toute \u00ab\u00a0neutralit\u00e9\u00a0\u00bb. J&rsquo;ai d\u00e8s lors sollicit\u00e9 &#8211; et obtenu &#8211; l&rsquo;autorisation de partager <strong>la pr\u00e9face d&rsquo;Ariane Le Fort<\/strong> La romanci\u00e8re  appartient \u00e0 cette famille qu&rsquo;elle \u00e9voque en ouverture : celle des (rares) <em>\u00ab\u00a0auteurs (et  autrices, bien s\u00fbr) qui pr\u00e9f\u00e8rent parler des autres que d\u2019eux-m\u00eames. Qui \u00e9prouvent une joie r\u00e9elle \u00e0 mettre leurs pairs en avant, \u00e0 les lire vraiment, et \u00e0 les aimer sans r\u00e9serve. Pascale Toussaint fait partie de ce minuscule c\u00e9nacle.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"298\" height=\"467\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Capture-decran-2024-09-03-a-10.04.52.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5425\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Capture-decran-2024-09-03-a-10.04.52.png 298w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Capture-decran-2024-09-03-a-10.04.52-191x300.png 191w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Capture-decran-2024-09-03-a-10.04.52-200x313.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 298px) 100vw, 298px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Quant \u00e0 la quatri\u00e8me de couverture elle est sign\u00e9e de l&rsquo;\u00e9crivain Jacques Richard.  Quant aux 52 autrices et auteurs, leur pr\u00e9sence dans cet ensemble nous a permis de nous souvenir d&rsquo;interviews r\u00e9alis\u00e9es au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es avec la plupart d&rsquo;entre elles et eux, \u00e0 commencer par <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article1948\"><strong>Pascale Toussaint<\/strong><\/a> et <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article995\"><strong>Ariane Le Fort<\/strong><\/a>, sans omettre bien s\u00fbr <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3746\">J<strong>acques Richard<\/strong>.<\/a> \u00e0 qui l&rsquo;on doit la quatri\u00e8me de couverture. Toutes ces interviews, aujourd&rsquo;hui d\u00e9pos\u00e9es aux <strong><a href=\"https:\/\/aml-cfwb.be\/\">Archives et mus\u00e9e de la litt\u00e9rature (Biblioth\u00e8que royale)<\/a> <\/strong>sont toujours accessibles \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute&#8230; de <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article639\"><strong>Julos Beaucarne <\/strong><\/a>\u00e0 <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article1903\">Jean-Pierre Verheggen<\/a>, en passant par (entre autres) <a href=\"https:\/\/youtu.be\/Z9x0dXtfBBg?si=XYOS9F9hWAo3AzDJ\"><strong>Jean-Baptiste Baronian<\/strong><\/a> (qui a donn\u00e9 un in\u00e9dit \u00e0 l&rsquo;anthologie), <a href=\"https:\/\/youtu.be\/oWRlRQeTFXU\"><strong>V\u00e9ronique Bergen,<\/strong><\/a> Willaim Cliff, Jacques De Decker, Patrick Declerck, Luc Dellisse, <a href=\"https:\/\/youtu.be\/lsrH8KnYj0E?si=RMBr4G-gLukaUIhw\"><strong>Paul Emond<\/strong><\/a>, Corinne Hoex, Fran\u00e7oise Lalande, Nadine Monfils, Am\u00e9lie Nothomb, Jean-Philippe Toussaint&#8230;etc<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux<\/strong>, le 3 septembre 2024<\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#830a0a\" class=\"has-inline-color\"><strong>\u00ab\u00a0PR\u00c9FACE<\/strong><\/mark><\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#7e0c0c\" class=\"has-inline-color\"><em>Oh quel plaisir\u00a0!<\/em> Rares sont les auteurs (et les autrices, bien s\u00fbr) qui pr\u00e9f\u00e8rent parler des autres que d\u2019eux-m\u00eames. Qui \u00e9prouvent une joie r\u00e9elle \u00e0 mettre leurs pairs en avant, \u00e0 les lire vraiment, et \u00e0 les aimer sans r\u00e9serve. Pascale Toussaint fait partie de ce minuscule c\u00e9nacle. Apr\u00e8s une premi\u00e8re anthologie \u00e9galement consacr\u00e9e aux auteurs de chez nous, et dont la vocation p\u00e9dagogique \u00e9tait plus clairement affich\u00e9e, la voici de retour, pour une promenade l\u00e9g\u00e8re et amus\u00e9e dans sa biblioth\u00e8que o\u00f9 la litt\u00e9rature belge r\u00e8gne en joyeuse ma\u00eetresse. Un choix \u00e9clair\u00e9 de 52 \u00e9crivains, vivants ou morts. Po\u00e8tes, gens de th\u00e9\u00e2tre, romanciers, chanteurs\u2026 Quelques Flamands. L\u2019esprit belge d\u2019entr\u00e9e de jeu, o\u00f9 l\u2019humour, noir ou pas, rejoint parfois la trag\u00e9die. Pas de chronologie, pas de contraintes, seul le plaisir, et le d\u00e9sir de donner la part belle aux femmes. Jacqueline Harpman, Elisa Brune, Am\u00e9lie Nothomb, Corinne Hoex\u2026 Pascale Toussaint choisit celles et ceux qu\u2019elle aime, les glisse dans des chapitres qui sont autant de libert\u00e9s prises\u00a0: \u00ab\u00a0Cocasseries\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Caricatures\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Babeluttes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0D\u00e9rapages\u00a0\u00bb\u2026 Pas toujours simple de d\u00e9finir les formes litt\u00e9raires qui conviennent \u00e0 telle ou telle appellation. Mais l\u00e0 encore, c\u2019est un jeu dont elle fait absolument ce qu\u2019elle veut. La litt\u00e9rature belge se pr\u00eate volontiers \u00e0 la lecture d\u2019extraits. \u00a0Et si Pascale Toussaint a d\u2019abord tent\u00e9 d\u2019entourer ces derniers d\u2019introductions explicatives, elle a tr\u00e8s vite choisi de laisser de c\u00f4t\u00e9 ses outils de romaniste, pour s\u2019en tenir aux textes, souvent jubilatoires, et aux commentaires qu\u2019elle distille avec finesse, intelligence, et autant de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 que la plupart des extraits choisis. \u00c7a se lit tout seul. \u00c7a se mange sans faim. \u00c7a se d\u00e9guste \u00e0 la belge.<\/mark><\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#900909\" class=\"has-inline-color\">\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la litt\u00e9rature de notre pays est plus que jamais en souffrance, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 \u00e9diteurs et auteurs s\u2019interrogent sur leurs raisons d\u2019\u00eatre, et de poursuivre un chemin si \u00e9troit et \u00e9pineux, cette anthologie libre et joyeuse ne pouvait pas mieux tomber, au point de se muer en n\u00e9cessit\u00e9. Elle r\u00e9unit dans un m\u00eame \u00e9lan les morts et les vivants, un pass\u00e9 parfois glorieux et un pr\u00e9sent qui nous rappelle &#8211; oh quel plaisir\u00a0! &#8211; combien nous sommes d\u00e9sirables.<\/mark> (Ariane Le Fort)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sur le site des Editions SAMSA, la pr\u00e9sentation du livre par Jacques Richard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#777f85\" class=\"has-inline-color\">\u00ab\u00a0Et Pascale Toussaint d\u2019embo\u00eeter le pas \u00e0 Norge pour, \u00e0 son tour, remuer ciel et terre. Car l\u2019arc-en-ciel du sourire c\u2019est bien au fond de la glaise ou derri\u00e8re un rideau de pluie qu\u2019il nous faut aller le chercher. En cinq parties, dont les titres allument autant de facettes de cet humour mi-figue mi-raisin qui est devenu une sorte de label, elle nous offre cinquante-deux p\u00e9pites de notre litt\u00e9rature noir-jaune-rouge. Rire ? Parfois. Sourire ? Souvent.Sentir, toujours, \u00e0 la lecture de ces pages, m\u00eame les plus ironiques, d\u00e9cal\u00e9es, cruelles, la chaleur retrouv\u00e9e d\u2019un v\u00eatement familier. Une anthologie ? Plut\u00f4t un floril\u00e8ge. Mieux : un chemin, des sentiers de traverse, de travers, un peu biscornus, le long desquels l\u2019auteure nous emm\u00e8ne en promenade pour nous rappeler l\u2019extraordinaire talent de ses confr\u00e8res. Car la romanci\u00e8re qu\u2019elle est prend alors la place de la philologue pour nous faire (re)d\u00e9couvrir de l\u2019int\u00e9rieur ces textes inattendus, inou\u00efs, in\u00e9dits pour certains, et qu\u2019on croit conna\u00eetre d\u00e9j\u00e0 parce ce sont les n\u00f4tres. Parce qu\u2019ils expriment, le temps d\u2019un sourire, la grandeur de nos petitesses et nous rappellent avec Louis Scutenaire, <em>qu\u2019il faut regarder la vie en farce !<\/em> Le livre ferm\u00e9, on n\u2019a qu\u2019une envie : lire les \u00e9crivains qui le composent.\u00a0\u00bb<\/mark><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;une lumineuse pr\u00e9face d&rsquo;Ariane Le Fort, l&rsquo;anthologie \u00ab\u00a0Rions, il pleut\u00a0\u00bb, con\u00e7ue et comment\u00e9e par Pascale Toussaint deviendra \u00e0 n&rsquo;en&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-5422","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5422","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5422"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5422\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5427,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5422\/revisions\/5427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5422"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5422"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5422"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}