{"id":5380,"date":"2024-06-02T08:56:33","date_gmt":"2024-06-02T06:56:33","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5380"},"modified":"2024-06-04T05:53:14","modified_gmt":"2024-06-04T03:53:14","slug":"necrologies-la-reedition-dun-recueil-de-nouvelles-de-pierre-mertens-une-occasion-devoquer-les-editions-de-lacademie-royale-de-langue-et-litterature-francaises-de-belgique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5380","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0N\u00e9crologies\u00a0\u00bb   la r\u00e9\u00e9dition d&rsquo;un recueil de nouvelles de Pierre Mertens: une occasion d&rsquo;\u00e9voquer  les \u00e9ditions de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de langue et litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p>C&rsquo;est en 1977 que parurent pour la premi\u00e8re fois les <em>N\u00e9crologies<\/em> de <strong><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/composition\/membres\/mertens.html\">Pierre Mertens<\/a><\/strong> aux Editions Jacques Antoine dont <strong><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/composition\/membres\/outers.html\">Jean-Luc Outers<\/a><\/strong>, dans sa pr\u00e9face, souligne \u00ab\u00a0le r\u00f4le consid\u00e9rable dans le rayonnement des lettres fran\u00e7aises de Belgique\u00a0\u00bb. <mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#921717\" class=\"has-inline-color\"><strong>(Nous publions ci-dessous le texte int\u00e9gral de la pr\u00e9face de Jean-Luc Outers)<\/strong><\/mark> <\/p>\n\n\n\n<p>On doit notamment aux Editions Jacques Antoine, deux collections d\u00e9di\u00e9es aux \u00e9crivains francophones belges. Dans le catalogue de <strong>\u00ab\u00a0Pass\u00e9 Pr\u00e9sent\u00a0\u00bb<\/strong> para\u00eetront , dans les ann\u00e9es 70-80, des oeuvres d&rsquo;auteurs patrimoniaux comme Maurice Maeterlinck, Andr\u00e9 Baillon ou Camille Lemonnier, mais \u00e9galement des contemporains comme Marie Gevers, Lucienne Desnoues, Hubert Krains, Marcel Lecomte, Guy Vaes, Stanislas-Andr\u00e9 Steeman et Pierre Mertens. Quant \u00e0 l&rsquo;enseigne des <strong>\u00ab\u00a0Ecrits du Nord\u00a0\u00bb<\/strong> elle accueillera Gaston Comp\u00e8re, la po\u00e8te Lucie Sp\u00e8de, Guy Vaes, Jean Muno&#8230;et la premi\u00e8re pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre de <strong><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/composition\/membres\/dedecker.html\">Jacques De Decker<\/a><\/strong>, <em>Petit matin.  <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9\u00e9dition de <em>N\u00e9crologies<\/em> s&rsquo;inscrit aujourd&rsquo;hui dans <strong><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/publications\/dernieresparutions.html\">le programme \u00e9ditorial de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de langue et litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique<\/a><\/strong>. Qui s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la litt\u00e9rature belge francophone ne manquera pas de consulter le catalogue de l&rsquo;Acad\u00e9mie et d&rsquo;y trouver \u00e0 la fois des r\u00e9\u00e9ditions de fiction ou d&rsquo;essais litt\u00e9raires, de biographies (dans lesquelles il convient de placer les discours de r\u00e9ception des nouveaux membres de la soci\u00e9t\u00e9, dont on sait qu&rsquo;ils sont double: pr\u00e9sentation du nouvel acad\u00e9micien et hommage par ce dernier de son pr\u00e9d\u00e9cesseur) mais aussi d&rsquo;in\u00e9dits (comme les \u00ab\u00a0Impromptus\u00a0\u00bb ou les \u00ab\u00a0collectifs\u00a0\u00bb consacr\u00e9s \u00e0 des th\u00e9matiques comme \u00ab\u00a0litt\u00e9rature et jazz\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0litt\u00e9rature et m\u00e9decine\u00a0\u00bb). <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"442\" height=\"618\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.49.01.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5382\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.49.01.png 442w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.49.01-215x300.png 215w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.49.01-200x280.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 442px) 100vw, 442px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>A (presque) un demi-si\u00e8cle de distance, se succ\u00e8dent ainsi deux entreprises \u00e9ditoriales qui donnent l&rsquo;occasion au public d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 cette \u00ab\u00a0litt\u00e9rature fran\u00e7aise de Belgique\u00a0\u00bb dont Pierre Mertens est un des repr\u00e9sentants remarqu\u00e9 autant par la diversit\u00e9 de sa bibliographie (essais, romans, nouvelles, th\u00e9\u00e2tre, livret d&rsquo;op\u00e9ra&#8230;sans compter l&rsquo;immense production critique parue dans les colonnes du journal <strong>Le Soir)<\/strong>. On ne manquera pas, pour mieux conna\u00eetre l&rsquo;archipel qu&rsquo;est son oeuvre, de lire la biographie que lui consacre l&rsquo;\u00e9crivain Jean-Pierre Orban sous le titre <a href=\"https:\/\/le-carnet-et-les-instants.net\/archives\/rban-une-double-biographie-de-mertens\/\"><em>Pierre Mertens, le si\u00e8cle pour m\u00e9moire <\/em>(d\u00e9clin\u00e9 en version num\u00e9rique plus longue <em>Pierre Mertens et le ruban de M\u00f6bius <\/em>(Editions Les Impressions nouvelles) <\/a>. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y aura l\u00e0 de quoi piquer la curiosit\u00e9 du public qui ne conna\u00eetrait pas l&rsquo;oeuvre de Pierre Mertens et dont <em>N\u00e9crologies <\/em>r\u00e9unit trois nouvelles, qui scintillent comme trois \u00e9clats du miroir de la bibliographie de l&rsquo;auteur de <em>L&rsquo;Inde ou l&rsquo;Am\u00e9rique<\/em> (Prix Rossel en 1969), <em>Les bons offices <\/em>(1974), <em>Les \u00e9blouissements <\/em>(1987, Prix M\u00e9dicis) ou <em>Une paix royale<\/em> (1995), \u00e0 nos yeux le plus \u00e9mouvant de ses romans.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9face de la r\u00e9\u00e9dition de <em>N\u00e9crologies<\/em> prend sous la plume de Jean-Luc Outers la forme d&rsquo;une recension dont nous retiendrons ici la derni\u00e8re phrase, comme une invitation \u00e0 d\u00e9couvrir les trois nouvelles (ce genre litt\u00e9raire dont Outers souligne la pr\u00e9dilection qu&rsquo;en avait Mertens: <em>Auto-stop, Tombeau pour Dave Brubeck<\/em> et, <em>N\u00e9crologie<\/em>: \u00ab\u00a0On entre dans ces nouvelles sur la pointe des pieds de peur d&rsquo;ajouter du d\u00e9sordre \u00e0 un monde \u00e9miett\u00e9.\u00a0\u00bb. Phrase qui fait \u00e9cho d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exergue choisie par Mertens pour le recueil: \u00ab\u00a0On d\u00e9tache un grain de sable et toute la plage s&rsquo;effondre, tu sais bien\u00a0\u00bb (Michaux, <em>La ralentie<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, le 2 juin 2024.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#961717\" class=\"has-inline-color\">Sign\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/composition\/membres\/outers.html\">Jean-Luc Outers<\/a>, la pr\u00e9face du recueil  \u00ab\u00a0N\u00e9crologies\u00a0\u00bb <\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Notre v\u00e9n\u00e9rable Acad\u00e9mie a eu la bonne id\u00e9e de r\u00e9\u00e9diter trois nouvelles de Pierre Mertens publi\u00e9es en 1977 par l\u2019\u00e9diteur Jacques Antoine qui&nbsp;\u2014 on l\u2019oublie parfois&nbsp;\u2014 joua nagu\u00e8re un r\u00f4le consid\u00e9rable dans le rayonnement des lettres fran\u00e7aises de Belgique, histoire de nous rappeler que Mertens, connu surtout comme romancier ou critique, a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019essor de la nouvelle en francophonie en publiant six recueils, l\u00e0 o\u00f9, \u00e0 l\u2019inverse de la litt\u00e9rature anglo-saxonne, elle appara\u00eet parfois comme un genre mineur. J\u2019avoue les avoir d\u00e9couvertes et leur lecture m\u2019a plong\u00e9 dans un monde insaisissable o\u00f9 on se pla\u00eet \u00e0 vagabonder. Car l\u2019auteur a le don de faire d\u00e9filer les paysages sous nos yeux\u2009: le quartier grec d\u2019une ville que l\u2019on atteint en traversant la C\u00f4te-des-Neiges, nous sommes bien \u00e0 Montr\u00e9al, jamais cit\u00e9e (<em>Auto-stop<\/em>),une autoroute, berc\u00e9 par le <em>Take five<\/em> de Dave Brubeck (<em>Tombeau pour\u2026<\/em>) ou encore entre la Biblioth\u00e8que Royale (Bruxelles) et une \u00eele des Philippines sur les traces de l\u2019halt\u00e9rophile Rudi Becker (<em>N\u00e9crologie<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Auto-stop<strong>,<\/strong> <\/em>un homme \u00ab\u2009toujours ailleurs\u2009\u00bb, comme le lui reproche sa jolie compagne sur le point de le quitter, se fait prendre au pi\u00e8ge de deux adolescentes qui simulent un appel \u00e0 l\u2019aide. La nouvelle suivante nous narre la m\u00e9saventure d\u2019un employ\u00e9 de bureau qui se fait mettre en quarantaine par ses coll\u00e8gues sous pr\u00e9texte que, au m\u00e9pris des musiques \u00e0 la mode, il porte aux nues le quatuor de Dave Brubeck et son <em>Take five<\/em>, \u00ab\u2009le seul air qui parle de moi\u2026 l\u2019indicatif de ma vie\u2009\u00bb. Dans la longue nouvelle qui donne son titre au recueil, <em>N\u00e9crologie<\/em>, le narrateur assiste au triomphe d\u2019abord et \u00e0 la chute ensuite de deux hommes que tout s\u00e9pare. Le premier, un c\u00e9l\u00e8bre halt\u00e9rophile qui remportera la m\u00e9daille d\u2019argent aux Jeux olympiques de Mexico avant de voir son nom m\u00eal\u00e9 \u00e0 d\u2019obscurs trafics et de finir sa vie aux Philippines sous le toit de sa jeune \u00e9pouse. Qui se souvient encore de Serge Reding, terrass\u00e9 \u00e0 trente-trois ans par une crise cardiaque alors qu\u2019il coulait des jours tranquilles sous les Tropiques\u2009? Le second, un certain Karl-Heinz M\u00fcller, philosophe exil\u00e9 en Belgique dans les ann\u00e9es trente, dont les essais marqueront la pens\u00e9e contemporaine jusqu\u2019au jour o\u00f9 il ne pourra s\u2019emp\u00eacher de donner une ultime interview tiss\u00e9e de lieux communs. Deux mani\u00e8res de signer sa propre mort, en quelque sorte.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fil rouge de ces trois histoires est sans doute \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de la personnalit\u00e9 des narrateurs qui, en d\u00e9finitive, n\u2019en forment qu\u2019un seul. \u00c0 chaque fois, celui-ci est sans prise sur les \u00e9v\u00e9nements. En bute aux hasards et aux circonstances, il semble s\u2019adresser au lecteur comme s\u2019il le prenait \u00e0 t\u00e9moin de ses d\u00e9convenues\u2009: \u00ab\u2009Vous voyez ce qu\u2019il m\u2019arrive\u2009? Que dois-je faire\u2009?\u00a0\u00bb Saisi par le doute et les questions sans r\u00e9ponse, il tente de recoller les morceaux du tragique d\u00e9risoire de sa vie comme le laisserait entendre la citation de Kafka plac\u00e9e en exergue de <em>N\u00e9crologie\u2009<\/em>:\u00ab\u2009Je suis pour le moment un petit, un tout petit homme\u2026 Je roule, je roule, avalanche dans la montagne\u2009! De gr\u00e2ce passants, ayez la bont\u00e9 de me dire quelle est ma taille, il vous suffit de mesurer ces bras, ces jambes\u2026, de gr\u00e2ce.\u2009\u00bb Et pourtant c\u2019est un grand avocat qui parle et \u00ab\u2009qui choisit d\u2019\u00eatre autrui pour n\u2019avoir pas \u00e0 \u00eatre soi\u2009\u00bb. On entre dans ces nouvelles sur la pointe des pieds de peur d\u2019ajouter du d\u00e9sordre \u00e0 un monde \u00e9miett\u00e9. (Jean-Luc Outers) <em>\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/publications\/nouvelles\/9782803200818.html\"><strong>A propos de \u00ab\u00a0N\u00e9crologies\u00a0\u00bb pr\u00e9sentation sur le site de l&rsquo;Acad\u00e9mie<\/strong>:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019Acad\u00e9mie royale de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique r\u00e9\u00e9dite un recueil de nouvelles de Pierre Mertens, N\u00e9crologies, paru en 1977 aux \u00e9ditions Jacques Antoine. Jean-Luc Outers en signe la pr\u00e9face. Les \u00ab n\u00e9crologies \u00bb de ce recueil ne sont pas tant consacr\u00e9es aux morts qu\u2019aux vivants, en l\u2019occurrence les narrateurs des nouvelles qui, se retournant sur la vie qu\u2019ils ont men\u00e9e, ou se penchant sur celle des autres comme pour se d\u00e9tourner de leurs propres manquements, nous livrent, peut-\u00eatre \u00e0 leur insu, leurs regrets, leur impuissance \u00e0 vivre dans une r\u00e9alit\u00e9 implacable. La phrase d\u2019Henri Michaux en exergue du livre exprime parfaitement les conditions de survie des personnages face \u00e0 l\u2019absurdit\u00e9 de leur situation :  <em>On d\u00e9tache un grain de sable et toute la plage s\u2019effondre, tu sais bien. <\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#951717\" class=\"has-inline-color\">Entretiens sonores avec Pierre Mertens<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons interview\u00e9 \u00e0 de nombreuses reprises Pierre Mertens, \u00e9voquant avec lui, dans chacun de ces entretiens un roman ou un recueil de nouvelles. En voici quelques liens, toujours disponibles sur le site d&rsquo;<strong><a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/\">Espace-livres.be <\/a><\/strong> : <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article878\">Les bons offices<\/a> <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article940\">Une paix royale<\/a> <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/\">A la proue<\/a> <a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article747\">L&rsquo;Inde ou l&rsquo;Am\u00e9rique<\/a> et d&rsquo;autres! On trouvera aussi des \u00e9vocations par Pierre Mertens d&rsquo;\u00e9crivains qu&rsquo;il admire: <strong><a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article2051\">Simon Leys<\/a><\/strong>, <strong><a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article2124\">G\u00fcnter Grass<\/a><\/strong>, <strong><a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/spip.php?article2052\">Charles Plisnier<\/a><\/strong>&#8230;etc<\/p>\n\n\n\n<p>Ces archives sonores sont d\u00e9pos\u00e9es  aussi aux <strong><a href=\"https:\/\/aml-cfwb.be\/\">Archives et Mus\u00e9e de la litt\u00e9rature<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0);color:#8b0d0d\" class=\"has-inline-color\"><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/publications\/index.html\">Sur le site de  l&rsquo;Acad\u00e9mie: pr\u00e9sentation du programme \u00e9ditorial:<\/a><\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019Acad\u00e9mie royale de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aises poss\u00e8de un catalogue de plus de 200 titres. Il est constitu\u00e9 d\u2019\u0153uvres in\u00e9dites ou r\u00e9\u00e9dit\u00e9es d\u2019auteurs belges et d\u2019\u00e9tudes de critique et d\u2019histoire litt\u00e9raires. Un des premiers ouvrages \u00e9dit\u00e9s, toujours disponible, est un essai que Robert Vivier consacra \u00e0 L\u2019originalit\u00e9 de Baudelaire en 1926 et que l&rsquo;ARLLFB r\u00e9imprima maintes fois. En 1990, Jean Tordeur, alors Secr\u00e9taire perp\u00e9tuel, eut \u00e0 c\u0153ur de cr\u00e9er une collection de poche. Une petite cinquantaine d\u2019ouvrages ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s sous ce format. Les premiers, parus en 1990, sont Passage \u00e0 Kiew de Marcel Thiry, L\u2019affaire De Coster-Van Sprang de Raymond Trousson, Po\u00e8mes choisis d\u2019Anne-Marie Kegels et Po\u00e8mes choisis de Louis-Philippe Kammans. Les derniers parus sont Pr\u00e9sence au monde. Essai sur la po\u00e9tique de Georges Thin\u00e8s, de Val\u00e9rie Catelain (2016), et Jacques Crickillon. La litt\u00e9rature en instance d\u2019oubli, d\u2019\u00c9ric Brogniet (2017). Depuis une bonne quinzaine d\u2019ann\u00e9es, l\u2019ARLLFB s\u2019associe fr\u00e9quemment \u00e0 des \u00e9diteurs belges et fran\u00e7ais pour mener son activit\u00e9 d\u2019\u00e9dition. R\u00e9cemment, elle a lanc\u00e9 une nouvelle collection de coffrets r\u00e9unissant des r\u00e9\u00e9ditions de romans d\u2019auteurs belges. Trois coffrets ont d\u00e9j\u00e0 paru : le premier est consacr\u00e9 \u00e0 Marie-Th\u00e9r\u00e8se Bodart et le deuxi\u00e8me \u00e0 Jean Muno. Un troisi\u00e8me coffret reprend la trilogie animali\u00e8re de Robert Goffin : Le Roman des anguilles, Le Roman des rats et Le Roman de l&rsquo;araign\u00e9e. D\u00e8s 2007, l&rsquo;ARLLFB entreprenait l&rsquo;\u00e9dition de livres sous forme \u00e9lectronique. Six e-livres sont parus \u00e0 ce jour : Souvenirs de Babel, un essai in\u00e9dit de Daniel Droixhe, 1920-1995 : un espace temps litt\u00e9raire, nouvelle \u00e9dition d&rsquo;un ouvrage paru \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie en 1995, Icare laboureur, le journal in\u00e9dit de Marcel Lobet, L\u2019Esprit des journaux, un p\u00e9riodique europ\u00e9en au XVIIIe si\u00e8cle, nouvelle \u00e9dition des actes d\u2019un colloque organis\u00e9 par Daniel Droixhe, la Bibliographie des fr\u00e8res Rosny et Style et archa\u00efsme dans la L\u00e9gende d\u2019Ulenspiegel, une \u00e9dition revue et augment\u00e9e de la th\u00e8se de Jean-Marie Klinkenberg parue en 1973. En 2019, l\u2019ARLLFB a repris \u00e0 son compte l\u2019\u00e9dition et la diffusion des Cahiers Simenon.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"https:\/\/youtu.be\/yS0IzJ_wvts?si=AtByH9cSDzQ4jafa\">En video, une pr\u00e9sentation par Yves Namur et Michel Trousson<\/a><\/strong> du p\u00f4le \u00e9ditorial de l&rsquo;Acad\u00e9mie, dirig\u00e9 aujourd&rsquo;hui par Emilie Hamoir.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"578\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-1024x578.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5381\" style=\"width:443px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-1024x578.png 1024w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-300x169.png 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-768x434.png 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-200x113.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13-690x390.png 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Capture-decran-2024-06-02-a-08.47.13.png 1259w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est en 1977 que parurent pour la premi\u00e8re fois les N\u00e9crologies de Pierre Mertens aux Editions Jacques Antoine dont Jean-Luc&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-5380","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5380"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5387,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5380\/revisions\/5387"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}