{"id":5131,"date":"2023-06-21T11:03:18","date_gmt":"2023-06-21T09:03:18","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5131"},"modified":"2023-06-21T11:03:19","modified_gmt":"2023-06-21T09:03:19","slug":"la-nuit-amere-yves-namur-publie-chez-arfuyen-un-troisieme-livre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=5131","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La nuit am\u00e8re\u00a0\u00bb: Yves Namur publie chez Arfuyen un troisi\u00e8me livre."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Un po\u00e8te qui me tend la main\u2026<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On imagine une forme de bonheur au c\u0153ur du po\u00e8te Yves Namur lorsqu\u2019il publie sous l\u2019enseigne <a href=\"https:\/\/editionsarfuyen.com\/\">d\u2019Arfuyen ce qui constitue le 254<sup>e<\/sup> volume d\u2019une collection vou\u00e9e depuis 1975<\/a> (un demi-si\u00e8cle bient\u00f4t) aux litt\u00e9ratures francophones et \u00e9trang\u00e8res. Cette internationale de la po\u00e9sie, dans l\u2019espace et le temps inclut des traductions mais aussi des parutions bilingues. Elle s\u2019inscrivent dans des \u00ab\u00a0domaines\u00a0\u00bb dont l\u2019\u00e9num\u00e9ration est une stimulante \u00e9mulation\u00a0: allemand, alsacien, anglophone, arabe\/persan\/turc, espagnol\/portugais\/,italien, japonais\/chinois, grec\/latin mais aussi ces \u00ab\u00a0autres domaines\u00a0\u00bb o\u00f9 paraissent les \u0153uvres de Etty Hillesum,\u00a0 N\u03b5zahualcoyotl, Rabbi Tsaddoq\u2026) mais aussi \u00e0 la biographie d\u2019\u00e9crivains par la collection anthologique des maximes de vie d\u2019\u00e9crivains comme\u00a0 XXX. Comme on le d\u00e9couvre sur le site de la maison d\u2019\u00e9dition cr\u00e9\u00e9e par G\u00e9rard Pfister,\u00a0 \u00ab\u00a0Arfuyen n\u2019a jamais voulu s\u2019enfermer dans une esth\u00e9tique ni dans une doctrine. Arfuyen est un lieu, une place ouverte, un refuge quand menacent les hautes eaux. C\u2019est le nom d\u2019une montagne, \u00e0 Malauc\u00e8ne, face au Mont Ventoux, o\u00f9 se trouvait la bergerie qui servit longtemps de si\u00e8ge aux \u00c9ditions.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un article (de la revue <em>\u00c9tudes<\/em>, n\u00b0 4250, juin 2018) le cr\u00e9ateur de la maison raconte&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans cette terre qui portait le souvenir de troubadours (\u2026) vivaient alors des \u00e9crivains et des po\u00e8tes que nous admirions : Philippe Jaccottet \u00e0 Grignan, Ren\u00e9 Char \u00e0 l\u2019Isle-sur-la-Sorgue, Henri Bosco \u00e0 Lourmarin, Paul de Roux \u00e0 Fontaine-de-Vaucluse, Pierre Seghers \u00e0 Murs-de-Sault, Jean Tortel \u00e0 Avignon. Ce lieu \u00e9tait comme une petite Toscane, un paradis de la litt\u00e9rature, et le d\u00e9sir nous est venu de le c\u00e9l\u00e9brer et peut-\u00eatre de comprendre pourquoi. Qu\u2019est-ce qui fait la force d\u2019un lieu ? Ce n\u2019est pas seulement la beaut\u00e9 : il en est de magnifiques qui n\u2019ont jamais suscit\u00e9 de grandes \u0153uvres. C\u2019est autre chose, d\u2019\u00e9vident et de myst\u00e9rieux.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/editionsarfuyen.com\/\">Aujourd\u2019hui, les Editions Arfuyen se sont install\u00e9es en Alsace, dans un lieu o\u00f9 l\u2019\u00e9merveillement est identique, pr\u00e8s du Lac Noir, \u00e0 Orbey, dans les Hautes-Vosges alsaciennes.<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Capture-decran-2023-06-21-a-11.00.39.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5132\" width=\"264\" height=\"484\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Capture-decran-2023-06-21-a-11.00.39.png 359w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Capture-decran-2023-06-21-a-11.00.39-164x300.png 164w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Capture-decran-2023-06-21-a-11.00.39-200x367.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Yves Namur y a publi\u00e9, avant <em>La nuit am\u00e8re<\/em> , un recueil de po\u00e9sie <em>Dis-moi quelque chose (2021)<\/em> et un recueil de textes de Maurice Maeterlinck qu\u2019il pr\u00e9c\u00e8de d\u2019un bref essai consacr\u00e9 au Prix Nobel de litt\u00e9rature, <em>Ainsi parlait Maeterlinck<\/em> (2021).<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>La nuit am\u00e8re<\/strong> <\/em>r\u00e9unit dix ensembles\/ Certains sont \u00ab\u00a0d\u00e9di\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 un \u00e9crivain par l\u2019\u00e9pigraphe (Celan, Roberto Juarroz, Salah St\u00e9ti\u00e9\u2026) ou la d\u00e9dicace du titre (<em>Voyelles pour Anise (<\/em>Koltz<em>)<\/em>). Les autres sources ou circonstances ayant inspir\u00e9 le po\u00e8te doivent se trouver dans les remerciements qu\u2019il adresse aux plasticiens dont les images ont inspir\u00e9 ou accompagn\u00e9 l\u2019\u00e9criture (Jean-Luc Herman, Wanda Mihuleac, Serge Chamchinov, Robert Lobet, Jean-Marc Brunet). Deux autres ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s \u00ab\u00a0en pensant \u00e0\u00a0\u00bb telle ou telle \u0153uvre (Gaspard Hons ou Roger Munier). Certains enfin contiennent des emprunts de titres transform\u00e9s en vers (B\u00e9atrice Libert, V\u00e9nus Khoury-Ghata)<\/p>\n\n\n\n<p>Situer ainsi <em>La nuit am\u00e8re<\/em> dans la maison d&rsquo;\u00e9dition qui l\u2019abrite mais aussi dans les liens nou\u00e9s avec le monde et l\u2019histoire litt\u00e9raires permet de caract\u00e9riser la d\u00e9marche po\u00e9tique de Namur.\u00a0 L\u2019\u00e9criture est l\u2019aboutissement d\u2019une plong\u00e9e au sein d\u2019un\u00a0 r\u00e9seau d\u2019affinit\u00e9s. Chez lui, dans la vie comme dans l\u2019\u00e9criture, &#8211; \u00e0 l\u2019image de l\u2019art de la m\u00e9decine dont il a \u00e9t\u00e9 praticien au quotidien, de l\u2019\u00e9dition o\u00f9 il est\u00a0 infatigable d\u00e9couvreur ou de son implication dans les obligations acad\u00e9miques &#8211;\u00a0 rien ne se cr\u00e9e hors de la relation au monde. C\u2019est \u00e0 dire \u00e0 l\u2019autre. C\u2019est \u00e0 dire encore \u00e0 l\u2019\u00e2me d\u00e9voil\u00e9e par le corps auscult\u00e9, par le dessin, la gravure, la peinture contempl\u00e9s ou enfin, par la lecture in\u00e9puisable des textes issus du plus lointain ou du plus proche. <em>\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;En pla\u00e7ant ces dix ensembles po\u00e9tiques sous les parrainages identifi\u00e9s plus haut, Namur nous invite \u00e0 aller leur rendre visite, \u00e0 identifier les r\u00e9f\u00e9rences qu\u2019il y a trouv\u00e9, \u00e0 nous laisser porter, au del\u00e0 de l\u2019amertume de la nuit, dans la lumi\u00e8re dont ils nous irradient.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi nous y convie le premier ensemble, <em>Creuse-nous.<\/em> \u00c9crit \u00ab\u00a0avec un livre de Paul Celan sous le bras\u00a0\u00bb, <em>\u00a0<\/em>le rythme incantatoire de ces po\u00e8mes hante longtemps apr\u00e8s la lecture.\u00a0 On la recommence en psalmodiant pour mieux aller, port\u00e9 par la voix sourde et le phras\u00e9 sombre, <em>Jusqu\u2019o\u00f9 le c\u0153ur des obscurs est all\u00e9 un jour.<\/em> Il y a dans ces pages le deuil, l\u2019absence, les supplices, la naus\u00e9e menant la vision du po\u00e8te aux confins, l\u00e0 o\u00f9 <em>(\u2026) le doigt venu du c\u00e9leste\/(\u2026) per\u00e7ait les \u00e2mes errantes\/ Dans la Reichskritallnacht.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le chant des mains est plac\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide du po\u00e8te argentin Roberto Juarroz&nbsp; et sa <em>Douzi\u00e8me Po\u00e9sie verticale. <\/em>Celui qui avait exprim\u00e9 le v\u0153u de parvenir \u00e0 \u00ab&nbsp;dessiner les pens\u00e9es comme une branche se dessine sur le ciel&nbsp;\u00bb (et dont on peut lire la po\u00e9sie dans les traductions notamment de Fernand Verhesen), inspire \u00e0 Yves Namur un ballet po\u00e9tique dont les mouvements expriment l\u2019attente, l\u2019impossible amour, le flamboiement des c\u0153urs mais aussi la d\u00e9solation&nbsp;: <em>Dis-moi,\/pourquoi tant de d\u00e9solation\/ Au creux de mes mains ouvertes&nbsp;?<\/em>. D\u00e9di\u00e9 \u00e0 la compagne de l\u2019\u00e9crivain, le po\u00e8me c\u00e9l\u00e8bre les mains \u00ab&nbsp;ces oiseaux de l\u2019\u00e2me&nbsp;\u00bb en les pla\u00e7ant (&nbsp;\u2026) <em>tout simplement l\u00e0,\/ Tout au bord du po\u00e8me que j\u2019\u00e9cris maintenant (\u2026)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les mains c\u00e8dent la place ensuite \u00e0 <em>Quinze traces \u00e0 peine visibles<\/em>. Pour mieux les \u00e9voquer, Namur \u00e0 l\u2019\u00e9coute toujours de celles et ceux qui l\u2019inspirent, \u00e9voque ce placement inattendu des traces&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Hors de la pens\u00e9e&nbsp;\u00bb,\/dit un po\u00e8te qui me tend la main. <\/em>A cette fraternit\u00e9 survenue en lien avec les po\u00e8mes du chant des mains, succ\u00e8de la gravit\u00e9 dont le po\u00e8te n\u2019est jamais distant. Les mains encore surgissent ici, <em>de cette vie de chein errant\/sur la mis\u00e8re\/(\u2026) o\u00f9 s\u2019accrochent depuis la nuit am\u00e8re\/ Les mouches, les mains bless\u00e9es.<\/em> La mission du po\u00e8te serait-elle d\u2019exprimer <em>Ces traces \/ qui se r\u00e9pandent partout:\/ Dans l\u2019espace, dans le ciel d\u00e9nou\u00e9, Dans les po\u00e8mes.&nbsp;<\/em>?<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont les cinq sens que le po\u00e8te convoque dans l\u2019ensemble intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Les feuilles le savent bien&nbsp;\u00bb\u2026au terme de cette exploration du voir, go\u00fbter, entendre, toucher, sentir, Yves Namur ajoute le \u00ab&nbsp;parler&nbsp;\u00bb qui exige discr\u00e9tion dans le murmure, comme le po\u00e8me\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Voyelles pour Anise<\/em>, Yves Namur s\u2019essaie au \u00ab&nbsp;portrait par cinq petits tableaux&nbsp;\u00bb de la po\u00e8te luxembourgeoise Anise Koltz (qui fut laur\u00e9ate en 2018 du Prix Goncourt de la po\u00e9sie). A lire ces textes courts, on ressent cette proximit\u00e9 intense dont se nourrit le po\u00e8te attentif aux effleurements de l\u2019\u00e9ternit\u00e9. <em>Et tu me dis:\/Regarde, l\u2019\u00e9ternit\u00e9\/ est peut-\u00eatre l\u00e0 qui marche sur nos mains\/ ouvertes comme des livres\/ Et leurs infinies fabriques du bleu.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Comme il l\u2019a fait pour les cinq sens, Namur s\u2019amuse des chiffres&nbsp; ornant les d\u00e9s et y explore la possibilit\u00e9 du <em>Sept ou la face cach\u00e9e du d\u00e9. <\/em>&nbsp;Rien que le titre de cet ensemble pourrait faire office de d\u00e9finition de la po\u00e9sie&nbsp;: interroger le cach\u00e9, le possible, le r\u00eav\u00e9 .<\/p>\n\n\n\n<p>Le po\u00e8me est au c\u0153ur de deux des trois derniers ensembles du livre&nbsp;: <em>Des po\u00e8mes que les oiseaux ont bus <\/em>&nbsp;et <em>Des po\u00e8mes \u00e9mi\u00e9tt\u00e9s. <\/em>L\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, la m\u00e9moire, <em>l\u2019insouciance du temps<\/em>, la mort, la douleur reviennent hanter la main du po\u00e8te dans les envols qu\u2019il d\u00e9pose sur la feuille. Il n\u2019est pas dupe&nbsp;: <em>Un jour ou l\u2019autre, Il faudra bien abandonner le po\u00e8me. \/Le laisser vivre \u00e0 sa guise, o\u00f9 il le souhaite et avec qui il l\u2019entend:\/ Avec les fleurs, les ronces\/Ou le malheur des gens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dispos\u00e9 en avant derni\u00e8re position, un texte \u00e9crit \u00ab&nbsp;A la m\u00e9moire de Marc Wilmet disparu hier&nbsp;\u00bb,&nbsp; interroge avec une lucidit\u00e9 lumineuse l\u2019effacement des traces que laissent une vie, une \u0153uvre, une amiti\u00e9, <em>ce qu\u2019on laisse au-dessus\/de la terre noire\/<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La date de ce po\u00e8me, 11 novembre 2018, &nbsp;centenaire de l\u2019armistice , orne singuli\u00e8rement cette <em>\u00ab&nbsp;(\u2026) trace qui scintille maintenant dans le vide<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux<\/strong>, le 21 juin 2023 <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>La nuit am\u00e8re, <\/em>Yves Namur, <a href=\"https:\/\/editionsarfuyen.com\/\">Editions Arfuyen<\/a>, 2023,\u00a0 ISBN 978-2-845-90351-7, 116 pages, 14\u20ac<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un po\u00e8te qui me tend la main\u2026 On imagine une forme de bonheur au c\u0153ur du po\u00e8te Yves Namur lorsqu\u2019il&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,3],"tags":[],"class_list":["post-5131","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5131","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5131"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5131\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5134,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5131\/revisions\/5134"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}