{"id":4902,"date":"2022-10-22T19:08:49","date_gmt":"2022-10-22T17:08:49","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4902"},"modified":"2022-10-22T19:08:50","modified_gmt":"2022-10-22T17:08:50","slug":"jean-qui-vole-de-francoise-houdart-un-recit-singulier-conjugue-au-mode-universel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4902","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Jean-qui-vole\u00a0\u00bb de Fran\u00e7oise Houdart, un r\u00e9cit singulier conjugu\u00e9 au mode universel."},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Moi j&rsquo;ai jamais dit <em>maman<\/em> \u00e0 personne\u00a0\u00bb, s&rsquo;exclame \u00ab\u00a0Petit Jean\u00a0\u00bb dont <strong><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fran%C3%A7oise_Houdart\">Fran\u00e7oise Houdart <\/a><\/strong>nous donne ici le r\u00e9cit d&rsquo;une enfance orpheline, celle de Jean, enfant du Borinage (le terreau romanesque de pr\u00e9dilection de la romanci\u00e8re d&rsquo;Elouges), dont la m\u00e8re, Florida, d\u00e9c\u00e9da cinq semaines apr\u00e8s  l&rsquo;accouchement. Le papa, Adolphe confia l&rsquo;enfant \u00e0 ses grands parents, Hortense et Maximilien. Ceux-ci furent bien vite d\u00e9pass\u00e9s. Adolphe se r\u00e9solut alors \u00e0 laisser l&rsquo;enfant \u00e0 son fr\u00e8re Louis et \u00e0 sa femme Pauline, \u00ab\u00a0parrain\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Matante\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-22-a-19.00.51.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4911\" width=\"284\" height=\"467\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-22-a-19.00.51.png 419w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-22-a-19.00.51-182x300.png 182w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-22-a-19.00.51-200x329.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 284px) 100vw, 284px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici le point de d\u00e9part de<a href=\"http:\/\/www.editions-audace.be\/index.html?fbclid=IwAR2CnHZMBA7Bmg9X8dFO0vzZ4NshMaMBmJyRDqYRTQd6CBvNDuFTnYb1z5o\"> <em>Jean-qui-vole <\/em> paru aux \u00e9ditions AUDACE\/La roulotte th\u00e9\u00e2trale<\/a> , un r\u00e9cit \u00e9crit pendant le confinement \u00e0 partir des conversations dont Fran\u00e7oise Houdart et son mari (celui qui devient \u00ab\u00a0Jean qui vole\u00a0\u00bb dans cette fausse fiction) nourrissent les promenades qu&rsquo;ils effectuent pendant la pand\u00e9mie. On imagine que ces instants se nourrissent des souvenirs, racont\u00e9s souvent, mais aussi des lieux travers\u00e9s lors de la promenade, de cette atmosph\u00e8re oppressante et anxiog\u00e8ne des journ\u00e9es, des semaines, des mois scand\u00e9s par les statistiques fun\u00e8bres. Le moment est venu de \u00ab\u00a0raconter\u00a0\u00bb cette histoire, pour la transmettre aux g\u00e9n\u00e9rations qui sont n\u00e9es du couple, mais aussi pour rendre hommage \u00e0 la m\u00e9moire de \u00ab\u00a0Matante\u00a0\u00bb devenue une vraie \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb, m\u00eame si jamais nomm\u00e9e. Fran\u00e7oise Houdart est romanci\u00e8re du Borinage. Elle a l&rsquo;art de plonger le lecteur dans ces paysages miniers, ces ruelles de coron, ces courettes et ces caf\u00e9s dont elle collectionne les tableaux qu&rsquo;en faisait, un si\u00e8cle plus t\u00f4t, Victor Regnart le peintre auquel elle avait consacr\u00e9 un roman puissant et fort, <em>Les profonds chemins<\/em> (laur\u00e9at du prestigieux prix Charles Plisnier). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fran\u00e7oise Houdart est romanci\u00e8re mais aussi po\u00e8te et dramaturge. Elle sait comment articuler les personnages aux \u00e9motions, les \u00e9motions aux phrases qui viennent accrocher dans le coeur du lecteur ces instants de gr\u00e2ce qui nous bouleversent. Elle sait donner un style \u00e0  cette narration qui \u00e9chappe au r\u00e9cit de vie de quelqu&rsquo;un pour devenir simplement une histoire, faite d&rsquo;enfants, de femmes et d&rsquo;hommes qui transcendent leur destin pour que nous les reconnaissions comme nos proches, parce qu&rsquo;ils sont simplement humains. Et puis l&rsquo;art de la romanci\u00e8re est d&rsquo;avoir choisi un point de vue, une narratrice exceptionnelle dans tous les sens du terme. Nous ne dirons pas ici qui elle est. Simplement qu&rsquo;elle fut le t\u00e9moin id\u00e9al d&rsquo;une vie qui nous est ici cont\u00e9e avec sensibilit\u00e9, \u00e9motion, humour et tendresse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec ce r\u00e9cit, Fran\u00e7oise Houdart d\u00e9montre une nouvelle fois combien elle ma\u00eetrise cet art romanesque qui lui valut de nombreuses distinctions litt\u00e9raires et un public fid\u00e8le, attentif \u00e0 chacune de ses nouvelles publications. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jean Jauniaux, le 22 octobre 2022<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/Les-profonds-chemins-de-Francoise\">Nous avions rencontr\u00e9 Fran\u00e7oise Houdart \u00e0 la parution de son roman <strong><em>Les profonds chemins<\/em> <\/strong>parus aux Editions Luce Wilquin.<\/a> Son interview radio y est toujours disponible. L&rsquo;occasion est donn\u00e9e ici de souhaiter que ce roman consacr\u00e9 \u00e0 Victor Regnart soit un jour \u00e0 nouveau \u00e9dit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici un extrait de la recension que nous \u00e9crivions alors: <em>\u00ab\u00a0Fran\u00e7oise Houdart utilise toutes les ressources de la fiction pour nous emmener dans la vie mais aussi dans l\u2019inspiration du peintre, pour envisager les hypoth\u00e8ses les plus plausibles concernant la part secr\u00e8te de sa vie\u00a0: un s\u00e9jour \u00e0 Paris \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 s\u2019y trouvaient aussi Picasso et Hemingway, un deuxi\u00e8me Prix de Rome qu\u2019il n\u2019a pas exploit\u00e9 pour partir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (quelles raisons l\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 rester dans ce petit village minier d\u2019Elouges\u00a0?), son amour et son mariage avec sa cousine germaine Marie (mariage qui impliquait de ne jamais avoir d\u2019enfant), son obstination \u00e0 peindre les \u00ab\u00a0courettes\u00a0\u00bb auxquelles son oeuvre est exclusivement rattach\u00e9e dans l\u2019esprit des critiques (qui escamotent ainsi tout sa production de nus, de paysages, de natures mortes&#8230;)\u00a0? Ce sont tous ces chemins-l\u00e0 que la romanci\u00e8re va explorer. Elle m\u00e8ne l\u2019enqu\u00eate en convoquant les t\u00e9moignages posthumes des mod\u00e8les auxquels elle donne la parole, en invitant m\u00eame Victor Regnart \u00e0 s\u2019expliquer. Au bout de ce livre, qui se lit d\u2019une traite, vous envahit la sensation que seuls cr\u00e9ent les grands romans\u00a0: celle d\u2019entrer dans un univers issu \u00e0 la fois du r\u00e9el et de l\u2019imaginaire, des paysages et de l\u2019\u00e9criture, de la vie et du style.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Moi j&rsquo;ai jamais dit maman \u00e0 personne\u00a0\u00bb, s&rsquo;exclame \u00ab\u00a0Petit Jean\u00a0\u00bb dont Fran\u00e7oise Houdart nous donne ici le r\u00e9cit d&rsquo;une enfance&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4902","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4902","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4902"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4902\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4913,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4902\/revisions\/4913"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4902"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4902"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4902"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}