{"id":4838,"date":"2022-07-12T12:40:11","date_gmt":"2022-07-12T10:40:11","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4838"},"modified":"2022-07-15T11:45:06","modified_gmt":"2022-07-15T09:45:06","slug":"la-lecture-silencieuse-deric-brogniet-indispensable-et-magistrale-exploration-de-la-formulation-poetique-du-monde-un-essai-appele-a-devenir-une-reference-incontournable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4838","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La lecture silencieuse\u00a0\u00bb d&rsquo;Eric Brogniet, indispensable et magistrale exploration de la formulation po\u00e9tique du monde. Un essai appel\u00e9 \u00e0 devenir une r\u00e9f\u00e9rence incontournable."},"content":{"rendered":"\n<p>On ne saluera jamais assez, au sein de la communaut\u00e9 des lettres belges francophones, les po\u00e8tes qui sont aussi les \u00e9diteurs des recueils des autres, cr\u00e9ant des maisons d\u2019\u00e9dition devenues des r\u00e9f\u00e9rences dans l\u2019ensemble de la francophonie <em><u>(<\/u><\/em><a href=\"https:\/\/editeurssinguliers.be\/editeur\/taillis-pre\/\">Yves Namur et<em> Le Taillis Pr\u00e9<\/em><\/a><em>,<\/em> <a href=\"https:\/\/editionstraverse.over-blog.com\">Daniel Simon et <em>Traverse<\/em><\/a><em>, <\/em><a href=\"https:\/\/www.maelstromreevolution.org\">David Gianoni et<em> Maelstr\u00f6m<\/em><\/a> , <a href=\"https:\/\/lecormier.net\">Pierre- Yves Soucy et <em>Le Cormier <\/em>cr\u00e9\u00e9 par Fernand Verhesen \u00e0 l&rsquo;aube des ann\u00e9es 50<\/a> ne sont que quelques exemples parmi bien d\u2019autres)<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres sont des lecteurs attentifs et des promoteurs de l\u2019\u0153uvre de leurs pairs, en les mettant en lumi\u00e8re  lors de r\u00e9citals et festivals, en les invitant lors de rencontres litt\u00e9raires, ou, &#8211; comme c\u2019est le cas ici d\u2019<strong><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/\u00c9ric_Brogniet\">Eric Brogniet<\/a><\/strong> avec cette magistrale <em>Lecture silencieuse<\/em>,-  en leur consacrant un essai dont la publication projette sur les \u0153uvres \u00e9voqu\u00e9es une lumi\u00e8re \u00e9rudite et stimulante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4840\" width=\"400\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-300x225.jpg 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-768x576.jpg 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-200x150.jpg 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-690x518.jpg 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie-1320x990.jpg 1320w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/couverture-lecture-silencieuse-IMG_7824-copie.jpg 2016w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Voici une somme. A la fois sensible, \u00e9rudite, intelligente et intelligible, d\u2019une \u00e9criture qui transporte le lecteur dans un ravissement comparable \u00e0 celui de l\u2019explorateur de mondes nouveaux, <em>La lecture silencieuse <\/em>du po\u00e8te, essayiste et acad\u00e9micien Eric Brogniet m\u00e9rite tous les \u00e9loges. Formons d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 le v\u0153u que l\u2019ouvrage de plus de 400 pages, paru aux Editions de l\u2019Acad\u00e9mie royale de langue et litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique, trouvera un large public rendu sensible aux qualit\u00e9s du livre par les \u00e9chos qu\u2019il devrait faire r\u00e9sonner dans la presse et les m\u00e9dias. Il y a l\u00e0, racont\u00e9 par un po\u00e8te, un plaidoyer enflamm\u00e9 pour \u00ab&nbsp;la po\u00e9sie et son \u00e9nigme&nbsp;\u00bb, titre du chapitre d\u2019ouverture de l\u2019ouvrage, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un prologue intitul\u00e9 on ne peut plus explicitement \u00ab&nbsp;L\u2019homme , ce r\u00eaveur\u2026&nbsp;\u00bb Ces deux entr\u00e9es nous seront au fil de la lecture comme des balises nous guidant entre ces deux p\u00f4les&nbsp;: la nature de l\u2019homme et le myst\u00e8re de sa perception et formulation du r\u00e9el.&nbsp; Brogniet trace ces deux trajectoires et nous y emm\u00e8ne en po\u00e8te sensible et en lettr\u00e9 \u00e9rudit.<\/p>\n\n\n\n<p>En po\u00e8te&nbsp;: nul autre qu\u2019un praticien du langage po\u00e9tique, ne peut mieux identifier et utiliser pour un tel voyage le langage appropri\u00e9, celui qui donne \u00e0 ressentir autant qu\u2019\u00e0 comprendre, &#8211; si tant est que la compr\u00e9hension soit en ce domaine envisageable au sens habituel du terme. Le mot s\u2019entend ici davantage dans le sens \u00e9tymologique, \u00ab&nbsp;&nbsp;prendre avec soi&nbsp;\u00bb plut\u00f4t que celui de \u00ab&nbsp;trouver signification&nbsp;\u00bb. Car il y a dans la po\u00e9sie, cette dimension qui rechignera toujours \u00e0 l\u2019appr\u00e9hension savante. Philippe Lekeuche, d\u00e8s l\u2019\u00e9pigraphe du volume, nous le dit avec fulgurance&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a toujours un myst\u00e8re \u00e9clairant dans le po\u00e8me authentique&nbsp;\u00bb.C\u2019est \u00e0 l\u2019assaut de ce \u00ab&nbsp;myst\u00e8re \u00e9clairant&nbsp;\u00bbcomme d\u2019une montagne que Brogniet nous guide par de multiples chemins.<\/p>\n\n\n\n<p>En lettr\u00e9&nbsp;: on sait de Brogniet qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 \u00e9diteur de po\u00e9sie, cr\u00e9ateur de revue (<em>Sources<\/em>), mais aussi essayiste remarqu\u00e9, abordant par exemple, dans une monographie lumineuse (parue nagu\u00e8re chez Luce Wilquin) , l\u2019\u0153uvre d\u2019un \u00e9crivain aussi complexe que Jean-Louis Lippert (alias Anatole Atlas). Il y revient d\u2019ailleurs ici, dans <em>La<\/em> <em>lecture silencieuse<\/em> en quelques pages irradiantes consacr\u00e9es \u00e0 cet auteur que Jacques De Decker n\u2019avait de cesse de soutenir.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en \u00e9rudit, mais aussi en lecteur compulsif, qu\u2019il \u00e9voquera &#8211; en courts chapitres que l\u2019on a aim\u00e9 parcourir une premi\u00e8re fois dans le d\u00e9sordre, avant d\u2019y revenir attentivement \u2013  confr\u00e8res et consoeurs de Belgique (et quelques uns d\u2019ailleurs)- que nous ne pouvons tous citer ici&nbsp;: Andr\u00e9 Schmitz, <strong><a href=\"https:\/\/www.arllfb.be\/ebibliotheque\/discoursreception\/jones20102012.pdf\">Philippe Jones (- qui prononcera le discours de r\u00e9ception d\u2019Eric Brogniet \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie)<\/a><\/strong>, Henri Michaux, Christian Hubin, Liliane Wouters, Alain Bosquet, Jacques Crickillon, Gaspard Hons, et bien d&rsquo;autres encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous ne pouvons tous les citer, invitant ainsi les lecteurs de cette recension \u00e0 aller \u00e0 leur rencontre par le biais de ce que nous en dit Brogniet. Il ne faudrait pas ici omettre les \u00e9clairantes pages d\u2019ouverture, d\u00e9ployant comme une carte sur la table du lecteur, les grandes lignes du voyage. Ainsi un passionnant chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la revue <em>Fontaine<\/em> et \u00e0 Max-Pol Fouchet, un autre consacr\u00e9 \u00e0 Armand Robin et un troisi\u00e8me \u00e0 Herman Hesse. Ces trois chapitres \u00e9voquent, entre autres, la n\u00e9cessit\u00e9 de la po\u00e9sie comme affrontement du r\u00e9el&nbsp; et qu\u00eate de soi au sein de celui-ci, convoquant Ren\u00e9 Char dont ce fragment parut dans la revue <em>Fontaine&nbsp;: \u00ab&nbsp;<\/em>Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne m\u00e9rite ni \u00e9gard ni patience.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est bien s\u00fbr pas question ici de \u00ab&nbsp;rendre compte&nbsp;\u00bb de ce livre-biblioth\u00e8que&nbsp;, mais bien d\u2019inviter \u00e0 y entrer le lecteur de cette recension. Chaque chapitre, chaque nom, chaque note invitent \u00e0 aller y voir de plus pr\u00e8s, \u00e0 feuilleter tel ou tel ouvrage (sur les multiples sites qui sur internet nous en donnent la possibilit\u00e9), \u00e0 rechercher dans sa propre biblioth\u00e8que tel ouvrage dont la lecture de Brogniet invite \u00e0 l\u2019ouvrir \u00e0 nouveau et \u00e0 le red\u00e9couvrir. Et puis, il y&nbsp; celles et ceux que nous ne connaissions pas\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre <em>Le livre d\u2019o\u00f9 je viens<\/em> cl\u00f4t cet ouvrage par une m\u00e9ditation plus intime de l\u2019auteur. Au d\u00e9tour d\u2019\u00e9vocations br\u00e8ves (Michaux, Rimbaud, la G\u00e9n\u00e8se, Ren\u00e9 Char encore\u2026et bien d\u2019autres), r\u00e9sonne la gravit\u00e9 du constat de vertige et de solitude&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le po\u00e8te, vou\u00e9 \u00e0 la plus extr\u00eame des solitudes, doit pouvoir tuer tout <em>discours<\/em>, d\u00e9truire tout \u00e9cran entre lui-m\u00eame, le r\u00e9el et sa r\u00e9alit\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re phrase du livre r\u00e9sonne en \u00e9cho aux premi\u00e8res, \u00e9voquant un jardin \u00e9d\u00e9nique, l\u2019arbre qui fut pour l\u2019enfant le r\u00e9v\u00e9lateur du myst\u00e8re de la formulation po\u00e9tique&nbsp;: \u00ab&nbsp;le livre d\u2019o\u00f9 je viens est un arbre dans le jardin de ma vie.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques lignes plus t\u00f4t, le po\u00e8te-essayiste&nbsp; tente une investigation analytique de sa propre d\u00e9marche po\u00e9tique. Ce court paragraphe \u00e9tablit en quelques images lumineuses, la gen\u00e8se de la po\u00e9sie, celle de Brogniet ou des po\u00e8tes dont ici, il nous invite \u00e0 approcher l\u2019\u00e9nigme :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le livre d\u2019o\u00f9 je viens est un jardin : saison apr\u00e8s saison, il abrite l\u2019arbre du monde, qui m\u00fbrit lentement ses bourgeons ; ses feuilles ne sont encore que brouillons avant de r\u00e9v\u00e9ler leurs clarifiantes architectures, avant de d\u00e9couper des images dans le ciel et des ombres sur la terre ; il donne parfois du fruit, avant de br\u00fbler de tout l\u2019or du soleil et du sang qui l\u2019a nourri puis de laisser choir, dans le feuille \u00e0 feuille d\u2019un murmure froiss\u00e9, sa semence tandis que s\u2019envolent les oiseaux de ses mots, avec leurs trilles et leurs tisons, et que la calligraphie de ses ramures \u00e9voque pluies et fum\u00e9es avant de se charger, du gel et de l\u2019eau cristallis\u00e9e, des joailleries\u2026&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Y a-t-il aussi dans ce livre-miroir, la permanence d\u2019une solitude dont le livre serait un reflet mouvant, sensible, lumineux, dans une \u00ab&nbsp;approche de soi par les autres&nbsp;\u00bb comme, dans la d\u00e9dicace du po\u00e8te \u00e0 l\u2019auteur de ces lignes, Brogniet semble en indiquer l\u2019hypoth\u00e8se&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>En&nbsp; philosophie la question est plus importante que la r\u00e9ponse. En po\u00e9sie, \u00e0 n\u2019en pas douter le myst\u00e8re pr\u00e9vaut.<\/p>\n\n\n\n<p>La po\u00e9sie comme point ultime et incandescent de la philosophie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux , le 12 juillet 2022.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons rencontr\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises Eric Brogniet. Les interviews sont toujours accessibles sur les sites de \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4562\">L&rsquo;ivresse des livres<\/a>\u00ab\u00a0, de \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/espacelivresedmondmorrel.blogspot.com\/search?q=Brogniet\">Livraisons<\/a>\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.espace-livres.be\/A-la-table-de-Sade-d-Eric-Brogniet\">Espace-livres<\/a>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9cemment, dans le cadre des rencontres litt\u00e9raires de la biblioth\u00e8que des Riches Claires, nous avions pu interroger Eric Brogniet sur sa perception de la po\u00e9sie, dans le cadre d&rsquo;une rencontre intitul\u00e9e <strong><a href=\"https:\/\/youtu.be\/zvlB4DkAFxE\">\u00ab\u00a0Fonction de la po\u00e9sie en temps incertains\u00a0\u00bb . Cet entretien est visible sur la cha\u00eene youtube des Rices Claires.<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"705\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-1024x705.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4848\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-1024x705.png 1024w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-300x207.png 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-768x529.png 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-200x138.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24-690x475.png 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Capture-decran-2022-07-13-a-17.14.24.png 1030w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>https:\/\/youtu.be\/zvlB4DkAFxE<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Fonction de la po\u00e9sie en temps incertains par  Eric Brogniet\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zvlB4DkAFxE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne saluera jamais assez, au sein de la communaut\u00e9 des lettres belges francophones, les po\u00e8tes qui sont aussi les&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4838","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4838","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4838"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4838\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4854,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4838\/revisions\/4854"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4838"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4838"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4838"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}