{"id":4819,"date":"2022-06-23T08:15:57","date_gmt":"2022-06-23T06:15:57","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4819"},"modified":"2022-06-23T08:15:58","modified_gmt":"2022-06-23T06:15:58","slug":"poesie-debout-le-dernier-recueil-de-colette-nys-mazure-a-main-levee-comme-une-celebration-incandescente-de-lecriture-en-poesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4819","title":{"rendered":"Po\u00e9sie debout! Le dernier recueil de Colette Nys-Mazure, \u00ab\u00a0\u00c0 main lev\u00e9e\u00a0\u00bb, comme une c\u00e9l\u00e9bration incandescente de l&rsquo;\u00e9criture en po\u00e9sie."},"content":{"rendered":"\n<p>Sous l&rsquo;enseigne de l&rsquo;\u00e9diteur <a href=\"https:\/\/www.editionsadsolem.fr\/home\">AD SOLEM<\/a>, Colette Nys- Mazure nous livre dans son dernier recueil de textes po\u00e9tiques, en vers, en prose, en toutes libert\u00e9s, neuf assemblages c\u00e9l\u00e9brant l&rsquo;\u00e9criture et d\u00e9voilant, au gr\u00e9 des moments du quotidien \u00e9voqu\u00e9s, ces sources emphatiques de son inspiration jamais prise en d\u00e9faut. Le recueil est \u00e0 para\u00eetre \u00e0 la mi-juillet de cette ann\u00e9e sous le titre <em>\u00c0 main lev\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Que ce soit le voisinage le plus proche (la boulangerie au bout de la rue), l&rsquo;attente d&rsquo;un train (on sait combien la po\u00e8te tournaisienne voyage, dans l&rsquo;espace autant que dans la r\u00eaverie, gr\u00e2ce au rail), l&rsquo;actualit\u00e9 du monde et ses exils de violence (<em>un horizon de menaces\/d&rsquo;espoir),<\/em> l&rsquo;\u00e2ge qui vient inexorable (<em>Le temps s&rsquo;\u00e9ternise\/goutte \u00e0 goutte),<\/em> et donne \u00e0 chaque instant <em>le d\u00e9sir\/d&rsquo;avaler des lamp\u00e9es de lumi\u00e8re\/l&rsquo;envie d&rsquo;apostropher le vent)<\/em>, chaque instant semble, sous la <em>main lev\u00e9e<\/em> de Nys-Mazure, une jubilation, une all\u00e9gresse, dont elle a cet art si singulier d&rsquo;en faire offrande \u00e0 chaque ligne. Mais, qu&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe, surgissent aussi au gr\u00e9 des <em>Nocturnes<\/em>, ces frayeurs n\u00e9es de l&rsquo;enfance (<em>L&rsquo;enfant que tu demeures\/implore une lueur trouant les t\u00e9n\u00e8bres\/le coeur au galop retrouverait le pas)<\/em>, qui n&rsquo;ont cess\u00e9 de hanter la grande dame des lettres et, sans doute, comme d&rsquo;une incessante r\u00e9silience, de nourrir son oeuvre, \u00e9crite \u00e0 l&rsquo;encre du coeur toujours orphelin (<em>Les loups de l&rsquo;enfance\/ n&rsquo;ont cess\u00e9 de hurler (&#8230;)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis, on ne saurait passer sous silence ce qui fait de l&rsquo;\u0153uvre de Nys-Mazure une vie en po\u00e9sie, la sienne et celle des auteurs qu&rsquo;elle ne cesse de convoquer aupr\u00e8s d&rsquo;elle, dans les amiti\u00e9s ferventes et fid\u00e8les, en \u00e9pigraphe \u00e0 l&rsquo;entame des recueils, en hommage au fronton des pages, en reconnaissance \u00e0 la porte des chapitres. Il n&rsquo;est pas un livre de la po\u00e8te qui ne soit aussi une fen\u00eatre ouverte vers la lumi\u00e8re des textes qui ne cessent de r\u00e9chauffer l&rsquo;\u00e9treinte qu&rsquo;ainsi elle leur adresse, qu&rsquo;ils soient amis proches ou souvenirs lointains, figures d&rsquo;anthologie ou anonymes. <em>\u00c0 main lev\u00e9e <\/em>ne fait pas exception \u00e0 cette fid\u00e9lit\u00e9 et reconnaissance chez celle pour qui, malgr\u00e9 l&rsquo;oeuvre accomplie au fil des d\u00e9cennies, \u00e9crire  reste un <em>brasier intime <\/em>\u00e0 traverser <em>Sans d\u00e9pit, sans d\u00e9tour ni retour.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, le 23 juin 2022<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 main lev\u00e9e<\/em>, Colette Nys-Mazure, Ad Solem Editions, 107 p., 17\u20ac, juillet 2022<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.editionsadsolem.fr\/livre\/fiche\/a-main-levee-9782372981255\">Sur le site de l&rsquo;\u00e9diteur:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Po\u00e9tesse reconnue depuis de nombreuses ann\u00e9es, Colette Nys-Mazure vit en Belgique et fait partie des jurys litt\u00e9raires, tel le prix de Ecritures &amp; Spiritualit\u00e9s. Elle est amen\u00e9e \u00e0 rencontrer les plus grands po\u00e8tes contemporains, comme Fran\u00e7ois Cheng, membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise ; auteur d&rsquo;<em>Enfin le Royaume<\/em>, chez Gallimard.Elle livre dans ce nouveau recueil le geste po\u00e9tique par excellence : celui qui permet d&rsquo;entrevoir, \u00e0 travers les choses de la vie, comment le po\u00e8te parvient \u00e0 saisir l&rsquo;ineffable et \u00e0 en donner la quintessence dans son \u00e9criture. Question d&rsquo;\u00e9quilibre de l&rsquo;inspiration entre la page blanche et le trop-plein qui ne permet plus \u00e0 la parole profonde de faire surface. Ainsi parlent les mots :<br><em>Il leur vient d&rsquo;\u00e9tranges paroles\/\u00a0ancr\u00e9es dans l&rsquo;humus\/\u00a0ils redoutent l&rsquo;ass\u00e8chement\/\u00a0autant que l&rsquo;exc\u00e8s<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous l&rsquo;enseigne de l&rsquo;\u00e9diteur AD SOLEM, Colette Nys- Mazure nous livre dans son dernier recueil de textes po\u00e9tiques, en vers,&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4819","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4819","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4819"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4819\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4824,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4819\/revisions\/4824"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4819"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4819"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4819"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}