{"id":4555,"date":"2021-12-15T18:46:23","date_gmt":"2021-12-15T17:46:23","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4555"},"modified":"2021-12-15T18:46:24","modified_gmt":"2021-12-15T17:46:24","slug":"le-septieme-cercle-le-roman-dandre-joseph-dubois-apres-le-prix-des-bibliotheques-de-la-ville-de-bruxelles-laureat-du-prix-emma-martin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4555","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le septi\u00e8me cercle\u00a0\u00bb le roman d&rsquo;Andr\u00e9-Joseph Dubois, apr\u00e8s le Prix des Biblioth\u00e8ques de la ville de Bruxelles, laur\u00e9at du Prix Emma Martin."},"content":{"rendered":"\n<p>A l&rsquo;occasion de la remise du prix Emma Martin au romancier Andr\u00e9-Joseph Dubois pour son roman \u00ab\u00a0Le septi\u00e8me cercle\u00a0\u00bb, nous publions ci-dessous la pr\u00e9sentation qu&rsquo;en a faite son \u00e9diteur Olivier Weyrich, lors de la remise d&rsquo;un autre prix \u00e0 ce m\u00eame roman, le Prix des Biblioth\u00e8ques de la ville de Bruxelles. Nous avions, quant \u00e0 nous, salu\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes reprises l&rsquo;envergure romanesque de ce livre remarquable et interview\u00e9 l&rsquo;auteur. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4557\" width=\"177\" height=\"207\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1.png 786w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1-257x300.png 257w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1-768x898.png 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1-200x234.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Capture-decran-2021-12-15-a-11.11.52-1-690x807.png 690w\" sizes=\"auto, (max-width: 177px) 100vw, 177px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1439\">Ces interviews sont toujours accessibles sur le site<\/a> de \u00ab\u00a0L&rsquo;ivresse des livres\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, le 15 d\u00e9cembre 2021<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4559\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-300x169.jpg 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-768x432.jpg 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-200x113.jpg 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-690x388.jpg 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388-1320x743.jpg 1320w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Weyrich-Dubois-Dehaye-hotel-de-viell-IMG_4388.jpg 2016w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><sup><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">L&rsquo;\u00e9diteur Olivier Weyrich, le romancier Andr\u00e9-Joseph Dubois et la directrice de la biblioth\u00e8que des Riches-Claires Marie-Ang\u00e8le Dehaye lors de la remise du prix des Biblioth\u00e8ques de la ville de Bruxelles le 17 novembre 2021 dans la Salle gothique de l&rsquo;h\u00f4tel de ville de Bruxelles (\u00a9 J. Jauniaux)<\/span><\/sup><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\"><strong>Pr\u00e9sentation du roman \u00ab\u00a0Le septi\u00e8me cercle\u00a0\u00bb par l&rsquo;\u00e9diteur Olivier Weyrich lors de la remise du Prix des Biblioth\u00e8ques de la ville de Bruxelles (17 novembre 2021).<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Andr\u00e9-Joseph Dubois est n\u00e9 \u00e0 Li\u00e8ge en 1946. Tr\u00e8s t\u00f4t la langue fran\u00e7aise le passionne, gamin, il n\u2019attendra pas qu\u2019on lui apprenne \u00e0 lire pour d\u00e9chiffrer les phylact\u00e8res des bandes dessin\u00e9es qu\u2019on lui met entre les mains\u2026 alors \u00e9crire, l\u2019envie lui est vite arriv\u00e9e. Tout logiquement, \u00e0 22 ans, il quitte l\u2019Universit\u00e9 de Li\u00e8ge avec en poche son dipl\u00f4me de philologie romane. Universit\u00e9 o\u00f9 il reviendra comme assistant p\u00e9dagogique apr\u00e8s un parcours professionnel d\u2019abord dans l\u2019enseignement secondaire puis ensuite dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie royale des Beaux-Arts exactement. En 1981, Andr\u00e9-Joseph Dubois publie son premier roman, <em>L\u2019\u0152il de la mouche<\/em> chez l\u2019\u00e9diteur Balland \u00e0 Paris. (\u2026). Son roman est alors salu\u00e9 par la presse. Andr\u00e9-Joseph sort donc de l\u2019anonymat \u00e0 trente-cinq ans avec ce premier ouvrage qui joue d\u00e9j\u00e0 de la langue et la litt\u00e9rature au travers du parcours d\u2019un fils d\u2019ouvrier cherchant \u00e0 se d\u00e9marquer de son milieu d\u2019origine par l\u2019adoption des codes culturels bourgeois sans parvenir \u00e0 s\u2019int\u00e9grer \u00e0 ce monde, dont il restera \u00e0 tout jamais \u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1983, Andr\u00e9 rompt avec le classicisme apparent de <em>L&rsquo;\u0152il de la mouche<\/em> par une \u00e9criture ostensiblement baroque ; il publie un deuxi\u00e8me roman <em>Celui qui aimait le monde<\/em>, toujours chez l\u2019\u00e9diteur Balland. Mais cette ann\u00e9e-l\u00e0, c\u2019est plut\u00f4t l\u2019indiff\u00e9rence qui sera au rendez-vous. Sans doute un brin vex\u00e9, \u00e0 tout le moins tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u, Dubois l\u2019\u00e9crivain quittera les radars pour ne r\u00e9apparaitre que vingt-neuf ans plus tard ! \u2026chez l\u2019\u00e9diteur Weyrich. (\u2026) C\u2019est Christian Libens, devenu tout r\u00e9cemment directeur de la collection <em>Plumes du Coq<\/em> avec son complice feu Alain Bertrand, qui se met \u00e0 la recherche du disparu. <em>L&rsquo;\u0152il de la mouche<\/em> est rest\u00e9 un souvenir vif dans l\u2019esprit de Libens, le passionn\u00e9. Il d\u00e9busque Dubois alors qu\u2019il s\u2019envole pour le Br\u00e9sil. Surpris, h\u00e9sitant, Andr\u00e9-Joseph, sans doute curieux, finit par accepter une rencontre \u00e0 son retour en Belgique quelques semaines plus tard. Libens a vu juste, son flair ne l\u2019a pas tromp\u00e9 : Andr\u00e9-Joseph Dubois est rest\u00e9 silencieux mais n\u2019a jamais cess\u00e9 d\u2019\u00e9crire. Avec habilit\u00e9 et tact, le duo Libens-Bertrand parvient \u00e0 sortir un premier roman des tiroirs d\u2019Andr\u00e9-Joseph Dubois.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc en 2012 que parait son troisi\u00e8me roman, <em>Les Ann\u00e9es plastique<\/em>, chez Weyrich cette fois ! Un roman vif et caustique sur l\u2019\u00e9ternelle com\u00e9die de vivre. Ces <em>Ann\u00e9es plastique<\/em>, celles des ann\u00e9es soixante, ont la forme d\u2019un monde neuf o\u00f9 les s\u00e9ductions de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation le disputent aux \u00e9lans de l\u2019engagement tiers-mondiste, f\u00e9ministe ou structuraliste. Ce nouveau roman dresse le portrait \u00e0 la fois dr\u00f4le et tendre de la g\u00e9n\u00e9ration d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 tout semblait permis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le style de Dubois se confirme. Il fera de l\u2019humour britannique un style qui le caract\u00e9rise. Il devient ma\u00eetre de l\u2019absurde et de l\u2019autod\u00e9rision. Il excelle m\u00eame en 2017 dans <em>Quand j&rsquo;\u00e9tais mort<\/em> avec un narrateur, l\u2019\u00e9crivain lui-m\u00eame, est charg\u00e9 d\u2019explorer l\u2019ordinateur de feu AJD, un auteur li\u00e9geois sans succ\u00e8s, par ailleurs sp\u00e9cialiste des M\u00e9rovingiens\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Entre temps, il aura publi\u00e9 <em>Le Sexe oppos\u00e9<\/em> en 2013 et <em>Ma M\u00e8re, par exemple<\/em> en 2014 r\u00e9compens\u00e9 par le Prix F\u00e9lix Denayer de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique. Il restera fid\u00e8le \u00e0 son nouvel \u00e9diteur et ne confiera ses cr\u00e9ations qu\u2019\u00e0 la collection litt\u00e9raire \u00ab&nbsp;Plumes du Coq&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se laisse \u00e9crire que c\u2019est sans explication apparente qu\u2019Andr\u00e9-Joseph Dubois est rest\u00e9 silencieux durant presqu\u2019un tiers de si\u00e8cle\u2026 mais l\u2019\u00e9diteur que je suis, son \u00e9diteur, croit savoir qu\u2019un stress immense emporte l\u2019auteur qu\u2019il est, quand il a l\u00e2ch\u00e9 un manuscrit, plus encore quand celui-ci est publi\u00e9. Ce n\u2019est pas la critique qui l\u2019effraye, c\u2019est l\u2019indiff\u00e9rence qui l\u2019agace. L\u2019indiff\u00e9rence le tue ! Et quand cela survient, comme pour nous punir, il s\u2019enferme dans le silence et pr\u00e9f\u00e8re ne pas publier. Sa r\u00e9surrection surprise en 2012 est donc un bonheur pour nous ! Lire aujourd\u2019hui Andr\u00e9-Joseph Dubois tient presque du miracle : reconnaissons \u00e0 Christian Libens le m\u00e9rite d\u2019avoir convaincu l\u2019auteur que nous c\u00e9l\u00e9brons aujourd\u2019hui d\u2019\u00eatre publi\u00e9 \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>2020, <em>annus horribilis<\/em>, verra paraitre <em>Le Septi\u00e8me Cercle<\/em>, un r\u00e9cit magistral, portrait sans concession d\u2019une franche crapule satisfaite de l\u2019\u00eatre. L\u00e9on Bourdouxhe est un homme d\u00e9j\u00e0 \u00e2g\u00e9, passablement us\u00e9, lorsqu\u2019il entame sa confession. Un r\u00e9cit livr\u00e9 seize jours durant \u00e0 une dame dont on ne sait s\u2019il s\u2019agit d\u2019une journaliste, d\u2019un juge ou d\u2019un flic\u2026 Qu\u2019importe. L\u00e9on est un vieillard, certes, mais qui n\u2019a rien de d\u00e9sabus\u00e9\u2026 Du moins, ce sont l\u00e0 les apparences qu\u2019il voudrait laisser. Son r\u00e9cit, c\u2019est son panache. Une derni\u00e8re bravade qu\u2019il d\u00e9verse presque obligeamment, dans une sorte de narcissisme jubilatoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Car L\u00e9on, c\u2019est un destin. Une vie bien remplie, r\u00e9ellement extraordinaire. Mais dont on s\u2019aper\u00e7oit tr\u00e8s vite qu\u2019elle s\u2019apparente aux abysses noirs et cruels que l\u2019\u00e2me humaine peut atteindre alors que tout la pr\u00e9disposait \u00e0 une vie normale et bien rang\u00e9e. Dans une famille catholique prosp\u00e8re et se pensant\u2026 \u00ab bien pensante \u00bb. Affichant, \u00e0 l\u2019aube de la Seconde Guerre mondiale d\u00e9j\u00e0, une dilection sans scrupule pour les id\u00e9es rexistes. Ce qui, rapidement, deviendra source de jalousies d\u2019abord, et d\u2019avanies ensuite.<\/p>\n\n\n\n<p>Son destin, L\u00e9on s\u2019y ancre lorsque jeune adolescent, il assiste plus passivement qu\u2019activement \u00e0 l\u2019assassinat de Julien Lahaut. L\u00e0, \u00e0 cet instant pr\u00e9cis, il s\u2019arrime \u00e0 quelque chose. Une nature dont il ne prendra que progressivement conscience, dans une rocambolesque succession d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui le guident de Li\u00e8ge en Alg\u00e9rie, puis au Congo belge et en Am\u00e9rique latine\u2026 Une vie virile, marqu\u00e9e d\u2019aventures et d\u2019actions, de tribulations men\u00e9es l\u00e0 o\u00f9 se jouent les \u00e9pisodes et o\u00f9 se croisent les destins qui vont construire le XXe si\u00e8cle. Tout un monde dont il se trouve le t\u00e9moin, le complice, l\u2019acteur et la marionnette. En fait, un univers de crapules, assum\u00e9es et d\u00e9complex\u00e9es, stipendi\u00e9es selon les opportunit\u00e9s qui motivent les \u00c9tats occidentaux \u00e0 cette \u00e9poque\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Septi\u00e8me Cercle<\/em>, c\u2019est un r\u00e9cit magistral et sans concession qu\u2019Andr\u00e9-Joseph Dubois \u00e9labore avec le talent sublime qu\u2019on lui conna\u00eet. Sans jamais nous donner un seul moment de d\u00e9ception. Avec, en amont, un travail consid\u00e9rable de recherche et de documentation, la plume se fait mordante, ac\u00e9r\u00e9e, un peu \u00e0 la Audiard. Un ton, des couleurs, des timbres qui fa\u00e7onnent un roman \u00e0 la fois exaltant et profond ; une ambiance atypique, insaisissable o\u00f9 le malaise est \u00e9pais et la tension palpable. L\u00e9on, ce parfait antih\u00e9ros, d\u00e9coiffe, d\u00e9gomme, \u00e9gratigne, heurte et choque. Le regard qu\u2019il porte sur l\u2019Homme et le monde est \u00e0 la fois cynique, m\u00e9prisant et pessimiste. Il ne per\u00e7oit aucune ouverture sur une quelconque r\u00e9silience. Mais toute cette noirceur est pour lui banale. D\u2019ailleurs, sa conscience morale s\u2019en est \u00e0 ce point accommod\u00e9e qu\u2019il affiche un certain d\u00e9tachement. C\u2019est son quotidien, son fonds de commerce ; et il s\u2019y meut avec aisance. Il y brille m\u00eame. Le tout dans une parfaite d\u00e9sinvolture. Jusqu\u2019\u00e0 sa chute\u2026 l\u00e2ch\u00e9 par de plus cyniques que lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, L\u00e9on, on s\u2019y attache. Ses contrastes, ses paradoxes, l\u2019encha\u00eenement des \u00e9v\u00e9nements qui le conduisent ; ses forces, ses faiblesses, son humour noir. Mais aussi les \u2018espaces de salut\u2019, des moments de gr\u00e2ce, de beaut\u00e9 et de tendresse dans les rencontres avec Hanna et avec sa m\u00e8re. Ou encore sa coquetterie qui le pousse \u00e0 \u00e9taler na\u00efvement sa culture par le recours \u00e0 des mots rares ou \u00e0 des r\u00e9f\u00e9rences historiques souvent confuses\u2026 Tout cela le rend finalement tr\u00e8s humain. Mais surtout, devant cette d\u00e9ch\u00e9ance sur laquelle porter un jugement pourrait s\u2019av\u00e9rer ais\u00e9, se pose une question : \u00e0 qui profite le crime ? Cette soci\u00e9t\u00e9 qui, pour notre plus grand bien, produit ces monstres et ces monstruosit\u00e9s, nous offre-t-elle vraiment la dignit\u00e9, la libert\u00e9 et l\u2019harmonie ? Andr\u00e9-Joseph Dubois nous interroge. Mais le vertige n\u2019est jamais loin !<\/p>\n\n\n\n<p>Avec son <em>Septi\u00e8me Cercle<\/em>, le style d\u2019Andr\u00e9-Joseph Dubois est un r\u00e9gal, une plume imparable, un regard dessill\u00e9, un humour d\u00e9capant et une profondeur qui interroge. <em>Le Septi\u00e8me Cercle<\/em>, c\u2019est du grand Art par un tr\u00e8s grand auteur. (\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Olivier Weyrich, 17 novembre 2021, H\u00f4tel de ville de Bruxelles<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l&rsquo;occasion de la remise du prix Emma Martin au romancier Andr\u00e9-Joseph Dubois pour son roman \u00ab\u00a0Le septi\u00e8me cercle\u00a0\u00bb, nous&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,3],"tags":[],"class_list":["post-4555","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4555"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4555\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4565,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4555\/revisions\/4565"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}