{"id":4351,"date":"2021-06-08T12:49:26","date_gmt":"2021-06-08T10:49:26","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4351"},"modified":"2021-06-08T12:49:27","modified_gmt":"2021-06-08T10:49:27","slug":"mademoiselle-baudelaire-de-yslaire-un-eblouissant-roman-graphique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4351","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Mademoiselle Baudelaire\u00a0\u00bb de Yslaire, un \u00e9blouissant roman graphique!"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les anniversaires sont une belle occasion de mettre en lumi\u00e8re l&rsquo;oeuvre des grands classiques. De plusieurs fa\u00e7ons : en leur consacrant des \u00e9tudes, colloques et autres expertises savantes, en les rendant \u00e0 nouveau accessibles dans un format contemporain, en nous racontant leurs biographies (<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=707\">comme l&rsquo;avait fait Jean-Baptiste Baronian dans la collection FOLIO-BIographies<\/a>), mais aussi en leur donnant une nouvelle vie par l&rsquo;adaptation sous diff\u00e9rentes formes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Baudelaire &#8211; dont on c\u00e9l\u00e8bre en 2021 le bicentenaire de la naissance &#8211;  n&rsquo;a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 cette comm\u00e9moration bienvenue. Que ce soit par la publication en livre de poche (<a href=\"http:\/\/www.folio-lesite.fr\/Catalogue\/Folio\/Folio-classique\/Les-Fleurs-du-Mal\">citons la r\u00e9\u00e9dition en <em>FOLIO <\/em>des <em>Fleurs du mal<\/em> dans une \u00e9dition remarquable de Claire Cerquiglini et avec des photographies de Mathieu Trautmann<\/a>) ou, ici par une adaptation libre de sa biographie revue et r\u00e9invent\u00e9e par Yslaire dans un \u00e9blouissant roman graphique <em>Mademoiselle Baudelaire . <\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Capture-decran-2021-06-08-a-09.02.28.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4354\" width=\"267\" height=\"371\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Capture-decran-2021-06-08-a-09.02.28.png 453w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Capture-decran-2021-06-08-a-09.02.28-216x300.png 216w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Capture-decran-2021-06-08-a-09.02.28-200x278.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le roman biographique , impose le choix d&rsquo;un point de vue narratif. Par cela, il d\u00e9voile certains aspects du r\u00e9el qui \u00e9chappent \u00e0 l&rsquo;observateur \u00ab\u00a0objectif\u00a0\u00bb. Il offre aussi l&rsquo;occasion au biographe d&rsquo;imaginer et de r\u00e9inventer les parts d&rsquo;ombre. Dans le cas du roman graphique, le dessin ajoute une exigence suppl\u00e9mentaire de repr\u00e9sentation du r\u00e9el: il oblige \u00e0 donner \u00e0 voir l&rsquo;histoire \u00e0 travers les corps, les visages, les lieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Yslaire dans une oeuvre magistrale nous raconte la vie de Charles Baudelaire. Son point de vue fictif est celui de la \u00ab\u00a0V\u00e9nus noire\u00a0\u00bb, Jeanne Duval, com\u00e9dienne et soubrette que Baudelaire voit une premi\u00e8re fois sur la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre du Panth\u00e9on et qui deviendra l&rsquo;inspiratrice de ses plus beaux po\u00e8mes r\u00e9unis dans <em>Les fleurs du mal<\/em>. Le roman d\u00e9bute \u00e0 l&rsquo;enterrement du po\u00e8te, le 31 ao\u00fbt 1867. Le fil narratif sera une longue lettre qu&rsquo;Yslaire attribue \u00e0 Jeanne Duval, lettre adress\u00e9e \u00e0 Madame Aupick, la m\u00e8re adul\u00e9e du po\u00e8te. Par cette lettre, Jeanne Duval demande sa part d&rsquo;h\u00e9ritage ( on ne saura qu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;album ce qu&rsquo;elle souhaite recevoir). Elle raconte aussi ce qu&rsquo;elle sait de Baudelaire et dont s&#8217;empare Yslaire pour nous plonger dans une biographie \u00e9blouissante du po\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons rencontr\u00e9 par ZOOM interpos\u00e9 l&rsquo;auteur de <em>Mademoiselle Baudelaire<\/em> qui nous raconte la fascination qu&rsquo;il porte \u00e0 l&rsquo;auteur des <em>Paradis artificiels<\/em>, mais aussi le travail de recherche et de cr\u00e9ation d&rsquo;un ouvrage commenc\u00e9 en 2020 et publi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance du centenaire, le 21 avril 2021. Rencontre avec un artiste attachant, \u00e9rudit, qui nous donne ici une fascinante  vision d&rsquo;une \u00e9poque et d&rsquo;un artiste. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jean Jauniaux, le 8 juin 2021.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Rencontre avec Bernard Yslaire au micro de Jean Jauniaux, \u00e0 propos de &quot;Mademoiselle Baudelaire&quot;\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/d5LAR4t50XU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.dupuis.com\/mademoiselle-baudelaire\/bd\/mademoiselle-baudelaire-mademoiselle-baudelaire\/89406#\">Sur le site de Dupuis:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux cents ans apr\u00e8s sa naissance, Baudelaire continue de marquer les g\u00e9n\u00e9rations et le po\u00e8te plane sur l&rsquo;\u009cuvre d&rsquo;Yslaire depuis les origines. C&rsquo;est pourtant Jeanne Duval, celle que le po\u00e8te a le plus aim\u00e9e et le plus maudite, que le dessinateur a choisie pour revisiter dans ce chef-d&rsquo;\u009cuvre la mati\u00e8re sulfureuse et autobiographique des&nbsp;<em>Fleurs du mal<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De Jeanne, pourtant, on ne sait presque rien, ni son vrai nom, ni sa date de naissance, ni sa date de d\u00e9c\u00e8s. Aucune lettre sign\u00e9e de sa main ne nous est parvenue. Restent quelques t\u00e9moignages, des portraits dessin\u00e9s par Baudelaire lui-m\u00eame, une photo de Nadar non authentifi\u00e9e, sans oublier les po\u00e8mes qu&rsquo;elle lui a inspir\u00e9s. Jeanne, \u00ab\u00a0c&rsquo;est l&rsquo;invisible de toute une \u00e9poque\u00a0\u00bb qui r\u00e9appara\u00eet dans la r\u00e9sonance f\u00e9ministe de la n\u00f4tre. Elle qui \u00e9tait stigmatis\u00e9e comme mul\u00e2tresse, cr\u00e9ole et surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0V\u00e9nus noire\u00a0\u00bb en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la \u00ab\u00a0V\u00e9nus hottentote\u00a0\u00bb, aimante tous les pr\u00e9jug\u00e9s d&rsquo;un si\u00e8cle misogyne et raciste.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les anniversaires sont une belle occasion de mettre en lumi\u00e8re l&rsquo;oeuvre des grands classiques. 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