{"id":4209,"date":"2021-04-21T09:30:06","date_gmt":"2021-04-21T07:30:06","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4209"},"modified":"2021-04-21T09:30:07","modified_gmt":"2021-04-21T07:30:07","slug":"soucoupes-volantes-un-recueil-de-nouvelles-du-romancier-gregoire-polet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4209","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Soucoupes volantes\u00a0\u00bb, un recueil de nouvelles du romancier Gr\u00e9goire Polet."},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En pr\u00e9parant cette interview de Gr\u00e9goire Polet, nous nous sommes souvenus du portrait que nous en avait fait Jacques De Decker lors de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une de ses <strong><a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?page_id=69\">\u00ab\u00a0Marges et contre-marges\u00a0\u00bb<\/a><\/strong> en 2012. Il y \u00e9voquait la fonction du roman avant d&rsquo;analyser deux des livres parus cette ann\u00e9e-l\u00e0, de deux romanciers belges, Ghislain Cotton et Gr\u00e9goire Polet. Le lecteur trouvera au bas de cet article,  la retranscription de ce que Jacques De Decker disait \u00e0 propos de Gr\u00e9goire Polet (<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=157\">l&rsquo;int\u00e9grale pouvant bien s\u00fbr \u00eatre \u00e9cout\u00e9e sur \u00ab\u00a0L&rsquo;ivresse des livres\u00a0\u00bb <\/a>)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.44.38.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4232\" width=\"521\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.44.38.png 710w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.44.38-300x184.png 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.44.38-200x123.png 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.44.38-690x424.png 690w\" sizes=\"auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.33.28-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4230\" width=\"196\" height=\"309\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.33.28-1.png 351w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.33.28-1-190x300.png 190w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-decran-2021-04-21-a-08.33.28-1-200x315.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 196px) 100vw, 196px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier recueil de nouvelles du romancier Gr\u00e9goire Polet \u00e9tait une belle occasion d&rsquo;\u00e9voquer avec lui ce genre litt\u00e9raire qui ne trouve plus sa place dans les catalogues et dans les choix \u00e9ditoriaux des \u00e9diteurs fran\u00e7ais. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas le cas, loin s&rsquo;en faut au XIXe si\u00e8cle (Polet place d&rsquo;ailleurs Maupassant en exergue de ces <em>Soucoupes volantes <\/em>). Ce n&rsquo;est pas le cas non plus d&rsquo;autres litt\u00e9ratures (russe, anglo-saxonne, chinoise ou espagnole pour n&rsquo;en citer que quelques unes&#8230;). Dans l&rsquo;entretien qu&rsquo;il nous a accord\u00e9, Gr\u00e9goire Polet \u00e9voque ce que repr\u00e9sente la nouvelle pour lui, et la place qu&rsquo;elle occupe dans son histoire d&rsquo;\u00e9crivain, mais aussi de lecteur. Cela nous vaut une tr\u00e8s stimulante <em>master class <\/em>d&rsquo;un des \u00e9crivains les plus attachants de la litt\u00e9rature francophone. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour \u00e9couter cette interview il suffit de cliquer sur le lien <strong><a href=\"https:\/\/youtu.be\/GZtkGitrK38\">vers la cha\u00eene YOUTUBE de \u00ab\u00a0L&rsquo;ivresse des livres\u00a0\u00bb <\/a><\/strong>et, ensuite, de vous pr\u00e9cipiter dans les librairies ou biblioth\u00e8ques pour lire ces nouvelles et, le bonheur de lire en sera accru, (re)lire les romans de Polet, tous parus chez Gallimard dans la prestigieuse <em>Blanche<\/em> &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Jean Jauniaux, le 21 avril 2021<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Gr\u00e9goire Polet \u00e9voque &quot;Soucoupes volantes&quot; son dernier livre en date, un recueil de nouvelles\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/GZtkGitrK38?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=157\"><em>\u00ab\u00a0Pourquoi le roman ?<\/em>\u00ab\u00a0<\/a><\/strong> c&rsquo;est sous ce titre que Jacques De Decker enregistrait \u00e0 notre micro un des \u00ab\u00a0Marges et contre Marges\u00a0\u00bb que l&rsquo;on peut r\u00e9entendre sur le site de L&rsquo;ivresse des livres. Voici la retranscription d&rsquo;un extrait de cette chronique consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;auteur de Soucoupes volantes\u00a0\u00bb, au moment de la publication de son roman \u00ab\u00a0Les Ballons d&rsquo; H\u00e9lium\u00a0\u00bb.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Par des temps agit\u00e9s comme les n\u00f4tres, o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 semble \u00e0 tout moment d\u00e9passer la fiction, quelle peut \u00eatre la fonction du roman, dans la mesure o\u00f9 l\u2019on devrait lui en assigner une ? Il y a, \u00e9videmment, sa fonction divertissante. Accabl\u00e9s par le r\u00e9el, ses servitudes et ses platitudes, nous nous \u00e9vadons dans une autre dimension, o\u00f9 les contraintes sont consenties, et o\u00f9 les \u00e9preuves peuvent \u00e0 tout moment \u00eatre esquiv\u00e9es. Libert\u00e9 du romanesque, nourrie de fantaisie et d\u2019invention, de la suggestion d\u2019un espace o\u00f9 tout est possible, et surtout la r\u00e9solution des \u00e9nigmes et le soulagement des souffrances. N\u2019emp\u00eache : le roman peut tr\u00e8s bien faire le chemin inverse \u00e9paissir les \u00e9nigmes et sonder les souffrances. C\u2019est ce que proposent deux romans parus r\u00e9cemment, dus \u00e0 des \u00e9crivains belges qui ne cachent d\u2019ailleurs pas leur jeu, annoncent la couleur et inscrivent r\u00e9solument leurs intrigues dans ce territoire triangulaire o\u00f9 l\u2019Europe se concentre comme en un goulot d\u2019\u00e9tranglement. L\u2019un est le cinqui\u00e8me opus d\u2019un jeune prodige dont les premiers livres se sont impos\u00e9s surtout comme de brillants exercices de ma\u00eetrise pr\u00e9coce. Gr\u00e9goire Polet, rep\u00e9r\u00e9 par Gallimard d\u00e8s \u00ab Madrid ne dort pas \u00bb, il y a sept ans, avait pr\u00e9sent\u00e9 d\u2019embl\u00e9e les signes du conteur-n\u00e9 : de livres en livres, il se plaisait \u00e0 tresser des r\u00e9cits composites, o\u00f9 diff\u00e9rents fils narratifs s\u2019entrela\u00e7aient pour finir par proposer une sorte de fresque tourbillonnante dont l\u2019all\u00e8gre brio enivrait la lecture. Mais cela se passait au d\u00e9triment de la plong\u00e9e verticale dans le myst\u00e8re des \u00eatres. Avec \u00ab Les ballons d\u2019H\u00e9lium \u00bb, il y va tout autrement : dans ce roman focalis\u00e9, o\u00f9 on a l\u2019impression que l\u2019auteur, las des plans g\u00e9n\u00e9raux, zoome sur le motif, un th\u00e8me s\u2019impose, l\u2019un des plus porteurs de la litt\u00e9rature, qui a ses lettres de noblesse depuis \u00ab Madame Bovary \u00bb, \u00ab Anna Kar\u00e9nine \u00bb ou, plus pr\u00e8s de nous, \u00ab Belle du Seigneur \u00bb : le myst\u00e8re de l\u2019amour. L\u2019Ariana de Gr\u00e9goire Polet est de nature \u00e0 rejoindre ces figures qui incarnent cette maladie d\u2019amour qui, bien que si souvent traqu\u00e9e par les auteurs, apparemment d\u00e9mystifi\u00e9e par certains, continue de courir. Elle est espagnole, mari\u00e9e \u00e0 un Norv\u00e9gien, habite Waterloo, est une de ces europ\u00e9ennes dont l\u2019identit\u00e9 est plurielle, et se meurt de frustration amoureuse en raison de dix jours v\u00e9cus hors du temps avec un homme de passage qui est pour elle, comme aurait dit Aragon, l\u2019aiguille arr\u00eat\u00e9e au cadran de la montre. Si ce livre est si profond\u00e9ment \u00e9mouvant, il le doit enti\u00e8rement \u00e0 la fa\u00e7on dont l\u2019auteur a agenc\u00e9 ce qui aurait pu rester au niveau du m\u00e9lo.<\/em> <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=157\">(J.D.D. 2012 \u00ab\u00a0La Marge et la Contre-Marge\u00a0\u00bb)<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En pr\u00e9parant cette interview de Gr\u00e9goire Polet, nous nous sommes souvenus du portrait que nous en avait fait Jacques De&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4229,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,4,3],"tags":[26,104,59,25],"class_list":["post-4209","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","category-litterature-dailleurs","category-litterature-dici","tag-edmond-morrel","tag-gregoire-polet","tag-jacques-de-decker","tag-jean-jauniaux","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4209"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4209\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4234,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4209\/revisions\/4234"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4229"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}