{"id":4186,"date":"2021-04-08T08:45:12","date_gmt":"2021-04-08T06:45:12","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4186"},"modified":"2021-04-08T08:45:12","modified_gmt":"2021-04-08T06:45:12","slug":"la-tristesse-du-figuier-un-recueil-de-yves-namur-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=4186","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La tristesse du figuier\u00a0\u00bb, un recueil de Yves Namur (2012)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Comment \u00e9crire \u00e0 propos de po\u00e9sie\u00a0? Comment rendre compte de l\u2019\u00e9criture po\u00e9tique\u00a0? Chaque recueil se pr\u00e9sente au lecteur comme une \u00e9nigme esth\u00e9tique et sensible. Plus que dans d\u2019autres arts, la peinture et la musique par exemple, ou d\u2019ans d\u2019autres formes litt\u00e9raires, le roman ou la nouvelle, un po\u00e8me est une invitation \u00e0 la lecture et \u00e0 l\u2019\u00e9criture. La lecture est le d\u00e9chiffrement initial. Elle fait appel \u00e0 des m\u00e9canismes d\u2019appropriation et d\u2019assimilation. Je lis l\u2019histoire, j\u2019\u00e9coute la musique, je contemple le tableau. Ce n\u2019est qu\u2019une premi\u00e8re \u00e9tape, celle qui annonce le voyage \u00e0 venir. Celle qui ouvre \u00e0 la r\u00e9\u00e9criture, \u00e0 l\u2019appropriation par le lecteur (l\u2019auditeur, le spectateur) de ce qu\u2019il vient de recevoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de la po\u00e9sie, cette r\u00e9-\u00e9criture par le lecteur exige du temps, de la patience, parfois, souvent, une relecture du texte initial. Les vers, la prosodie, les phrases \u00e9chappent alors \u00e0 leur sens premier (celui qu\u2019avait pressenti l\u2019auteur au moment de les d\u00e9poser sue la feuille), pour devenir autre chose, qui est informul\u00e9 et singulier. Informul\u00e9 parce qu\u2019il rel\u00e8ve de l\u2019\u00e9motion&nbsp;;&nbsp; singulier parce qu\u2019il n\u2019appartient plus qu\u2019\u00e0 ce lecteur, \u00e0 sa lecture bien s\u00fbr, mais aussi \u00e0 tout ce qui, dans sa vie, a nourri son exp\u00e9rience de lecture.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"157\" height=\"191\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Capture-de\u0301cran-2021-04-08-a\u0300-08.14.57.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4187\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est au d\u00e9tour d\u2019une recherche sur la po\u00e9sie en Belgique que le recueil <strong><a href=\"http:\/\/www.editions-lettresvives.com\/article-parution-printemps-2011-69081796.html\">\u00ab\u00a0La tristesse du figuier\u00a0\u00bb (Prix Mallarm\u00e9 en 2012)<\/a> <\/strong>nous est revenu en m\u00e9moire. La lecture initiale \u00e9tait ancienne et datait de sa parution aux <strong><a href=\"http:\/\/www.editions-lettresvives.com\/\">Editions des lettres vives<\/a><\/strong> dans la collection \u00ab\u00a0Terre de po\u00e9sie\u00a0\u00bb dirig\u00e9e par <strong>Claire Ti\u00e9vant, <\/strong>qui a cr\u00e9\u00e9 l\u2019enseigne avec <strong>Michel Camus<\/strong> en 1981. Yves Namur y a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 sept \u00a0recueils comme nous l\u2019indique le plus r\u00e9cent catalogue. L\u2019\u00e9num\u00e9ration de ces titres offre d\u00e9j\u00e0, lorsqu\u2019on les dispose \u00e0 la suite l\u2019un de l\u2019autre, un envahissement po\u00e9tique, fait d\u2019\u00e9nigme et de lumi\u00e8re, comme <em>Le livre des sept portes, Le livre des apparences, Les ennuagements du c\u0153ur, Dieu ou quelque chose comme cela, Ce que j\u2019ai peut-\u00eatre fait, Les l\u00e8vres et la soif <\/em>et ben s\u00fbr<em> La tristesse du figuier<\/em> (2012) dont nous refermons \u00e0 l\u2019instant le livre apr\u00e8s une nouvelle lecture.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-633x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4188\" width=\"238\" height=\"385\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-633x1024.jpg 633w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-185x300.jpg 185w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-768x1243.jpg 768w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-949x1536.jpg 949w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-200x324.jpg 200w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422-690x1117.jpg 690w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_1422.jpg 1178w\" sizes=\"auto, (max-width: 238px) 100vw, 238px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Nous le disions, chaque lecture se nourrit des exp\u00e9riences auxquelles le livre s\u2019ajoute, comme sur une pile d\u2019ouvrages qui nous \u00e9l\u00e8ve et permet un regard au plus loin, aux horizons nouveaux. Plac\u00e9 sous l\u2019ombre tut\u00e9laire de Pessoa, le recueil s\u2019ouvre sur deux exergues. La premi\u00e8re de l\u2019<em>Apocalypse<\/em> (6,12), la seconde extraite de la <em>Sixi\u00e8me \u00e9l\u00e9gie<\/em> de Rainer Maria Rilke. L\u2019une et l\u2019autre exergues \u00e9voquent le figuier\u00a0: \u00ab\u00a0Et les \u00e9toiles du ciel tomb\u00e8rent sur la terre, comme les figues vertes d\u2019un figuier secou\u00e9 par un vent violent\u00a0\u00bb (Apocalypse)\u00a0; \u00ab\u00a0Figuier depuis combien de temps d\u00e9j\u00e0 me semble-t-elle remarquable, ta mani\u00e8re de n\u00e9gliger presqu\u2019enti\u00e8rement la floraison et de te h\u00e2ter vers le fruit, jetant au c\u0153ur de se pr\u00e9coce d\u00e9cision, loin de toute gloire, ton pur myst\u00e8re\u00a0\u00bb (Sixi\u00e8me \u00e9l\u00e9gie)<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas que Rilke et le texte de l\u2019Apocalypse qui projettent sur le recueil d\u2019Yves Namur leur lumi\u00e8re, le souvenir d\u2019un vers : Liliane Wouters, Jean Claude Pirotte, Guy Goffette, Isara\u00ebl Eliraz, Nuno J\u00fadice et Fernando Pessoa franchissent ainsi, parmi d\u2019autres, les dix entr\u00e9es qui organisent le livre\u00a0:<em>Un manteau de pluie, Je ne suis personne, Un cahier d\u2019abeilles noires, Dormition du silence, Aux abords du po\u00e8me, A la rose in\u00e9puisable, De la poussi\u00e8re, Nouvelle conversation avec le po\u00e8me, La mont\u00e9e au Struthof,<\/em> et <em>Trois po\u00e8mes \u00e0 la vie simple.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une premi\u00e8re lecture surgit la sensation d\u2019un cheminement du po\u00e8te au long d\u2019un chemin escarp\u00e9 dont chaque pas serait une interrogation identitaire \u00e0 la fois sur l\u2019exp\u00e9rience de la po\u00e9sie, mais aussi sa source et son \u00e9nigme. L\u2019exergue de <em>Je ne suis personne<\/em> extraite du <em>Faust <\/em>de Pessoa a sans doute guid\u00e9 cette premi\u00e8re impression, mais aussi ce premier vers du recueil&nbsp;: <em>Dis-moi,\/Comment parler de la tristesse d\u2019un figuier&nbsp;? <\/em>Le figuier symbole \u00e0 la fois du po\u00e8te, de la po\u00e9sie et de l\u2019attrait du silence (<em>Ne serait-il pas plus sage que le po\u00e8te se taise\/Et qu\u2019il s\u2019asseye dans l\u2019ombre de l\u2019arbre,\/ ou mieux encore, \/Dans l\u2019ombre de sa propre ombre&nbsp;?), <\/em>&nbsp;c\u2019est \u00e0 dire le doute sur la n\u00e9cessit\u00e9 de la po\u00e9sie, sur sa capacit\u00e9 \u00e0 faire en sorte <em>que les choses soient dites exactement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>De page en page, l\u2019investigation hante le po\u00e8te. O\u00f9 que le regard porte, au bord, au milieu du jardin, il devine qu\u2019un po\u00e8me s\u2019\u00e9crit en toute chose, une abeille noire, une fourmi, l\u2019herbe, l\u2019arbre bien s\u00fbr, et les pierres&nbsp;: <em>N\u2019avons-nous pas trop vite oubli\u00e9\/que ces pierres parlent comme nous parlons aujourd\u2019hui&nbsp;? \/ Qu\u2019elles avaient un pass\u00e9 comme un lendemain, et aussi une \u00e2me comme la n\u00f4tre,\/(\u2026)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Fouday (Alsace) qu\u2019est situ\u00e9e l\u2019\u00e9criture de ce <em>Manteau de pluie,<\/em> \u00e0 l\u2019abri duquel le po\u00e8te regarde les hommes agenouill\u00e9s et se demande&nbsp;: <em>Et qu\u2019attendent-ils r\u00e9ellement de moi, de mes larmes\/et des nuages qui traversent inlassablement tous mes po\u00e8mes&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sous le titre <em>Je ne suis personne <\/em>sept po\u00e8mes prolongent l\u2019interrogation du premier ensemble, <em>Manteau de pluie.<\/em> Le po\u00e8te s\u2019adresse \u00e0 un interlocuteur (le lecteur&nbsp;? Pessoa&nbsp;? Jean-Claude Pirotte, \u00e0 qui un des textes est d\u00e9di\u00e9&nbsp;?&#8230;) et situe l\u2019origine et le lieu de la vocation po\u00e9tique <em>Tu me demandes\/comment je suis entr\u00e9 dans l\u2019ombre du figuier.<\/em> C\u2019est l\u00e0 que se situe la po\u00e9sie, dans l\u2019ombre, dans l\u2019arbre et dans le fruit du figuier, &#8211; dont le fruit i est \u00e0 la fois fruit et fleur &#8211; , la po\u00e9sie confondue avec le po\u00e8te&nbsp;: <em>Je respire comme le figuier a l\u2019habitude de respirer\/, Je parle la langue des figuiers, je transpire, je tremble,\/Je mange et je dors comme le figuier.\/<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mais le doute survient. Au questionnement sur le sens de la po\u00e9sie, s\u2019ajoute cette <em>souffrance \u00e9norme qui (m\u2019)envahit,\/<\/em> et fait comprendre au po\u00e8te la signification de <em>Je ne suis personne,<\/em> cette injonction du po\u00e8te portugais qui choisit pour s\u2019identifier en litt\u00e9rature le nom de Pessoa, Personne\u2026 Avec Pessoa, c\u2019est Israel Eliraz qui est ici convoqu\u00e9 et <em>la journ\u00e9e sans rien<\/em> qu\u2019il appelle de ses v\u0153ux. Pour Yves Namur, \u00e0 ce \u00ab&nbsp;personne&nbsp;\u00bb, \u00e0 ce \u00ab&nbsp;rien&nbsp;\u00bb s\u2019ajoute l\u2019angoisse du \u00ab&nbsp;nulle part&nbsp;\u00bb et l\u2019aspiration \u00e0 s\u2019y trouver&nbsp;: <em>Alors oui, Je veux bien \u00eatre perdu au milieu de nulle part.<\/em> s\u2019exclame le po\u00e8te apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 envahi de ces doutes mortif\u00e8res et m\u00e9lancoliques qu\u2019il nous dit dans un aveu&nbsp;: <em>Comment avoir raison de moi-m\u00eame er de mes doutes&nbsp;? Comment avoir assez de force, de courage\/Ou tout simplement assez de lucidit\u00e9\/ Pour \u00e9crire\/ Que le po\u00e8te que je suis est un faussaire,\/Un inventeur de trompe-l\u2019\u0153il et d\u2019histoires\/(\u2026)<\/em> ou pour reprendre les mots d\u2019Andr\u00e9 Schmitz une <em>Esp\u00e8ce de faux berger&nbsp;!.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Un cahier d\u2019abeilles noires<\/em> ouvre ses pages sur ce qui peut se trouver dans un po\u00e8me, <em>Il y a sans doute de la fatigue\/(\u2026)Il y a aussi des abeilles et des battements d\u2019ailes noires\/(\u2026)Il y a sans doute tout ce qu\u2019un homme peut approcher (\u2026)\/Mais il y a aussi cette lueur fragile,\/Cette clart\u00e9 infime que lui seul conna\u00eet,\/ Qui attise le manque\/Et le vide\/Qui r\u00f4de encore tout autour de&nbsp;lui.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Et l\u2019abeille devient synonyme de vivre, mais aussi de \u00ab&nbsp;l\u2019existence possible d\u2019un <em>au-del\u00e0 po\u00e8me&nbsp;\u00bb.<\/em> Et l\u00e0, survient au d\u00e9tour <em>de la col\u00e8re noire d\u2019une abeille <\/em>la question qui hante le po\u00e8te&nbsp;: <em>Po\u00e8te, Ne te trompe pas en regardant les hommes\/Marcher avec les hommes:\/Vivre c\u2019est tout autre chose\/que de porter sur soi un manteau de larmes(\u2026) <\/em>Et, au terme d\u2019une bouleversante \u00e9vocation de ce qu\u2019est Vivre, le po\u00e8te conclut s\u2019adressant \u00e0 lui-m\u00eame en miroir&nbsp;: <em>Mais toi, le po\u00e8te du peu et des riens, \/Sauras-tu enfin un jour ce que c\u2019est que de vivre&nbsp;? \/ Que de vivre enfin hors du po\u00e8me&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 peut-\u00eatre le questionnement qui hante chaque ligne de ce qui est ici \u00e9crit et qui formule une angoisse tellurique. Son mouvement de balancier va, irr\u00e9m\u00e9diable, de la vie \u00e0 vivre au po\u00e8me \u00e0 en \u00e9crire, des hommes \u00e0 c\u00f4toyer aux \u00e2mes \u00e0 consoler. <em>De quelle r\u00e9alit\u00e9 puis-je encore rendre compte dans mon po\u00e8me\u00a0?<\/em>\u00a0 s\u2019interroge Yves Namur dans <em>Nouvelle conversation avec le po\u00e8me. <\/em>Peut-\u00eatre nous donne-t-il l\u2019ombre d\u2019une r\u00e9ponse dans cette assertion\u00a0: <em>Laisse moi te parler de tout \u00e7a mon ami, \/ M\u00eame si tout ce que je te dis maintenant n\u2019est encore r\u00e9ponse \u00e0 rien.<\/em> Ainsi le balancier irait-il de \u00ab\u00a0personne\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb \u2026 Il faudrait ici relire et recopier chaque vers, chaque po\u00e8me pour explorer \u00e0 nouveau, dans la fulgurance de la po\u00e9sie, de sa musique, des images qu\u2019elle \u00e9voque et qu\u2019elle \u00e9veille, ce qui fait de la po\u00e9sie d\u2019Yves Namur une puissance en marche, nourrie par le doute et l\u2019angoisse, mais, malgr\u00e9 tout, malgr\u00e9 l\u2019ombre, comme l\u2019ombre, entour\u00e9e de lumi\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p>Comme celle qui irradie des derniers vers de ce po\u00e8me qui \u00e9voque la <em>Place de Mai <\/em>\u00e0 Buenos Aires et qui nous dit l\u2019engagement du po\u00e8me et, finalement, une de ses raisons d\u2019\u00eatre, <em>Cette clameur am\u00e8re des \u00e2mes errantes\/qui passent et repassent sans cesse dans nos pri\u00e8res\/et nos po\u00e8mes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le prochain recueil d&rsquo;Yves Namur \u00e0 para\u00eetre aux \u00c9ditions Les lettres vives s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0N&rsquo;\u00eatre que \u00e7a\u00a0\u00bb.  Nous aurons l&rsquo;occasion de le rencontrer et de l\u2019interviewer pour \u00ab\u00a0L&rsquo;ivresse des livres\u00a0\u00bb &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, le 8 avril 2021<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.editions-lettresvives.com\/\">A propos de \u00ab\u00a0La tristesse du figuier\u00a0\u00bb sur le site de l\u2019\u00e9diteur<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Tristesse du figuier<\/em> s\u2019ouvre sur une suite intitul\u00e9e <em>Un manteau de pluie<\/em>, r\u00e9flexion men\u00e9e apr\u00e8s un long s\u00e9jour dans les environs de Schirmeck (Alsace) sur les beaut\u00e9s cach\u00e9es de la Nature, les efforts pour les atteindre, mais dans la suite, la consternation et l\u2019effroi devant la confrontation bien r\u00e9elle de cette m\u00eame beaut\u00e9 et des souffrances endur\u00e9es par les hommes au Struthof (camp de concentration), une th\u00e9matique r\u00e9currente dans l\u2019\u0153uvre du po\u00e8te (\u00ab Ce temps\u2026 o\u00f9 vivre n\u2019\u00e9tait m\u00eame plus une mince affaire, o\u00f9 vivre \u00e9tait tout simplement un mot de trop \u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Tristesse du figuier<\/em> met ainsi le po\u00e8me au c\u0153ur de sa r\u00e9flexion : la r\u00e9alit\u00e9 dont rend compte un po\u00e8me, la notion de po\u00e8mes obscurs, etc. Au-del\u00e0 de ces diff\u00e9rentes th\u00e9matiques, il s\u2019agit de lire en filigrane les questions que tout homme se pose : pourquoi la souffrance, qui sommes-nous et qui devenons-nous ? Un peu \u00e0 l\u2019\u00e9gal de ce que disait Pessoa dans son Faust : \u00ab Au labyrinthe de moi-m\u00eame, je ne sais plus quel est le chemin qui me m\u00e8ne d\u2019ici \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 claire et humaine\u2026 \u00bb.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.editions-lettresvives.com\/\">A propos des Editions Lettres Vives\u00a0:<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9\u00e9es en 1981, par Claire Ti\u00e9vant et Michel Camus, les <strong>Editions Lettres Vives<\/strong> publient des textes d&rsquo;auteurs contemporains sous tendus par une pens\u00e9e philosophique exprim\u00e9e dans une langue riche et singuli\u00e8re. Le catalogue compte environ 180 titres r\u00e9partis en deux collections : \u00ab\u00a0Entre 4 Yeux\u00a0\u00bb (prose, prose po\u00e9tique) : P. Bettencourt, Ch. Bobin, Jo\u00ebl Vernet, Marcel Moreau, D. Sampiero, J.-F. Pocentek, etc. \u00ab\u00a0Terre de Po\u00e9sie\u00a0\u00bb (po\u00e9sie) : J. Ancet, R. Juarroz, A. Gamoneda, etc.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment \u00e9crire \u00e0 propos de po\u00e9sie\u00a0? Comment rendre compte de l\u2019\u00e9criture po\u00e9tique\u00a0? 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