{"id":3989,"date":"2021-02-04T11:24:17","date_gmt":"2021-02-04T10:24:17","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3989"},"modified":"2021-02-10T12:19:09","modified_gmt":"2021-02-10T11:19:09","slug":"la-femme-de-ma-vie-la-tendresse-de-floch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3989","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La femme de ma vie\u00a0\u00bb: la tendresse de Floc&rsquo;h"},"content":{"rendered":"\n<p>Il y a chez Floc&rsquo;h une vocation au bonheur dont chacun de ses derniers livres t\u00e9moigne avec une gr\u00e2ce et une d\u00e9licatesse jamais prises en d\u00e9faut. Nous avons rencontr\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes occasions celui qui s&rsquo;\u00e9tait fait conna\u00eetre par la s\u00e9rie anglophile initi\u00e9e par <em>Le rendez-vous de Sevenoaks<\/em> et dont sept volumes viennent d&rsquo;\u00eatre r\u00e9unis chez Dargaud sous le titre <em><a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1312\">Une amiti\u00e9 singuli\u00e8re.<\/a> <\/em>Les sc\u00e9narios co-sign\u00e9s avec Fran\u00e7ois Rivi\u00e8re, s&rsquo;inscrivaient dans le sillage des albums \u00ab\u00a0ligne claire\u00a0\u00bb des Herg\u00e9 et autres Jacobs, dont les lecteurs de <em>Pilote <\/em>ou de<em> A suivre <\/em>red\u00e9couvraient \u00e0 la fois la limpidit\u00e9 et l&rsquo;exotisme.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dans ses derniers livres, erron\u00e9ment install\u00e9s dans les collections \u00ab\u00a0jeunesse\u00a0\u00bb, que Floc&rsquo;h d\u00e9voile ce que l&rsquo;inspiration anglo-saxonne et la r\u00e9serve \u00ab\u00a0british\u00a0\u00bb lui imposaient de tenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart. Avec les titres d\u00e9clinant les questionnements li\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0la vie\u00a0\u00bb, Floc&rsquo;h se d\u00e9tourne du quant \u00e0 soi et ouvre, comme du castelet d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre de marionnettes, le rideau d\u00e9couvrant les sayn\u00e8tes de cette vie qu&rsquo;il interroge  \u00e0 la mani\u00e8re de Montaigne:  au plus pr\u00e8s des vraies questions. Ecoutez-le \u00e9voquer \u00e0 notre micro les \u00ab\u00a0vies\u00a0\u00bb d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es dans <em><a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=694\">Une vie exemplaire <\/a><\/em>(H\u00e9lium Editions, 2011), <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=700\"><em>O\u00f9 m\u00e8ne la vie?<\/em> <\/a>(H\u00e9lium Editions,2012<em>)<\/em> et<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=703\"> <em>La belle vie<\/em> <\/a>(Seuil Jeunesse, 2014). Nous \u00e9crivions \u00e0 propos du premier de ces volumes ce qui, au bout du compte, s&rsquo;applique aux trois : \u00ab\u00a0Ne vous fiez pas aux apparences: Floc&rsquo;h c&rsquo;est de la tendresse \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur. On comprend qu&rsquo;il d\u00e9ploie autant d&rsquo;efforts pour le dissimuler. Il fondrait comme friandise au soleil.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"345\" height=\"466\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Capture-decran-2021-02-04-a-10.12.41.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3991\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Capture-decran-2021-02-04-a-10.12.41.png 345w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Capture-decran-2021-02-04-a-10.12.41-222x300.png 222w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Capture-decran-2021-02-04-a-10.12.41-200x270.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 345px) 100vw, 345px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le quatri\u00e8me opus des \u00ab\u00a0vies de Floc&rsquo;h\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/www.ledilettante.com\/product\/la-femme-de-ma-vie\/\"><em>La femme de ma vie<\/em> <\/a>vient de para\u00eetre aux Editions Le dilettante. Ce roman d&rsquo;amour, car c&rsquo;en est un, de roman (graphique) et c&rsquo;en est un, d&rsquo;amour d\u00e9roule au fil des pages l&rsquo;autobiographie d&rsquo;un couple. Le livre est n\u00e9 d&rsquo;une question de Marion (\u00e0 qui sont d\u00e9dicac\u00e9s les deux pr\u00e9c\u00e9dents livres) \u00e0 son mari, Floc&rsquo;h : \u00ab\u00a0Tu n&rsquo;as pas pens\u00e9 \u00e0 en faire un (livre) qui s&rsquo;appellerait \u00ab\u00a0La femme de ma vie?\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;en faut pas plus \u00e0 Floc&rsquo;h pour se lancer dans l&rsquo;aventure, ou plut\u00f4t dans l&rsquo;exploration de cette aventure dont les \u00e9pisodes sont la rencontre, le coup de foudre, la vie en commun, le mariage, les enfants \u00e0 int\u00e9grer dans ce qui d&rsquo;un couple devient une famille recompos\u00e9e, mais aussi tous ces instantan\u00e9s dialogu\u00e9s \u00e0 deux, o\u00f9 apparaissent les diff\u00e9rences ou les divergences. Mais de toutes celles-ci l&rsquo;amour et l&rsquo;humour font bien vite table rase. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y a chez Floc&rsquo;h une inspiration n\u00e9e du bonheur qui fait de ce volume quatre-vingt pages d&rsquo;\u00e9motion. Chaque dessin, chaque r\u00e9partie, chaque dialogue enchantent le lecteur qui ne r\u00e9siste pas, une fois la premi\u00e8re lecture achev\u00e9e, \u00e0 y revenir. Il se rend compte alors que le gisement de tendresse ne s&rsquo;\u00e9puise pas. Au contraire, \u00e0 chaque relecture, un d\u00e9tail prend une force nouvelle, une r\u00e9plique d\u00e9couvre sa polys\u00e9mie, une gestuelle, un trait, un visage renouvellent le plaisir de partager une histoire d&rsquo;amour et de la faire n\u00f4tre. <em>La femme de ma vie<\/em> vient ainsi compl\u00e9ter les vies de l&rsquo;auteur que nous avions d\u00e9j\u00e0 lues et relues. Ce dernier titre en date (il y en aura d&rsquo;autres, nous en faisons le pari!) nous r\u00e9v\u00e8le ainsi cette facult\u00e9 irrempla\u00e7able des grands livres: nous d\u00e9montrer, gr\u00e2ce \u00e0 ce viatique litt\u00e9raire et graphique, que nous ne sommes pas seuls \u00e0 la vivre, cette vie! <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Jauniaux, le 4 f\u00e9vrier 2021.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons interview\u00e9s Floc&rsquo;h par le biais d&rsquo;internet, la pand\u00e9mie et le confinement qu&rsquo;elle impose, nous ayant interdit la rencontre dans le monde r\u00e9el. En \u00e9crivant ces lignes, nous nous rendons compte que <em>La femme de ma vie<\/em>, comme les autres \u00ab\u00a0vies\u00a0\u00bb de Floc&rsquo;h, nous restituent une  part salutaire d&rsquo;all\u00e9gresse dont nous privent la Covid-19 et ses variants. En m\u00eame temps que les vaccins \u00e0 venir, ne faudrait-il pas prescrire des livres? Au premier rang desquels celui-ci et les autres \u00ab\u00a0vies de Floc&rsquo;h\u00a0\u00bb ? La r\u00e9ponse, affirmative, est dans la question bien s\u00fbr!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Floc&#039;h r\u00e9pond aux questions de Jean Jauniaux \u00e0 propos de son dernier livre &quot;La femme de ma vie&quot;\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/HglOmmaKpIA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.ledilettante.com\/product\/la-femme-de-ma-vie\/\">Sur le site de l&rsquo;\u00e9diteur:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><em>De l\u2019auteur, qu\u2019on ne pr\u00e9sente plus, on dira que c\u2019est un classique, et qu\u2019en cela il est r\u00e9solument moderne. Quant \u00e0\u00a0\u00bb&nbsp;La femme de ma vie&nbsp;\u00ab\u00a0, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une influence r\u00e9ciproque. Un livre id\u00e9aliste qui d\u00e9peint deux personnes heureuses de vivre et de s\u2019aimer, en 80 pages, 76 images, et pour la vie enti\u00e8re. <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a chez Floc&rsquo;h une vocation au bonheur dont chacun de ses derniers livres t\u00e9moigne avec une gr\u00e2ce et&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3991,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,4],"tags":[26,28,25],"class_list":["post-3989","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","category-litterature-dailleurs","tag-edmond-morrel","tag-floch","tag-jean-jauniaux","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3989","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3989"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3989\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4012,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3989\/revisions\/4012"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3991"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3989"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3989"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3989"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}