{"id":3938,"date":"2021-01-08T13:57:38","date_gmt":"2021-01-08T12:57:38","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3938"},"modified":"2021-01-08T13:57:39","modified_gmt":"2021-01-08T12:57:39","slug":"larticle-de-victor-hugo-a-bruxelles-par-marc-meganck-aux-editions-lamiroy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3938","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0L&rsquo;Article de&#8230;\u00a0\u00bb:  Victor Hugo \u00e0 Bruxelles,  par Marc Meganck aux Editions Lamiroy"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"602\" height=\"260\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-13.04.53.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3940\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-13.04.53.png 602w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-13.04.53-300x130.png 300w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-13.04.53-200x86.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 602px) 100vw, 602px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nouvelle venue dans la biblioth\u00e8que des <a href=\"http:\/\/LIVRESSE Lamiroy hugo meganck   Nouveau venu dans la biblioth\u00e8que des Editions Lamiroy, cette s\u00e9rie compl\u00e8te le catalogue compos\u00e9 de romans, des Opuscules, - d\u00e9clin\u00e9s en diff\u00e9rentes variantes (Cr\u00e9puscules, Adopuscules)- et d\u2019autres parutions comme le recueil de po\u00e9sie de Marc Danval (INTW). Les \u00ab L\u2019article \u00bb prennent petit \u00e0 petit leur place dans les rayonnages d\u2019ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence litt\u00e9raire. Apr\u00e8s un Stephen King : Le plus grand \u00e9crivain du monde ? (Gorian Delp\u00e2ture - octobre 2020), un Jacques De Decker : L'immortel de l'Acad\u00e9mie royale de Belgique ( V\u00e9ronique Bergen - novembre 2020), un Arno : Le roi des Belges  (Thierry Coljon - d\u00e9cembre 2020), voici le dernier ouvrage paru, le Victor Hugo de Marc Meganck qui para\u00eet en janvier de cette ann\u00e9e et \u00e9voque  Les ann\u00e9es d'exil et d'\u00e9criture \u00e0 Bruxelles La collection est dirig\u00e9e par Maxime Lamiroy (que nous avions rencontr\u00e9 aux premiers jours de la nouvelle maison d\u2019\u00e9dition Lamiroy lanc\u00e9e par son p\u00e8re, Eric Lamiroy (INTW) et se pr\u00e9sente sous le label \u00ab Magazine mensuel litt\u00e9raire \u00bb. Il est vrai qu\u2019il s\u2019agit bien de cela, un magazine publi\u00e9 chaque mois, amis il s\u2019agit aussi d\u2019entendre le mot \u00ab litt\u00e9raire \u00bb dans sa double d\u00e9signation. Est ainsi d\u00e9crit l\u2019objet de la parution, mais aussi sa fa\u00e7on, litt\u00e9raire, d\u2019aborder ces portraits d\u2019\u00e9crivains aussi vari\u00e9s que ceux qui les \u00e9voque dans ces textes courts, au format familier. Le Victor Hugo de Marc Meganck confirme cette observation \u00e0 la lecture de ce r\u00e9cit all\u00e8gre qui nous fait le r\u00e9cit des s\u00e9jours \u00e0 Bruxelles et en Belgique de celui qui viendra achever \u00e0 Waterloo son \u0153uvre ma\u00eetresse, Les Mis\u00e9rables.  Nous ne citerons pas ici les \u00e9pisodes et les lieux que nous raconte Meganck , mais nous vous laissons d\u00e9couvrir ceux-ci et nous faisons le pari que, comme nous, vous emporterez avec vous ce livre de petit format, en guise de guide-conteur. Gageons aussi que vous aurez \u00e0 c\u0153ur de lir- ne fut-ce que quelques pages \u2013 de celui qui fit publier en Belgique une des plus grands monuments de la litt\u00e9rature, Les Mis\u00e9rables.  Jean Jauniaux https:\/\/lamiroy.net\/collections\/vitrine\/products\/larticle-04-victor-hugo   La Belgique est une terre d'exil, o\u00f9 vit le peuple d\u2019Oubli. L'article de Marc Meganck ne nous rem\u00e9more pas les instants pass\u00e9s de Victor Hugo \u00e0 Bruxelles, il nous les conte et nous les entendons pour la premi\u00e8re fois. Ces noms de rues famili\u00e8res du centre, anim\u00e9es autrefois d'\u00eatres m\u00e9di\u00e9vaux et de sentiments r\u00e9volutionnaires, la vindicte populaire belge, les banquets aristocratiques de l'impasse du Parc, et l'architecture \u00e9blouissante de Sainte-Gudule, de la Grand-Place ou des Galeries royales Saint-Hubert que nous ne pourrons jamais appr\u00e9cier avec les yeux enchant\u00e9s du premier touriste, toutes ces choses nous entourent et sont une partie de nous. Il est grand temps d'enlever le voile centenaire d'incuriosit\u00e9 dont nous avons recouvert notre t\u00eate et notre pays.  extrait  L\u2019exil est une esp\u00e8ce de longue insomnie Victor Hugo, Oc\u00e9an. Tas de pierres  \u00cele de Guernesey, 49\u00b027\u2019\u2002nord, 2\u00b035\u2019\u2002ouest. Fin mars 1861. Victor Hugo est dans son look out, la grande verri\u00e8re panoramique de sa somptueuse demeure, Hauteville House. Il ne se lasse pas de la vue sur Saint-Pierre-Port : les jardins qui descendent vers la mer, la baie o\u00f9 il va r\u00e9guli\u00e8rement se baigner, le port prot\u00e9g\u00e9 par le ch\u00e2teau Cornet, au loin les \u00eeles d\u2019Herm et de J\u00e9thou, plus loin encore celles de Sercq, Aurigny et Jersey, et par temps clair, les c\u00f4tes de France \u00e0 l\u2019horizon\u2026 Et c\u2019est le cas aujourd\u2019hui. La m\u00e9t\u00e9o est cl\u00e9mente. Le large, l\u2019infini, la lumi\u00e8re. Tout est r\u00e9uni pour l\u2019\u00e9vasion, le voyage int\u00e9rieur, la litt\u00e9rature.  Ayant fui Bruxelles en 1852, Victor Hugo est arriv\u00e9 \u00e0 Guernesey le 31 octobre 1855, apr\u00e8s un s\u00e9jour de quelques ann\u00e9es \u00e0 Jersey d\u2019o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9. Voil\u00e0 dix ans qu\u2019il est frapp\u00e9 de proscription, depuis ses attaques virulentes contre Napol\u00e9on III et le Second Empire. Pourquoi les \u00eeles anglo-normandes ? Parce que s\u2019il a choisi de se mettre sous la protection de l\u2019Angleterre, Hugo n\u2019a jamais voulu s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Londres avec les autres proscrits fran\u00e7ais parmi lesquels r\u00e9gnait une trop grande m\u00e9sentente. Il incarnera la R\u00e9publique seul sur \u00ab son rocher \u00bb, assumant sa posture d\u2019\u00e9crivain en exil. \u00c0 Guernesey, il est d\u00e9sormais chez lui.  L\u2019\u00eele est essentielle pour la compr\u00e9hension de l\u2019homme et de son \u0153uvre :  \u00ab Aujourd\u2019hui, dans une \u00eele, en butte aux eaux sombres [\u2026] J\u2019erre, et de l\u2019horizon je suis la voix sinistre. \u00bb (Les Contemplations, 1856)\">Editions Lamiroy<\/a>, le magazine mensuel \u00ab\u00a0L&rsquo;article de&#8230;\u00a0\u00bb  compl\u00e8te le catalogue compos\u00e9 de romans, (<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=850\">ainsi le premier roman d&rsquo;Eric Russon avait paru sous l&rsquo;enseigne Lamiroy , nous l&rsquo;avions interview\u00e9 alors<\/a>)  d&rsquo; <em>Opuscules<\/em>, &#8211; d\u00e9clin\u00e9s en diff\u00e9rentes variantes (<em>Cr\u00e9puscules<\/em>, <em>Adopuscules)<\/em>&#8211; et d\u2019autres parutions, hors collections,  comme le recueil de po\u00e9sie de <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1519\">Marc Danval (Nous avions interview\u00e9 celui-ci \u00e0 la parution du livre)<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premiers volumes de <em>\u00a0L\u2019article de &#8230;\u00a0<\/em> prennent place dor\u00e9navant dans les rayonnages d\u2019ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence litt\u00e9raire. Apr\u00e8s un <em>Stephen King : Le plus grand \u00e9crivain du monde ? (<\/em>Gorian Delp\u00e2ture &#8211; octobre 2020), un <em>Jacques De Decker : L&rsquo;immortel de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Belgique <\/em>( V\u00e9ronique Bergen &#8211; novembre 2020), un <em>Arno : Le roi des Belges <\/em>\u00a0(Thierry Coljon &#8211; d\u00e9cembre 2020), voici le dernier ouvrage paru, le <em>Victor Hugo<\/em> de Marc Meganck qui para\u00eet en janvier de cette ann\u00e9e et \u00e9voque \u00a0<em>Les ann\u00e9es d&rsquo;exil et d&rsquo;\u00e9criture \u00e0 Bruxelles<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-12.55.16.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3939\" width=\"189\" height=\"268\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-12.55.16.png 446w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-12.55.16-212x300.png 212w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Capture-decran-2021-01-08-a-12.55.16-200x283.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 189px) 100vw, 189px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La collection est dirig\u00e9e par Maxime Lamiroy,  \u00e9crivain, sp\u00e9cialiste et passionn\u00e9 de litt\u00e9rature et langue russes  (<a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3211\">que nous avions rencontr\u00e9 aux premiers jours de la nouvelle maison d\u2019\u00e9dition Lamiroy lanc\u00e9e par son p\u00e8re, Eric Lamiroy <\/a>). Il a d&rsquo;ailleurs  cr\u00e9\u00e9 une passionnante  <a href=\"https:\/\/lamiroy.net\/collections\/kniga\">collection d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la litt\u00e9rature russe <em>Kniga<\/em><\/a>.   <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Magazine litt\u00e9raire mensuel\u00a0\u00bb: c&rsquo;est sous cette qualification qu&rsquo;appara\u00eet la s\u00e9rie <em>L&rsquo;article de&#8230;<\/em>. Il s\u2019agit bien de cela en effet. Mais il convient de donner au mot \u00ab\u00a0litt\u00e9raire\u00a0\u00bb une double destination. Est ainsi d\u00e9crit le sujet de la parution, mais aussi sa fa\u00e7on, litt\u00e9raire, d\u2019aborder les portraits d\u2019\u00e9crivains aussi vari\u00e9s que ceux qui les \u00e9voque dans ces textes courts, au format familier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <em>Victor Hugo<\/em> de Marc Meganck confirme cette observation \u00e0 la lecture de ce r\u00e9cit all\u00e8gre qui nous fait le r\u00e9cit des s\u00e9jours \u00e0 Bruxelles et en Belgique de celui qui viendra achever \u00e0 Waterloo son \u0153uvre ma\u00eetresse, <em>Les Mis\u00e9rables.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous ne citerons pas ici les \u00e9pisodes et les lieux que nous raconte Meganck , mais nous vous laissons d\u00e9couvrir ceux-ci et nous faisons le pari que, comme nous, vous emporterez avec vous ce livre de petit format, en guise de guide-conteur. Gageons aussi que vous aurez \u00e0 c\u0153ur de lire &#8211; ne fut-ce que quelques pages \u2013 de celui qui fit publier en Belgique un des plus grands monuments de la litt\u00e9rature, <em>Les Mis\u00e9rables.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici comment le directeur de cette nouvelle collection pr\u00e9sente le volume 4 de la s\u00e9rie: <em>La Belgique est une terre d&rsquo;exil, o\u00f9 vit le peuple d\u2019Oubli. L&rsquo;article de Marc Meganck ne nous rem\u00e9more pas les instants pass\u00e9s de Victor Hugo \u00e0 Bruxelles, il nous les conte et nous les entendons pour la premi\u00e8re fois. Ces noms de rues famili\u00e8res du centre, anim\u00e9es autrefois d&rsquo;\u00eatres m\u00e9di\u00e9vaux et de sentiments r\u00e9volutionnaires, la vindicte populaire belge, les banquets aristocratiques de l&rsquo;impasse du Parc, et l&rsquo;architecture \u00e9blouissante de Sainte-Gudule, de la Grand-Place ou des Galeries royales Saint-Hubert que nous ne pourrons jamais appr\u00e9cier avec les yeux enchant\u00e9s du premier touriste, toutes ces choses nous entourent et sont une partie de nous. Il est grand temps d&rsquo;enlever le voile centenaire d&rsquo;incuriosit\u00e9 dont nous avons recouvert notre t\u00eate et notre pays.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Permettez-nous de nous souvenir de <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3373\">l&rsquo;interview de Victor Hugo (lui-m\u00eame en personne&#8230; sourions-nous)  que nous avions enregistr\u00e9e nagu\u00e8re. <\/a>La voix de Hugo \u00e9tait celle de Jean Lacroix, qui avait compos\u00e9 le texte de cet entretien dont les r\u00e9ponses \u00e9taient extraites de textes de l&rsquo;auteur de <em>Choses vues. <\/em>Nous avions pos\u00e9 les questions laissant \u00e0 Jean Lacroix la voix de Hugo \u00e9voquant l&rsquo;Union europ\u00e9enne, la monnaie unique, et le regret d&rsquo;avoir appris la destruction de l&rsquo;H\u00f4tel des Colonnes, o\u00f9 il s\u00e9journait \u00e0 Waterloo lorsqu&rsquo;il vint y terminer le r\u00e9cit de la bataille que l&rsquo;on peut lire dans <em>Les Mis\u00e9rables. <\/em>In\u00e9puisable source de r\u00e9flexion, Hugo d\u00e9montrait une nouvelle fois les fulgurances de sa pens\u00e9e visionnaire et de son engagement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel, le 8 janvier 2021 <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.marcmeganck.be\">Sur le site de l&rsquo;auteur, l&rsquo;\u00e9crivain et historien <strong>Marc Meganck<\/strong> se pr\u00e9sente ainsi:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>La d\u00e9ambulation urbaine, le voyage, le microcosme des bistrots de quartier o\u00f9 j&rsquo;\u00e9cris, o\u00f9 j&rsquo;observe notre humanit\u00e9. La qu\u00eate des origines, la n\u00f4tre\u00a0et celle des lieux qu&rsquo;on occupe, qu&rsquo;on pratique au quotidien.\u00a0Les villes, ce qu&rsquo;elles produisent de meilleur et de plus d\u00e9testable. L&rsquo;ombre et la lumi\u00e8re. La fureur et le silence qui suit. Les mots qui sauvent ou d\u00e9sar\u00e7onnent. La litt\u00e9rature au sens large et libre. Une r\u00e9volte int\u00e9rieure et un d\u00e9sarroi face \u00e0 ce monde fou. Voil\u00e0 quelques-uns de mes th\u00e8mes de pr\u00e9dilection. Le tout au subjectif&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><a href=\"https:\/\/lamiroy.net\">Sur le site de Lamiroy:<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Belgique est une terre d&rsquo;exil, o\u00f9 vit le peuple d\u2019Oubli. L&rsquo;article de Marc Meganck ne nous rem\u00e9more pas les instants pass\u00e9s de Victor Hugo \u00e0 Bruxelles, il nous les conte et nous les entendons pour la premi\u00e8re fois. Ces noms de rues famili\u00e8res du centre, anim\u00e9es autrefois d&rsquo;\u00eatres m\u00e9di\u00e9vaux et de sentiments r\u00e9volutionnaires, la vindicte populaire belge, les banquets aristocratiques de l&rsquo;impasse du Parc, et l&rsquo;architecture \u00e9blouissante de Sainte-Gudule, de la Grand-Place ou des Galeries royales Saint-Hubert que nous ne pourrons jamais appr\u00e9cier avec les yeux enchant\u00e9s du premier touriste, toutes ces choses nous entourent et sont une partie de nous. Il est grand temps d&rsquo;enlever le voile centenaire d&rsquo;incuriosit\u00e9 dont nous avons recouvert notre t\u00eate et notre pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extrait<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00cele de Guernesey, 49\u00b027\u2019\u2002nord, 2\u00b035\u2019\u2002ouest. Fin mars 1861. Victor Hugo est dans son look out, la grande verri\u00e8re panoramique de sa somptueuse demeure, Hauteville House. Il ne se lasse pas de la vue sur Saint-Pierre-Port : les jardins qui descendent vers la mer, la baie o\u00f9 il va r\u00e9guli\u00e8rement se baigner, le port prot\u00e9g\u00e9 par le ch\u00e2teau Cornet, au loin les \u00eeles d\u2019Herm et de J\u00e9thou, plus loin encore celles de Sercq, Aurigny et Jersey, et par temps clair, les c\u00f4tes de France \u00e0 l\u2019horizon\u2026 Et c\u2019est le cas aujourd\u2019hui. La m\u00e9t\u00e9o est cl\u00e9mente. Le large, l\u2019infini, la lumi\u00e8re. Tout est r\u00e9uni pour l\u2019\u00e9vasion, le voyage int\u00e9rieur, la litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ayant fui Bruxelles en 1852, Victor Hugo est arriv\u00e9 \u00e0 Guernesey le 31 octobre 1855, apr\u00e8s un s\u00e9jour de quelques ann\u00e9es \u00e0 Jersey d\u2019o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9. Voil\u00e0 dix ans qu\u2019il est frapp\u00e9 de proscription, depuis ses attaques virulentes contre Napol\u00e9on III et le Second Empire. Pourquoi les \u00eeles anglo-normandes ? Parce que s\u2019il a choisi de se mettre sous la protection de l\u2019Angleterre, Hugo n\u2019a jamais voulu s\u2019\u00e9tablir \u00e0 Londres avec les autres proscrits fran\u00e7ais parmi lesquels r\u00e9gnait une trop grande m\u00e9sentente. 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