{"id":3491,"date":"2009-12-22T13:34:50","date_gmt":"2009-12-22T12:34:50","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3491"},"modified":"2020-11-16T14:04:46","modified_gmt":"2020-11-16T13:04:46","slug":"une-ecole-en-terre-daccueil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3491","title":{"rendered":"Une \u00e9cole en terre d\u2019accueil"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Un film de Roger Beeckmans\u00a0: le regard humaniste d\u2019un cin\u00e9aste engag\u00e9<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entrer dans un film de Roger Beeckmans repr\u00e9sente toujours un apprentissage humaniste, une le\u00e7on de tol\u00e9rance (c\u2019\u00e9tait d\u2019ailleurs le titre d\u2019un pr\u00e9c\u00e9dent film du cin\u00e9aste) et un enrichissement de l\u2019intelligence et du coeur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce film-ci ne fait pas exception \u00e0 la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le g\u00e9n\u00e9rique s\u2019ouvre sur des images de la mer du Nord. Du moins est-ce celle-l\u00e0 que je vois, spectateur belge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais l\u2019image est aussi m\u00e9taphore. Celle du recommencement indispensable exig\u00e9 par chaque nouveau venu dans l\u2019\u00e9cole que filme Roger Beeckmans. Celle de l\u2019acharnement aussi malgr\u00e9 les temp\u00eates et les al\u00e9as. Celle enfin, s\u2019il s\u2019agit de la mer du Nord, des exils interrompus vers l\u2019Angleterre. Nous avons tous pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019esprit ces t\u00e9moignages provenant de Sangatte, de la \u00ab\u00a0Jungle\u00a0\u00bb nettoy\u00e9e par les forces de l\u2019ordre, du Centre d\u2019Accueil ferm\u00e9 trois ans plus t\u00f4t sur ce m\u00eame lambeau de sable d\u2019o\u00f9 on voit les falaises de craie du Royaume Uni. S\u2019il ne s\u2019agit pas de la mer du Nord, surgiront les images anciennes des Boat People du Vietnam, des paysans Albanais sur des coquilles de noix chavirant au large des c\u00f4tes d\u2019Italie, des jeunes Marocains naufrag\u00e9s \u00e0 l\u2019approche de Gibraltar&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Roger Beeckmans n\u2019a peut-\u00eatre pas song\u00e9 \u00e0 ces images-l\u00e0 que j\u2019invente et qui m\u2019envahissaient lorsque j\u2019assistai \u00e0 la projection dans une des salles de l\u2019\u00e9cole o\u00f9 il avait plant\u00e9 sa cam\u00e9ra pendant un an. La formulation est inappropri\u00e9e s\u2019agissant de Beeckmans&nbsp;: il ne \u00ab\u00a0plante\u00a0\u00bb pas sa cam\u00e9ra, il l\u2019offre comme on donne la parole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce film, il s\u2019est mis aux aguets de ce que l\u2019\u00e9cole peut offrir \u00e0 ces jeunes gens venus de cultures et d\u2019horizons que l\u2019on dit \u00ab\u00a0\u00e9trangers\u00a0\u00bb. Il \u00e9coute, il suscite, il encourage les t\u00e9moignages de ces jeunes gens dont l\u2019\u00e9cole est devenue le premier instrument d\u2019int\u00e9gration dans un environnement dont certains ignoraient la langue lorsqu\u2019ils y sont arriv\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plupart sont des enfants de la seconde g\u00e9n\u00e9ration, ceux n\u00e9s des immigr\u00e9s venus en Europe dans les ann\u00e9es soixante, ann\u00e9es de prosp\u00e9rit\u00e9, de progr\u00e8s, de d\u00e9veloppement industriel et \u00e9conomique. (On se souviendra de ce qu\u2019\u00e9crivait Tahar ben Jelloun par exemple pour \u00e9voquer la condition de cette immigration-l\u00e0. Aujourd\u2019hui, dans son dernier roman, \u00ab\u00a0Au pays\u00a0\u00bb, il nous dit, par la fiction romanesque, ce qu\u2019ils sont devenus, ces ouvriers livr\u00e9s \u00e0 la retraite et souvent au d\u00e9racinement irr\u00e9m\u00e9diable ici et l\u00e0-bas.)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le film de Beeckmans, on \u00e9coute ces jeunes femmes et ces jeunes hommes d\u00e9m\u00ealer les attaches dont ils sont faits, chercher une voie m\u00e9diane qui r\u00e9concilierait les forces contraires, celles de leur origine, celle de leur pr\u00e9sent&nbsp;: la tradition familiale, la culture du pays d\u2019origine, le regard sur la position de la femme si \u00e9loign\u00e9e ici de ce qu\u2019elle est souvent l\u00e0-bas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On les \u00e9coute et on s\u2019aper\u00e7oit que c\u2019est la premi\u00e8re fois que cela nous arrive. Et c\u2019est cela sans doute la fonction essentielle du cin\u00e9ma comme le pratique Roger Beeckmans, il nous donne \u00e0 voir, \u00e0 entendre, mais surtout \u00e0 penser. Il nous invite sans nous y forcer \u00e0 repenser notre appr\u00e9hension de l\u2019autre, \u00e0 modifier le regard que nous portons sur lui, \u00e0 prendre en compte son histoire et sa personnalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais Beeckmans n\u2019est pas candide. Il n\u2019escamote pas la complexit\u00e9 des choses. C\u2019est sans doute cela qui rend son film particuli\u00e8rement pertinent et opportun dans notre \u00e9poque o\u00f9 l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re l\u2019amalgame \u00e0 la diversit\u00e9, et d\u00e9signer le bouc \u00e9missaire plut\u00f4t que d\u2019identifier le faisceau des responsabilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En nous invitant \u00e0 emprunter ce chemin-l\u00e0 qui m\u00eale le coeur, le regard et l\u2019\u00e9coute, Roger Beeckmans fait oeuvre de citoyen du monde autant que de cin\u00e9aste. Et il excelle dans chacune des ces vocations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/open.spotify.com\/episode\/704lhitpWOEvFZaR8wfLho?si=1MY-a2osRW67Q8EbBW1miQ\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: Une \u00e9cole en terre d\u2019accueil un film de Roger Beeckmans : le regard humaniste d\u2019un cin\u00e9aste engag\u00e9 2\/3\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/0dPctVllnvmprEUJKq9BCY?si=Soy9x0HhQQ6Fv8FHNo4e7Q\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: Une \u00e9cole en terre d\u2019accueil un film de Roger Beeckmans : le regard humaniste d\u2019un cin\u00e9aste engag\u00e9 3\/3\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/1fViUFQJUktjs8AXKAaPtB?si=kgU6EZ5SQXmY51GlSpAm8g\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le 4 janvier 22h la UNE RTBF<\/strong>&nbsp;diffuse \u00ab&nbsp;Une \u00e9cole en terre d\u2019accueil&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film est disponible en&nbsp;<strong>location pour les enseignants<\/strong>&nbsp;\u00e0&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.cinematheque.cfwb.be\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">la Cin\u00e9math\u00e8que de la communaut\u00e9 fran\u00e7aise de Belgique<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contact<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bernadette Gillis 02 413 37 54<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bernadette.gillis@cfwb.be<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le film est \u00e9galement disponible \u00e0 Wallonie Image Production (<a href=\"http:\/\/www.wip.be\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">WIP<\/a>)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contact&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">info@wip.be<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">t\u00e9l\u00e9phone&nbsp;: 04\/340 10 40<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une&nbsp;<strong>\u00e9dition DVD est en pr\u00e9paration<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contact&nbsp;: Image Cr\u00e9ation.com<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">imagemartine@skynet.be<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">02 218 28 16<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>En guise de&nbsp;<strong>post-scriptum<\/strong>&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le hasard et le z\u00e8le de la poste, ces synchronicit\u00e9s inattendues, font que je re\u00e7ois au moment d\u2019\u00e9crire cette chronique, une livraison de la revue de&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.charles-plisnier.net\/fondation\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">l\u2019Association Charles Plisnier<\/a>&nbsp;dat\u00e9e de septembre 2009. Y figure une pr\u00e9sentation d\u2019une des derniers livres de Assia Djebar. Cette \u00e9crivain(e) Alg\u00e9rienne est membre de l\u2019Acad\u00e9mie Royale de Langue et de Litt\u00e9rature fran\u00e7aises en Belgique et, depuis peu, a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue sous la Coupole, l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise. La revue \u00e9voque le livre \u00ab\u00a0Ces voix qui m\u2019assi\u00e8gent\u00a0\u00bb (Albin Michel), un livre capital dans la bibliographie impressionnante de celle que son compatriote Tahar Djaout dit qu\u2019elle \u00e9tait&nbsp;<em>\u00ab\u00a0la plus importante femme \u00e9crivain du Maghreb\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur le sentiment de l\u2019exil, Assia Djebar a cette formule qui entre si bien en r\u00e9sonance avec le film de Beeckmans&nbsp;:&nbsp;\u00ab\u00a0Maghr\u00e9bins de France, de Belgique, de Hollande, Pakistanais d\u2019Angleterre, Turcs d\u2019Allemagne vivent leur m\u00e9tissage mouvant comme un mariage forc\u00e9&nbsp;: ils perdent au jour le jour, eux mais davantage leurs enfants, un peu plus de leur langue d\u2019origine, maille apr\u00e8s maille, silence apr\u00e8s silence, et ils s\u2019\u00a0\u00bbexpriment\u00a0\u00bb &#8211; c\u2019est \u00e0 dire ils \u00e9crivent, ils parlent, ils tentent de dialoguer- dans la langue de l\u2019hospitalit\u00e9 contrainte et fluctuante.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Sur le site du&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.wip.be\/index.php?l=fr&amp;p=movie:3170002\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">producteur du film<\/a>&nbsp;:<br><\/strong><br>\u00ab\u00a0Ce film rassemble des discussions en classe et des t\u00e9moignages d\u2019adolescents issus de l\u2019\u00e9migration. Ils se sont exprim\u00e9s en toute libert\u00e9. Certains d\u2019entre eux sont n\u00e9s en Belgique. Se sentent-ils Belges pour autant&nbsp;? La question reste souvent sans r\u00e9ponse, m\u00eame s\u2019ils affirment sans h\u00e9siter qu\u2019ils aiment vivre en Belgique, qu\u2019ils esp\u00e8rent y trouver du travail et fonder une famille.<br>Fonder une famille ram\u00e8ne \u00e0 la culture et \u00e0 la religion.<br>J\u2019ai d\u00e9couvert, sans v\u00e9ritable surprise d\u2019ailleurs, que les mots LAICITE,MIXITE,EGALITE n\u2019ont pas le m\u00eame sens au fronton des \u00e9coles et sous les minarets des mosqu\u00e9es.<br>Des gar\u00e7ons m\u2019ont dit qu\u2019ils n\u2019\u00e9pouseraient jamais une fille d\u2019ici, trop lib\u00e9r\u00e9e \u00e0 leurs yeux, et qu\u2019ils iraient chercher leur femme au village. Des jeunes filles ont r\u00e9pondu qu\u2019aujourd\u2019hui les filles dans les villages ont \u00e9volu\u00e9, qu\u2019elles ne sont plus pr\u00eates \u00e0 \u00ab&nbsp;fermer leur bouche&nbsp;\u00bb. Deux filles ont accept\u00e9 d\u2019\u00eatre film\u00e9es \u00e0 condition de pouvoir garder leur voile. Elles ont choisi de le porter par soumission \u00e0 Dieu et non aux hommes. Elles estiment ne pas avoir \u00e0 recevoir de le\u00e7ons des gar\u00e7ons.<br>A propos de mixit\u00e9 et d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre filles et gar\u00e7ons, le chemin est encore long \u00e0 parcourir. Il suffit d\u2019entendre les avis des gar\u00e7ons et d\u2019observer comment filles et gar\u00e7ons occupent l\u2019espace dans une classe. Comme \u00e0 la messe autrefois, \u00e0 la synagogue et \u00e0 la mosqu\u00e9e aujourd\u2019hui, les filles se regroupent d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les gar\u00e7ons de l\u2019autre. Afin que les gar\u00e7ons ne soient troubl\u00e9s par la pr\u00e9sence des filles. Personne ne semble pr\u00e9occup\u00e9 par le trouble des filles lorsqu\u2019elles s\u2019assoient \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des gar\u00e7ons.<br>Les \u00e9l\u00e8ves d\u2019&nbsp;\u00bbune le\u00e7on de tol\u00e9rance&nbsp;\u00bb ont grandi. Ils ont quitt\u00e9 le monde de l\u2019enfance et atteint cet \u00e2ge que les adultes qualifient d\u2019ingrat. Ils se posent les questions que se posent tous les adolescents, aussi ceux issus de l\u2019\u00e9migration&nbsp;:<br>Est-ce plus difficile pour Mohammed que pour Pierre, Paul ou Jacques de mener \u00e0 bien des \u00e9tudes et de trouver du travail&nbsp;?<br>Comment choisir entre le Coran et la Raison&nbsp;?<br>Quel sens donner aux mots citoyennet\u00e9, identit\u00e9&nbsp;?<br>Brecht a dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;quand le rideau se ferme, les questions restent ouvertes&nbsp;\u00bb.<br>Il en est ainsi dans ce documentaire. \u00a0\u00bb Roger Beeckmans<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un film de Roger Beeckmans\u00a0: le regard humaniste d\u2019un cin\u00e9aste engag\u00e9 Entrer dans un film de Roger Beeckmans repr\u00e9sente toujours&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3492,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-3491","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entre-les-lignes","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3491","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3491"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3491\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3493,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3491\/revisions\/3493"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3492"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3491"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3491"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3491"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}