{"id":3004,"date":"2015-12-03T12:13:33","date_gmt":"2015-12-03T11:13:33","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3004"},"modified":"2020-11-10T12:18:32","modified_gmt":"2020-11-10T11:18:32","slug":"carmela-locantore-raconter-au-feminin-limmigration-italienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=3004","title":{"rendered":"Carmela Locantore : raconter au f\u00e9minin l\u2019immigration italienne"},"content":{"rendered":"\n<p>En cette p\u00e9riode o\u00f9 le radicalisme et le terrorisme ont fait sombrer dans l\u2019oubli provisoire les grands mouvements migratoires qui faisaient la une au d\u00e9but de l\u2019automne, le spectacle de Carmela Locantore est autant historique qu\u2019actuel. A travers l\u2019\u00e9vocation des migrants italiens des ann\u00e9es 50 dans le Borinage, la com\u00e9dienne-auteure redonne la parole \u00e0 ses parents, et \u00e0 travers eux \u00e0 chacun des migrants, d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et de demain. Son spectacle se donne le 9 d\u00e9cembre au Th\u00e9\u00e2tre des Riches Claires \u00e0 Bruxelles. Nous avons rencontr\u00e9 cette personnalit\u00e9 enti\u00e8re et attachante, qui a travaill\u00e9 avec les plus grands metteurs en sc\u00e8ne de Belgique.<br><strong><br>Edmond Morrel, le 3 d\u00e9cembre 2015<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: Carmela Locantore : raconter au f\u00e9minin l\u2019immigration italienne\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/3jw713j0n7loZl8M9BrsDF?si=Hg6QBMoaSCS88Gb0kgxLgw\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/carmelalocantore.com\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Sur le site de Carmela Locantore&nbsp;:<\/a><br>21, R U E D E S R O S E S<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a deux ans, je me suis mise \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Je d\u00e9sirais rendre hommage \u00e0 ceux qui habitent mon esprit&nbsp;: mes parents.<br>Apr\u00e8s la recherche de bien des titres je lui ai donn\u00e9 l\u2019adresse de la maison familiale&nbsp;: 21, RUE DES ROSES<\/p>\n\n\n\n<p>NOTE D\u2019INTENTION<\/p>\n\n\n\n<p>Par la magie de l\u2019acte th\u00e9\u00e2tral, je fais revivre un temps suspendu, celui de l\u2019enfance o\u00f9 mon existence se r\u00e9sumait, \u00e0 observer les comportements des membres de ma famille et principalement ceux de mon p\u00e8re et de ma m\u00e8re.<br>Comme ces raconteurs d\u2019histoires, \u00ab&nbsp;Cantastorie&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Carrettieri&nbsp;\u00bb, qui parcouraient le sud de l\u2019Italie en solitaire, en passant d\u2019un village \u00e0 l\u2019autre, et plus au Nord, les \u00ab&nbsp;troubadours&nbsp;\u00bb, j\u2019ai choisi de me donner la possibilit\u00e9 de continuer \u00e0 pratiquer l\u2019art de la transmission en voyageant l\u00e9ger.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019\u00e9criture \u00e0 la mise en sc\u00e8ne, je visualise tout ce dont j\u2019aurai besoin, pour partir en tourn\u00e9e avec rien de plus que ce que peut contenir une simple valise \u00e0 roulettes.<br>Cela fait plusieurs ann\u00e9es que je caresse le projet de t\u00e9moigner du quotidien de ma famille&nbsp;; des \u00e9migr\u00e9s italiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous vivions dans une cit\u00e9 nouvelle construite vers 1955, qui rempla\u00e7aient les baraques en t\u00f4les ondul\u00e9es, qui avaient servis de campement pour prisonniers allemands et Russes au sortir de la 2\u00e8me guerre. Cette cit\u00e9 \u00e9tait principalement habit\u00e9e par la masse des travailleurs \u00e9trangers venus en Belgique, extraire le charbon pour moins cher \u00e0 la journ\u00e9e que les autochtones.<br>Il y a plus de 30 ans, Toni SANTOCONO, italien de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, comme moi, qui avait d\u00e9crit cette vie dans les baraquements de la Louvi\u00e8re, et aupr\u00e8s duquel je m\u2019insurgeais de l\u2019absence de tout discours f\u00e9minin dans son livre \u00ab&nbsp;RUE DES ITALIENS&nbsp;\u00bb, m\u2019avait r\u00e9pondu&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais \u00e9crivez, vous aussi, les filles, faites entendre votre voix&nbsp;!&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le travail d\u2019\u00e9criture ordonne un esprit de synth\u00e8se. Je cherchai une continuit\u00e9 logique dans le d\u00e9roulement des sc\u00e8nes entre mes fantasmes et les descriptions de la r\u00e9alit\u00e9 de ce qui fut. Au fur et \u00e0 mesure que j\u2019avan\u00e7ais dans mon r\u00e9cit, j\u2019\u00e9tudiais le texte. Si une phrase, un mot ou m\u00eame toute une page, emp\u00eachait la compr\u00e9hension imm\u00e9diate d\u2019une s\u00e9quence, je la coupais. Je corrigeais inlassablement l\u2019\u00e9criture des plans, des images en me mettant \u00e0 la place des spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai repris la formule qui m\u2019avait si bien r\u00e9ussi lors de l\u2019exp\u00e9rience en solitaire que j\u2019ai v\u00e9cue de 2007 \u00e0 2013 avec le monologue \u00ab&nbsp;UNE PASSION&nbsp;\u00bb que j\u2019avais adapt\u00e9 du roman de Christiane Singer&nbsp;: un lieu, un texte et une actrice et j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;21, RUE DES ROSES&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019HISTOIRE<\/p>\n\n\n\n<p>Une femme&nbsp;: Cariatid\u00e8, p\u00e9n\u00e8tre l\u2019espace des spectateurs. Elle les regarde et leur sourit\u2026 un peu comme si elle les reconnaissait. Quand enfin elle prend la parole, elle devient intarissable. Elle se raconte, elle, l\u2019autre, son amour de la nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Soudain, travers\u00e9e d\u2019un grand \u00e9clat de rire, parce qu\u2019elle vient d\u2019emprunter au XIX\u00e8me si\u00e8cle un langage inusit\u00e9 de nos jours, elle rassure le public&nbsp;: &#8211; Je vous ai fait peur&nbsp;! Vous vous \u00eates dit&nbsp;: celle-l\u00e0, elle va parler comme \u00e7a longtemps&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un mot na\u00eet une m\u00e9lodie&nbsp;: &#8211; Ah&nbsp;! La voici, la voici, la voil\u00e0, celle que mon c\u0153ur aime\u2026 Ah&nbsp;! La voici, la voici, la voil\u00e0, celle que mon c\u0153ur aimera\u2026 Au vert bocage etc.&nbsp;\u00bb. Et elle parvient \u00e0 faire chanter le public, en m\u00eame temps que tourbillonnant sur elle-m\u00eame, son ample jupe se d\u00e9ploie en corolle autour de sa taille\u2026&nbsp;: &#8211; Je suis une fille, je suis une fille&nbsp;! S\u2019\u00e9merveille-t-elle. Sa robe tombe au sol.<\/p>\n\n\n\n<p>Dessous une autre robe qui fait appara\u00eetre un nouveau personnage, sa m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le geste d\u2019une cigarette qu\u2019on allume, elle lui donne un compagnon&nbsp;: son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour les besoins de sa cause, elle les baptise, Arlequin et Colombine.<\/p>\n\n\n\n<p>Et voil\u00e0 que des m\u00e9andres de sa m\u00e9moire surgissent une foule de personnages sur fond de paysage minier&nbsp;; des terrils, des prairies, des maisons en briques rouges, la cit\u00e9 ouvri\u00e8re construite apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre en 1950&nbsp;: La Grande Ch\u00e8nevi\u00e8re. Une cit\u00e9 nouvelle, o\u00f9 Arlequin et Colombine achet\u00e8rent \u00e0 cr\u00e9dit une maison proche des Charbonnages d\u2019Amerc\u0153ur. L\u00e0 o\u00f9 un beau matin du 8 ao\u00fbt 1956, \u00ab&nbsp;la Catastrophe du bois du Cazier&nbsp;\u00bb r\u00e9v\u00e9la au monde occidental, les conditions d\u00e9sastreuses dans lesquelles des mineurs descendaient au fond \u2013 D\u2019ins\u2019 l\u2019 fosse\u2026 dans le trou.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle d\u00e9crit les chemins, les ruelles, les foss\u00e9s, les vaches et les taureaux qui lui faisaient si peur&nbsp;; les voisins&nbsp;: belges, grecs, hongrois\u2026 Les \u00e9pici\u00e8res, Clara, Fernande. Elle nous parle de la lutte des classes, des mineurs belges \u00e9vinc\u00e9s par la strat\u00e9gie du patronat qui alla chercher \u00e0 l\u2019\u00e9tranger une main-d\u2019\u0153uvre moins ch\u00e8re que celle du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle dit le racisme des \u00e9migr\u00e9s entre eux, qui cohabite avec la \u00ab&nbsp;l\u00e9gitime&nbsp;\u00bb x\u00e9nophobie des autochtones.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle dit le sentimentalisme larmoyant des buveurs de bi\u00e8re, la crainte du redout\u00e9 \u00ab&nbsp;agent de quartier&nbsp;\u00bb &#8211; Monsieur Delpire&nbsp;: &#8211; Gare \u00e0 la fronti\u00e8re, Camarades&nbsp;! Se pla\u00eet-il \u00e0 menacer d\u2019un doigt les gar\u00e7onnets qui jouent au ballon pr\u00e8s du jardin de la femme de l\u2019employ\u00e9 communal, qui a bien voulu venir vivre avec eux, pauvres belges, dans cette cit\u00e9 pleine de \u00ab&nbsp;Macaronis&nbsp;\u00bb.<br>Elle se rem\u00e9more les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par la mentalit\u00e9 de certains \u00e9migr\u00e9s, qui g\u00e2chaient la vie des autres \u00e0 force de vouloir maintenir des traditions obsol\u00e8tes par la peur des comm\u00e9rages et du \u00ab&nbsp;qu\u2019en dira-t-on&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Et voil\u00e0 que des mots nous parvient l\u2019odeur &#8211; des rigatonis lourdement charg\u00e9s de parmesan et tout d\u00e9goulinant de sauce tomate\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et elle chante, elle chante, la conteuse, en m\u00eame temps qu\u2019elle p\u00e9trit de la farine m\u00eal\u00e9e d\u2019eau.<br>Sous l\u2019\u0153il des spectateurs elle fait une boule de p\u00e2te. Et tout en continuant son r\u00e9cit, il en sort des &#8211; orecchiette&nbsp;! \u2013 comme on appelle cette forme de coquillettes dans les Pouilles, d\u2019o\u00f9 elle est originaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle raconte que lorsque Colombine \u00e9vitait de donner un baiser \u00e0 Arlequin, le dimanche devant ses enfants quand elle \u00e9gouttait les p\u00e2tes au-dessus de l\u2019\u00e9vier, par ce seul mot qu\u2019elle lui lan\u00e7ait \u2013 fanatico \u2013 son p\u00e8re se transformait aussit\u00f4t en statue de sel.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant toute la dur\u00e9e du spectacle, elle recherchera la signification, ancestrale, souterraine et secr\u00e8te de ce mot \u2013 fanatico, fanatique&nbsp;? Une d\u00e9finition lui sera donn\u00e9e par un couple de p\u00eacheurs calabrais dont elle brosse un savoureux portrait.<\/p>\n\n\n\n<p>Au final, un spectateur privil\u00e9gi\u00e9 parmi le public, recevra les \u00ab&nbsp;orecchiette&nbsp;\u00bb, emball\u00e9es dans un carr\u00e9 de tissu, en m\u00eame temps qu\u2019elle lui dira la recette pour pouvoir les d\u00e9guster tranquillement chez lui.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ESPACE SC\u00c9NIQUE<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019espace du jeu est le protagoniste de ce spectacle&nbsp;: c\u2019est-\u00e0-dire que j\u2019applique une m\u00e9thode qui consiste \u00e0 investir un lieu, lui donner vie sans le transformer, en y ajoutant les quelques \u00e9l\u00e9ments dont j\u2019ai besoin pour la repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<p>LE DECOR<\/p>\n\n\n\n<p>Une table<br>Deux chaises<br>Un seau<br>Deux hauts tabourets\u2026<br>Que je trouve dans le lieu qui m\u2019accueille.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019arrive dans le lieu la veille ou le matin m\u00eame de la repr\u00e9sentation. Je cherche dans les bureaux, les remises, les arri\u00e8res salles et parfois m\u00eame dans les poubelles ce qu\u2019il me faut pour cr\u00e9er un d\u00e9cor.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec le r\u00e9gisseur du lieu s\u2019il y en a un, nous nous pr\u00e9parons \u00e0 la repr\u00e9sentation&nbsp;: lumi\u00e8re, espace\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Si d\u2019aventure, je ne trouve pas ce qu\u2019il me faut pour mener \u00e0 bien la repr\u00e9sentation, j\u2019adapte ma mise en sc\u00e8ne et mes mouvements \u00e0 la structure de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>LES \u00c9CLAIRAGES<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e9\u00e2tre doit \u00eatre enti\u00e8rement \u00e9clair\u00e9 pour que l\u2019actrice puisse d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e \u00eatre en connivence avec le public&nbsp;: un plein feu dans l\u2019espace spectateurs et sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s que l\u2019actrice acc\u00e8de \u00e0 la sc\u00e8ne, le r\u00e9gisseur \u00e9teint la salle et \u00e9claire le plateau d\u2019un rond de lumi\u00e8re au centre.<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019au salut, aucun changement de lumi\u00e8re n\u2019est pr\u00e9vu.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle entre dans cercle de lumi\u00e8re, diam\u00e8tre 2.<br>Les d\u00e9placements vers la coulisse se font dans ce que le cercle laisse de lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>LA BANDE SON<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il y a un r\u00e9gisseur c\u2019est lui qui envoie la musique de la r\u00e9gie, si pas c\u2019est l\u2019actrice qui allume et \u00e9teint un simple lecteur de CD portable.<\/p>\n\n\n\n<p>La bande son se compose de 3 CD.<br>1. Musique de chansons italienne pour l\u2019entr\u00e9e du public.<br>2. \u00c0 l\u2019entracte m\u00eame chose.<br>3. Au salut&nbsp;: une chanson napolitaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Et tout le long du spectacle, l\u2019actrice chante a cappella.<\/p>\n\n\n\n<p>LES COSTUMES<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019actrice les transporte dans sa valise.<br>Trois robes, une \u00e9charpe, des bas rouges, des bottes, des savates en bois, une paire d\u2019escarpins, un tablier, un imperm\u00e9able, un grand drap, des torchons.<br>Et un endroit pour les suspendre.<br>Ils n\u00e9cessitent un fer \u00e0 repasser.<\/p>\n\n\n\n<p>ACCESSOIRES<\/p>\n\n\n\n<p>Deux sacs en osiers, un grand et un petit.<br>Des lunettes de soleil. Une trousse de maquillage avec un rouge \u00e0 l\u00e8vres, un petit miroir et des \u00e9pingles \u00e0 cheveux<br>Un grand drap \u00e0 d\u00e9chirer, trois bocaux contenant, l\u2019un de l\u2019eau, l\u2019autre de la farine, le dernier du sel.<br>Plusieurs torchons, un saladier.<br>Un foulard, de fausses lunettes de vue, une robe tablier, des bottes en caoutchouc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Avis du Public<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Carmela Locantore au Jardin de ma Soeur.<br>Voici encore une com\u00e9dienne qui n\u2019attend pas qu\u2019on vienne la chercher pour se cr\u00e9er un spectacle ahurissant de talent.<br>Travail personnel sur ce qu\u2019elle connait de mieux, \u00e0 savoir les italiens, tous les italiens, ceux de Rome, des Pouilles, de Naples et surtout de Marchiennes avec toutes les couleurs de l\u2019Italie \u00e0 l\u2019ombre des terrils.<br>Et c\u2019est superbe. Elle m\u00e9lange le fran\u00e7ais, le wallon, l\u2019italien et sous-titre en direct les expressions du cru. On croise p\u00e8re et m\u00e8re, De Sica et Marcello avec un \u00e9gal bonheur.<br>Elle m\u2019a bluff\u00e9.<br>Bravo Carmela&nbsp;\u00bb Patrick Hella (Directeur de Casting)<br>\u00ab&nbsp;Je sors du spectacle. J\u2019en suis encore tout \u00e9bloui. Un feu d\u2019artifice&nbsp;! Sans aucune flagornerie, la mise en sc\u00e8ne est parfaite. Quant au texte, il est simplement \u00e9poustouflant, bourr\u00e9 de trouvailles, riche comme du baroque de notre Sud sans ses lourdeurs, du concentr\u00e9 d\u2019intelligence comme dirait un de mes amis \u00e9crivain et ancien journaliste. Cariatide, brava&nbsp;! Asino chi non ti viene a vedere, Carmela. Pour les Carolos&nbsp;: \u00ab\u00a0el s\u00e9 qui n\u2019vint nin v\u00f4 v\u00eer est\u2019un baudet.\u00a0\u00bb Bacioni, betchs.&nbsp;\u00bb Lorenzo Cecchi (Auteur de fictions)<br>\u00ab&nbsp;Chers amis, je ne r\u00e9siste pas au bonheur de vous faire partager mon coup de c\u0153ur&nbsp;:<br>Carmela Locantore r\u00e9alise dans son dernier spectacle le miracle de nous faire palpiter avec sensualit\u00e9, po\u00e9sie, rythme endiabl\u00e9, engagement, suavit\u00e9, humour et profondeur au r\u00e9cit des chapitres passionnants de son v\u00e9cu de fille de mineur \u00e0 Marcinelle. Il faut courir jouir de ses brisures, de ses chants, de son charme et de ses coups de gueule \u00e0 l\u2019italienne et de ses patois&nbsp;; vibrer de ses acc\u00e8s ritals, de son \u00e9motion contenue, de son tempo dramatique men\u00e9 en prima donna. Quelle noblesse&nbsp;! Quel chien de \u00ab\u00a0femmena\u00a0\u00bb&nbsp;!!! Quelle intelligence de jeu&nbsp;! Quel sens du plateau&nbsp;! Quelle loyaut\u00e9 d\u00e9bordante du don d\u2019elle aux autres. La com\u00e9dienne est au faites de son art et se r\u00e9v\u00e8le un auteur dramatique puissant&nbsp;! C\u2019est craquant, envo\u00fbtant, n\u00e9cessaire de bout en bout. Merci signora Locantore, evviva Carmela&nbsp;!!!&nbsp;\u00bb Pietro Pizzuti (Auteur-acteur-metteur en sc\u00e8ne)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il est encore temps pour nos amis Belges d\u2019aller voir la magnifique com\u00e9dienne Carmela Locantore, \u00e9clatante, dans une pi\u00e8ce autofictionnelle magnifique jou\u00e9e en one woman show dans un caf\u00e9-th\u00e9\u00e2tre de Bruxelles. A la fois dr\u00f4le et bouleversante, bourr\u00e9e d\u2019\u00e9nergie, inspir\u00e9e par l\u2019histoire de sa famille immigr\u00e9e. La rue des roses c\u2019est le nom de la rue o\u00f9 elle habita en arrivant quand elle avait environ 10 ans&#8230; je l\u2019ai entendue chez moi en d\u00e9clamer des passages, c\u2019\u00e9tait fulgurant. Le texte et aussi son \u00e9nergie magn\u00e9tique sont fulgurants.&nbsp;\u00bb Louise Desrenards (Chroniqueuse politique)<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&nbsp;\u00bbCourez voir Carmela Locantore. C\u2019est du grand spectacle. C\u2019est Philippe Caub\u00e8re avec la gouaille, le talent de la Magnani\u2026 Elle est beaut\u00e9, duret\u00e9, fatalisme\u2026Sa connaissance des diff\u00e9rents dialectes napolitains et siciliens nous projette dans cette Italie du sud o\u00f9 les femmes chantent leur joie et leurs douleurs.<br>Elle campe une donna dure, orgueilleuse et fi\u00e8re qui regrette d\u2019\u00eatre l\u00e0. Cruelle aussi, qui refuse ce baiser \u00e0 son mineur de mari \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il fallait taire ses d\u00e9sirs. Quel voyage intime et hilarant, elle nous entraine en trag\u00e9dienne des Pouilles \u00e0 Charleroi.<br>Elle nous fait vivre une trag\u00e9die drolatique et dramatique ou se nouent les drames intimes d\u2019une famille paysanne arrach\u00e9e \u00e0 sa terre natale&#8230;qui formera les bataillons ouvriers du XX\u00e8me si\u00e8cle, le tout dans une \u00e9criture populaire et cisel\u00e9e\u00a0\u00bb&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.\u00a0\u00bb&nbsp;\u00bb Richard DETHIERE (Sociologue auteur de nombreux livres sur la condition ouvri\u00e8re)<\/p>\n\n\n\n<p>Contact&nbsp;:<br>Email&nbsp;: Carmela.locantore@yahoo.fr<br>Tel.&nbsp;: +32-475\/72.10.86<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cette p\u00e9riode o\u00f9 le radicalisme et le terrorisme ont fait sombrer dans l\u2019oubli provisoire les grands mouvements migratoires qui&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3005,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-3004","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entre-les-lignes","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3004","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3004"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3004\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3006,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3004\/revisions\/3006"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3004"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3004"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3004"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}