{"id":2282,"date":"2015-06-22T11:14:28","date_gmt":"2015-06-22T09:14:28","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2282"},"modified":"2020-11-03T11:25:53","modified_gmt":"2020-11-03T10:25:53","slug":"lanagramme-des-sens-de-sylvie-godefroid","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2282","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0L\u2019anagramme des sens\u00a0\u00bb de Sylvie Godefroid"},"content":{"rendered":"\n<p>Est-ce de son Philippeville natal que Sylvie Godefroid puise cette \u00e9nergie dont elle irradie sur sc\u00e8ne, derri\u00e8re la fen\u00eatre de son adresse facebook ou \u00e0 la SABAM\u00a0? C\u2019est l\u2019intuition qu\u2019en a Michel Joiret qui signe la quatri\u00e8me de couverture du premier roman de celle qui \u00e9crit \u00ab\u00a0comme on respire\u00a0\u00bb, avec la m\u00eame vitale n\u00e9cessit\u00e9.<br>Les pages internet sont le r\u00e9ceptacle de po\u00e8mes quotidiens, mais c\u2019est \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un roman que nous avons rencontr\u00e9 Sylvie Godefroid. L\u2019autobiographie revendiqu\u00e9e est une des cl\u00e9s de lecture, mais pas la seule\u00a0: le style, la construction narrative par fragments (l\u2019anagramme n\u2019est-il pas un jeu de m\u00e9lange des lettres\u00a0?), l\u2019\u00e9criture font de ce premier roman un livre o\u00f9 la sinc\u00e9rit\u00e9 semble \u00eatre l\u2019enjeu majeur de cette qu\u00eate d\u2019identit\u00e9 \u00e0 laquelle se confronte le personnage central. Ana, une femme dans la quarantaine, tortur\u00e9e par l\u2019image qu\u2019elle a d\u2019elle-m\u00eame, d\u00e9cide de se raconter, de s\u2019affirmer, de dire sa f\u00e9minit\u00e9, de surmonter le pr\u00e9jug\u00e9 qu\u2019elle croit inspirer \u00e0 cause du surpoids (Ana-gramme)\u00a0: \u00ab\u00a0Je m\u2019appelle Ana et je ne m\u2019aime pas\u00a0\u00bb s\u2019exclame la narratrice au d\u00e9but de son entreprise romanesque. Ouvrez ce livre et entrez dans les m\u00e9andres des \u00ab\u00a0saisons\u00a0\u00bb d\u2019Ana en cette ann\u00e9e 2010\u00a0: vous y reconna\u00eetrez la figure attachante d\u2019une femme, d\u2019un combat, d\u2019une v\u00e9rit\u00e9. Ce livre a fait l\u2019objet d\u2019une adaptation au th\u00e9\u00e2tre. Il sera bient\u00f4t suivi d\u2019un deuxi\u00e8me roman que nous attendons d\u00e9j\u00e0 avec impatiente curiosit\u00e9. Bient\u00f4t Sylvie Godefroid osera dire qu\u2019elle est \u00e9crivain.<br><strong><br>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: &quot;L\u2019anagramme des sens&quot; de Sylvie Godefroid\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/1wCNTkZDuZ4onujQ8hCbqd\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.avantpropos.eu\/livres\/lanagramme-des-sens\" target=\"_blank\">Sur le site de l\u2019\u00e9diteur\u00a0:<\/a><br><em><br>Ana approche la quarantaine. In\u00e9vitablement. Elle le sait, elle n\u2019\u00e9vitera pas le naufrage. Sur le pont de sa f\u00e9minit\u00e9 muette parce que trop sage sonne l\u2019urgence. L\u2019urgence de se raconter, de s\u2019affirmer, de devenir femme. De jouir. D\u2019exulter enfin. De se lib\u00e9rer du poids de ce qui est raisonnable et politiquement correct. La femme abandonne les nattes de l\u2019enfance pour poser sur ses l\u00e8vres offertes le rouge du d\u00e9sir assum\u00e9. Doucement. Au fil des pages, Ana l\u00e8ve le voile sur les coulisses de son \u00eatre tortur\u00e9. Sa vie passe sous le scalpel de son introspection. La femme serait-elle en passe d\u2019accepter son imperfection, son corps \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable, ses fragilit\u00e9s am\u00e8nes\u00a0?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un roman \u00e0 la fois divertissant et empreint de sensibilit\u00e9 qui met \u00e0 l\u2019honneur la femme dans son \u00e9panouissement, dans l\u2019acceptation de son physique et du temps qui passe ainsi que dans ses d\u00e9boires de tous les jours. Une \u00e9criture de qualit\u00e9 qui m\u00e9lange esth\u00e9tisme et langage moderne.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0Sylvie Godefroid balance depuis toujours entre lecture et \u00e9criture, tant\u00f4t en sacrifiant \u00e0 la d\u00e9couverte de l\u2019une, tant\u00f4t en subissant la tyrannie de l\u2019autre. Et tout ceci avec le m\u00eame d\u00e9lice. Romanci\u00e8re depuis peu, po\u00e8te depuis toujours, Sylvie Godefroid s\u2019introduit avec gr\u00e2ce et humilit\u00e9 dans le paysage des Lettres belges. Certains la d\u00e9crivent d\u00e9j\u00e0 comme la nouvelle Dame de c\u0153ur dont les mots trahiraient une sensibilit\u00e9, une \u00e9motivit\u00e9 et une m\u00e9lancolie dissimul\u00e9es sous une faconde de bon aloi et dans les vagues d\u2019un sourire permanent\u2026 Il serait un peu r\u00e9ducteur de s\u2019arr\u00eater au charme \u2013 par ailleurs incontestable \u2013 d\u2019un \u00e9crivain qui force les portes de la nuit pour entrer dans la solitude absolue des mots. Philippevilaine de souche et Bruxelloise d\u2019adoption, Sylvie Godefroid voit le jour, en 1973. Le \u00ab&nbsp;Pays Noir&nbsp;\u00bb tracera au fusain les d\u00e9tours d\u2019une personnalit\u00e9 m\u00e9lang\u00e9e, plong\u00e9e dans les lavis d\u2019une belgitude aux couleurs vagues, mais \u00e9veill\u00e9e aussi aux pinceaux de l\u2019imaginaire. Elle assumera pleinement une telle b\u00e2tardise qui l\u2019apparente aux grands hivers de Jacques Brel comme au peuple des brouillards et des r\u00eaves.&nbsp;\u00bb<br>Michel Joiret<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Est-ce de son Philippeville natal que Sylvie Godefroid puise cette \u00e9nergie dont elle irradie sur sc\u00e8ne, derri\u00e8re la fen\u00eatre de&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2283,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-2282","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2282"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2282\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2284,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2282\/revisions\/2284"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2283"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}