{"id":2227,"date":"2016-06-18T11:11:58","date_gmt":"2016-06-18T09:11:58","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2227"},"modified":"2020-11-02T11:26:02","modified_gmt":"2020-11-02T10:26:02","slug":"le-mort-de-pascale-de-trazegnies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2227","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le mort\u00a0\u00bb de Pascale de Trazegnies"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment la collection \u00ab\u00a0Plumes du Coq\u00a0\u00bb tient ses promesses. En ajoutant \u00e0 son catalogue \u00ab\u00a0Le mort\u00a0\u00bb de Pascale de Trazegnies, les \u00e9diteurs (Fr\u00e9d\u00e9ric Saenen et Christian Libens) d\u00e9montrent, si besoin en \u00e9tait, leur volont\u00e9 de refl\u00e9ter la litt\u00e9rature francophone de Belgique dans une diversit\u00e9 r\u00e9jouissante, salutaire et vivifiante. Les livres se r\u00e9pondent parfois par auteurs interpos\u00e9s. Ainsi Michel Host (dont\u00a0<em>\u00ab\u00a0Une vraie jeune fille\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0avait \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re sous la m\u00eame enseigne ) signe la postface du roman de de Trazegnies. Ainsi la plupart des auteurs ont donn\u00e9 au moins deux titres aux \u00ab\u00a0Plumes du Coq\u00a0\u00bb dont le catalogue compte plus de trente titres en 2016. Certains publient aussi dans d\u2019autres collections du m\u00eame \u00e9diteur. C\u2019est le cas de Christian Libens qui vient d\u2019y publier (avec Michel Carly)\u00a0<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/weyrich-edition.be\/belgique-de-simenon-101-scences-d-enquetes#.V2U5ADa-zSc\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0La Belgique de Simenon\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0une exploration \u00e9rudite, intelligente et illustr\u00e9e (une iconographie exceptionnell\u00a0!) du terroir belge, encrier dans lequel plongent les racines de l\u2019oeuvre simenonienne &#8211; nous y reviendrons lors d\u2019un prochain entretien avec les auteurs&#8230;tout est question d\u2019agenda\u00a0!).<br>Evoquer le livre hypnotique de Pascale de Trazegnies ne peut se faire sans l\u2019affadir\u00a0: il faut y entrer, se laisser porter par l\u2019\u00e9criture sans fard de la romanci\u00e8re, qui est aussi musicienne et fait de chaque phrase une m\u00e9lop\u00e9e que l\u2019on serait tent\u00e9 de lire \u00e0 haute voix, lancinante et violente \u00e0 la fois, portant le lecteur hypnotis\u00e9 dans l\u2019exploration des entrelacements d\u2019Eros et Thanatos. Ouvrez le livre, vous ne le refermerez que sur les derniers mots \u00ab\u00a0A jamais\u00a0\u00bb .<br><strong><br>Edmond Morrel, le 18 juin 2016<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: &quot;Le mort&quot; de Pascale de Trazegnies\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/2WMZUEewkNtomcNtr5g7om\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.pascaledetrazegnies.com\/Site_Pascale\/Accueil.html\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Sur le site de Pascale de Trazegnies<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Une biographie&nbsp;:<br>Pascale de Trazegnies na\u00eet \u00e0 Bruxelles et passe son enfance dans le ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val de Corroy-le-ch\u00e2teau, dont l\u2019origine remonte au 13\u00e8me si\u00e8cle.<br>Tr\u00e8s jeune, elle est mise dans des pensionnats catholiques o\u00f9 elle poursuit des \u00e9tudes classiques (humanit\u00e9s gr\u00e9co-latines).<br>Elle obtient un dipl\u00f4me de sciences politiques \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Louvain, avec grande distinction. Son m\u00e9moire porte sur \u00ab&nbsp;L\u2019Int\u00e9gration europ\u00e9enne et la th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale des syst\u00e8mes&nbsp;\u00bb.<br>Rapidement, elle bifurque vers la musique, se perfectionnant en chant, solf\u00e8ge et art lyrique \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie d\u2019Ixelles.<br>Dans les ann\u00e9es 70, elle fonde avec Daniel Schell le groupe COS, dont elle devient la chanteuse attitr\u00e9e. Elle y joue \u00e9galement du hautbois et de l\u2019orgue.<br>Sa voix cristalline y est surtout utilis\u00e9e comme un instrument. Elle d\u00e9cline toutes sortes de vocables, onomatop\u00e9es ou langages disparates, tant\u00f4t \u00e9crits, tant\u00f4t improvis\u00e9s.<br>Apr\u00e8s plusieurs disques et des tourn\u00e9es dans le monde entier, Pascale quitte COS et s\u2019installe \u00e0 Paris.<br>Elle participe \u00e0 d\u2019autres exp\u00e9riences musicales avec des musiciens comme Dick Annegarn et John Greaves, et se produit en solo sur des sc\u00e8nes dites \u00ab&nbsp;branch\u00e9es&nbsp;\u00bb, notamment les 120 nuits et le Palace \u00e0 Paris, o\u00f9 elle fait sensation en \u00ab&nbsp;diva-rock&nbsp;\u00bb.<br>Mais c\u2019est le festival Polyphonix, o\u00f9 elle appara\u00eet \u00e0 plusieurs reprises avec Jean-Jacques Lebel ou Jacqueline Cahen, qui agit comme un d\u00e9clic\u2026 Les mots envahissent le terrain de la musique.<br>Elle publie un premier roman, \u00ab&nbsp;l\u2019Etat de veille&nbsp;\u00bb, imm\u00e9diatement remarqu\u00e9 par Bernard Fixot qui vient de monter sa propre maison d\u2019\u00e9dition.<br>Elle publie d\u2019autres livres chez Fixot, puis chez diff\u00e9rents \u00e9diteurs, toujours dans une veine intimiste et avec un souci de ne pas se d\u00e9rober face \u00e0 la description de la sexualit\u00e9, qu\u2019elle consid\u00e8re comme pulsion fondatrice du comportement humain.<br>Ainsi, les sc\u00e8nes \u00e9rotiques sont assimil\u00e9es au r\u00e9cit, surgissant dans une \u00e9criture tr\u00e8s personnelle, \u00e0 la fois crue et lyrique.<br>Les sujets de ses livres abordent certains \u00e0 priori de fa\u00e7on tangente, ce qui en rend la lecture tendue et parfois d\u00e9concertante.<br>Elle travaille \u00e9galement dans le cin\u00e9ma, en collaborant \u00e0 l\u2019adaptation de dialogues de films en langue anglaise.<br>Elle fait actuellement des lectures publiques de ses livres.<br>Fid\u00e8le \u00e0 la notion de \u00ab&nbsp;transversalit\u00e9&nbsp;\u00bb, elle cherche \u00e0 explorer le rapport d\u00e9licat entre le texte, l\u2019image et le son, tout en d\u00e9fendant le texte \u00e9crit comme vecteur de cette exploration pluridisciplinaire.<br>Le sang de la chair.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/weyrich-edition.be\/le-mort#.V2Uxsja-zSd\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Sur le site de l\u2019\u00e9diteur<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0\u00c0 la mort de son p\u00e8re, une jeune femme revient sur les lieux de son enfance. Constatant l\u2019incommunicabilit\u00e9 des rapports familiaux et la double vie du p\u00e8re, elle cherche \u00e0 briser le n\u0153ud qui l\u2019enserre en errant dans Bruxelles, la nuit. Elle sait que seul un \u00e9v\u00e9nement fort pourra exorciser la mort\u2026 Un conte contemporain o\u00f9 l\u2019\u00e9ros est brut, sombre, vibrant.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9cid\u00e9ment la collection \u00ab\u00a0Plumes du Coq\u00a0\u00bb tient ses promesses. En ajoutant \u00e0 son catalogue \u00ab\u00a0Le mort\u00a0\u00bb de Pascale de Trazegnies,&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2217,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-2227","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2227","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2227"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2227\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2228,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2227\/revisions\/2228"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2227"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2227"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}