{"id":2216,"date":"2016-12-21T11:07:09","date_gmt":"2016-12-21T10:07:09","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2216"},"modified":"2020-11-02T11:27:05","modified_gmt":"2020-11-02T10:27:05","slug":"la-maison-de-marie-klimis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=2216","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La maison\u00a0\u00bb de Marie Klimis"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0La maison\u00a0\u00bb de Marie Klimis (Editions Chlo\u00e9 des Lys)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un roman est une rencontre entre un lecteur et un univers. Il est aussi une page blanche sur laquelle ce m\u00eame lecteur r\u00e9-\u00e9crit l\u2019histoire que le romancier lui propose. Les premiers moments de cette rencontre se construisent par fragments&nbsp;: un titre, une illustration de couverture (par Suzy Taylor en l\u2019occurence), quelques mots biographiques en quatri\u00e8me de couverture, une phrase lue au hasard de cette \u00ab\u00a0premi\u00e8re fois\u00a0\u00bb que le lecteur ouvre le livre, au hasard ou en allant chaque fois \u00e0 la m\u00eame page. On dit que Marguerite Yourcenar ouvrait chaque nouveau livre qui lui \u00e9tait envoy\u00e9 \u00e0 la page 28. Si ce qu\u2019elle y trouvait la captivait, elle lisait alors tout le livre.<br>En ce qui me concerne, j\u2019ai ouvert \u00ab\u00a0La Maison\u00a0\u00bb \u00e0 la page 11 et j\u2019y ai lu la naissance d\u2019un b\u00e9b\u00e9, n\u00e9 d\u2019une prostitu\u00e9e et d\u2019un de ses clients r\u00e9guliers. Ce b\u00e9b\u00e9 allait devenir le protagoniste principal du roman, Clovis Hammeur, dont le destin nous est racont\u00e9 par une narratrice inhabituelle, la \u00ab\u00a0maison\u00a0\u00bb qui donne son titre au premier roman de Marie Klimis, jeune femme qui d\u00e9boule en litt\u00e9rature avec un roman inscrit effront\u00e9ment dans le sillage du \u00ab\u00a0r\u00e9alisme magique\u00a0\u00bb dont elle aime se revendiquer, avec des personnages aussi improbables que le village (Canon) et l\u2019\u00e9poque o\u00f9 ils surgissent&nbsp;: une petite fille chevauchant un mouton, un gamin liseur d\u2019histoires qui deviendra \u00e9crivain public, Clovis qui par amour fou b\u00e2tira une maison pour plaire \u00e0 sa belle qui jamais ne s\u2019en contentera, Constance cuisini\u00e8re dont la ch\u00e8re et la chair consolent de tous les chagrins, en particulier lorsqu\u2019elle confectionne des recettes au chocolat&#8230;<br>La liste des inattendus serait trop longue pour la continuer ici. Entrez dans ce roman, laissez vous porter par cette fable dont l\u2019\u00e9cho r\u00e9sonnera longtemps apr\u00e8s la lecture, revenez ensuite au hasard dans tel ou tel chapitre pour v\u00e9rifier que la magie hypnotique de ce roman, de ses personnages, de son style ne s\u2019alt\u00e8re pas.<br>On aimerait que Clovis Hammeur, Aurore (la petite fille), Bernard (le mouton), Jules (l\u2019enfant liseur d\u2019histoires), Pierre (le camelot), Horace (le forgeron), Perceval Poulet (l\u2019homme aux oiseaux), Antoine Gredin (le marionnettiste), l\u2019Artiste, Mrs Harrison, Constance (la cuisini\u00e8re ensorceleuse), et tous les autres,- m\u00eame les soldats de ces arm\u00e9es qui un jour par on ne sait quelle aberration de l\u2019Histoire d\u00e9cident de faire le si\u00e8ge du village de Canon&nbsp;!,- on aimerait que tout ce beau monde tombe un jour sous les yeux d\u2019un cin\u00e9aste de dessin anim\u00e9 ou d\u2019un Tim Burton qui y trouverait certainement mati\u00e8re \u00e0 inventer une de ces fantasmagories dont il a les secrets et que \u00ab\u00a0La maison\u00a0\u00bb lui inspirerait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant que vous n\u2019entriez dans une librairie pour feuilleter le livre et en lire la page 11, en voici quelques lignes, situ\u00e9es au fond d\u2019une mine de charbon&nbsp;:<br><em>\u00ab\u00a0Les mineurs furent surpris de voir une femme enceinte et toute de rouge v\u00eatue parcourir les galeries au pas de course, mais pas un n\u2019osa l\u2019arr\u00eater, intimid\u00e9s qu\u2019ils \u00e9taient par son \u00e9tat et son air furibond.Finalement, l\u2019un d\u2019eux lui indiqua une petite cavit\u00e9 o\u00f9 son amant dormait comme un bienheureux, couch\u00e9 \u00e0 m\u00eame le sol. Cela la mit dans une fureur noire. Elle r\u00e9veilla le jeune homme en hurlant, le secoua, le bombarda de coups de poing et le traita de tous les noms, ses cris r\u00e9sonnant \u00e0 des centaines de m\u00e8tres dans les galeries avoisinantes. Elle en \u00e9tait encore \u00e0 vocif\u00e9rer quand soudain, un voile de terreur balaya son visage et elle porta les mains \u00e0 son ventre. La col\u00e8re avait r\u00e9veill\u00e9 l\u2019enfant et elle \u00e9tait en train de perdre les eaux.<br>Clovis Hammeur vit donc le jour sur un tas de sacs de charbon, des mains d\u2019un contrema\u00eetre \u00e9dent\u00e9s aux joues noircies qui pleurait de joie.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A vous pour la suite, amis lecteurs&#8230;<br><strong><br>Edmond Morrel, Bruxelles le 20 d\u00e9cembre 2016<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: &quot;La maison&quot; de Marie Klimis\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/6IhnrgLQQ8qKjMWr5KH1rz\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.marieklimis.com\/livres\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\"><strong>Sur le site de l\u2019auteure&nbsp;:<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Et si les murs pouvaient parler&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Explorez une myst\u00e9rieuse maison vivant au rythme des personnages hauts en couleurs qui la traversent. Une petite fille qui arrive \u00e0 dos de mouton et d\u00e9cide de peindre les lattes du plancher. Un tableau qui pique des crises de col\u00e8re \u00e0 faire trembler les murs. Une \u00e9trange cuisini\u00e8re qui ensorcelle les habitants d\u2019un village campagnard. Conte surr\u00e9aliste, tendre et joyeux, c\u2019est une invitation au voyage pour tous ceux qui ont gard\u00e9 une \u00e2me d\u2019enfant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Marie Klimis, c\u2019est&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une apprentie \u00e9crivain, une d\u00e9trousseuse de bouquinistes, une fan inconditionnelle de Romain Gary, une bavarde accomplie, une incorrigible optimiste, une bord\u00e9lique notoire, une consommatrice assidue de chocolat, une r\u00eaveuse inv\u00e9t\u00e9r\u00e9e, une grande distraite, une redoutable fourchette et une \u00e9leveuse de moutons g\u00e9ants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">N\u00e9e en 1983 \u00e0 Bruxelles d\u2019un p\u00e8re grec et d\u2019une m\u00e8re belge, elle a fait des \u00e9tudes de commerce avant de se sp\u00e9cialiser dans la gestion culturelle. Elle vit actuellement en Angleterre o\u00f9 elle \u00e9tudie le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 la Central School of Speech and Drama. \u00ab\u00a0La Maison\u00a0\u00bb est son premier roman.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La maison\u00a0\u00bb de Marie Klimis (Editions Chlo\u00e9 des Lys) Un roman est une rencontre entre un lecteur et un univers.&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2217,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-2216","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2216"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2216\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2218,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2216\/revisions\/2218"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}