{"id":1535,"date":"2019-11-08T09:59:00","date_gmt":"2019-11-08T08:59:00","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1535"},"modified":"2020-10-22T09:59:15","modified_gmt":"2020-10-22T07:59:15","slug":"le-banc-un-recit-de-marianne-slusny","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1535","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le banc\u00a0\u00bb un r\u00e9cit de Marianne Slusny"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce r\u00e9cit \u00e0 deux voix, Marianne&nbsp;Sluszny entreprend d&rsquo;\u00e9crire le chemin de deuil&nbsp;long, escarp\u00e9&nbsp;et&nbsp;douloureux qui d\u00e9bute \u00e0 la mort de son mari en un vendredi d&rsquo;ao\u00fbt 2013. Il aura fallu sept ans \u00e0 la compagne de Guy Lejeune pour mettre le point final \u00e0 cet \u00e9loge fun\u00e8bre qui devient, par la gr\u00e2ce de l&rsquo;\u00e9criture, un hommage \u00e0 la vie pleinement v\u00e9cue de celui qui fut un de nos grands r\u00e9alisateurs de t\u00e9l\u00e9vision, en ces temps o\u00f9 le \u00ab\u00a0service public\u00a0\u00bb d\u00e9tenait encore toutes ses vertus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce sont sans doute les pages les plus \u00e9mouvantes du livre, &#8211; davantage peut-\u00eatre que celles qui d\u00e9crivent \u00a0la souffrance occasionn\u00e9e par la maladie &#8211; celles qui disent les projets, les enthousiasmes, les r\u00e9alisations abouties ou celles qui sont rest\u00e9es en jach\u00e8re. La complicit\u00e9 intellectuelle et artistique entre l&rsquo;auteure et son compagnon, &#8211; ensemble ils ont co-r\u00e9alis\u00e9 pour la t\u00e9l\u00e9vision de tr\u00e8s beaux portraits litt\u00e9raires consacr\u00e9s \u00e0 des \u00e9crivains belges francophones &#8211; ajoute \u00e0 l&rsquo;amour fusionnel qui les a uni pendant plus d&rsquo;un quart de si\u00e8cle, une dimension \u00e9ternelle, infinie, non fini devrions nous dire. A l&rsquo;image de ce sc\u00e9nario, jamais abouti, que Guy Lejeune ne cessait de retravailler et qu&rsquo;il demanda, aux derniers jours de sa vie, de laisser ouvert sur la table de son bureau, face \u00e0 la fen\u00eatre donnant sur la\u00a0canop\u00e9e du Parc Josaphat. Un sc\u00e9nario consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain et au livre qui ont constitu\u00e9 pour Guy Lejeune sa \u00ab\u00a0figure tut\u00e9laire\u00a0\u00bb: Charles de Coster dont le chef d&rsquo;\u0153uvre,\u00a0<em>La l\u00e9gende d&rsquo;Ulenspiegel<\/em>, occupe dans sa biblioth\u00e8que universelle la place centrale. Comme un soleil vers lequel toujours revenir. On se prend \u00e0 r\u00eaver. Et si l&rsquo;\u00e9tape suivante de ce chemin de deuil \u00e9tait la r\u00e9alisation de ce film dont le sc\u00e9nario a occup\u00e9 toute cette vie, aujourd&rsquo;hui \u00e9teinte? Et si, une fois referm\u00e9 le livre, le lecteur se dirigeait vers la biblioth\u00e8que de son quartier, ou la librairie de r\u00e9f\u00e9rence et y commen\u00e7ait la lecture de\u00a0<em>La l\u00e9gende d&rsquo;Ulenspiegel&#8230;\u00a0\u00bbA Damme, en Flandre, quand mai ouvrait leurs fleurs aux aub\u00e9pines, naquit Ulenspiegel, fils de Claes&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jean Jauniaux <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.editions-academia.be\/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=64285\">Sur le site de l&rsquo;\u00e9diteur:\u00a0<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les cendres d&rsquo;un homme ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es dans le jardin de sa maison de campagne, sous le banc qui jouxte un imposant noyer. C&rsquo;est l\u00e0 que le disparu r\u00eave d\u00e9sormais, acteur invisible d&rsquo;une sc\u00e8ne aussi \u00e9trange qu&rsquo;\u00e9mouvante. Alors qu&rsquo;il m\u00e9dite sur les \u00e9preuves et les joies de son existence, sa compagne s&rsquo;assied sur le banc et s&rsquo;ouvre au ressenti de l&rsquo;inexorable d\u00e9gradation du malade, un temps o\u00f9 malgr\u00e9 l&rsquo;amoindrissement, il s&rsquo;\u00e9tait efforc\u00e9, par touches sensibles, de rester l&rsquo;homme qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce r\u00e9cit \u00e0 deux voix, Marianne&nbsp;Sluszny entreprend d&rsquo;\u00e9crire le chemin de deuil&nbsp;long, escarp\u00e9&nbsp;et&nbsp;douloureux qui d\u00e9bute \u00e0 la mort de&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1536,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1535","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1535"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1537,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535\/revisions\/1537"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1536"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1535"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1535"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}