{"id":1512,"date":"2020-10-21T18:37:50","date_gmt":"2020-10-21T16:37:50","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1512"},"modified":"2020-10-21T18:43:33","modified_gmt":"2020-10-21T16:43:33","slug":"je-me-retournerai-souvent-un-recueil-de-nouvelles-de-michel-lambert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1512","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Je me retournerai souvent\u00a0\u00bb, un recueil de nouvelles de Michel Lambert"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est coutume d&rsquo;\u00e9voquer la frilosit\u00e9 des \u00e9diteurs fran\u00e7ais en regard de la publication de nouvelles, ces textes brefs de fiction litt\u00e9raire qui constituent un genre \u00e0 part, distinct de celui du conte dont il est proche par la bri\u00e8vet\u00e9; distinct du roman dont il est bien davantage qu&rsquo;une version courte et elliptique. Dans les autres mondes litt\u00e9raires, anglais, am\u00e9ricain, russe, espagnol, n\u00e9erlandais, japonais, arabe pour ne citer que quelques uns de ceux-ci, la nouvelle occupe une place \u00e0 part, s\u00e9duit un vaste public qui les lit sur diff\u00e9rents supports: journaux, magazines, revues litt\u00e9raires, mais aussi recueils \u00e9dit\u00e9s par les plus grandes maisons et, bien s\u00fbr, aujourd&rsquo;hui, sur les multiples supports virtuels qui les accueillent.<\/p>\n\n\n\n<p>La Belgique  se distingue ici aussi dans le paysage \u00e9ditorial francophone en ayant engendr\u00e9 plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de nouvellistes qui ont au fil des d\u00e9cennies explor\u00e9 avidement le potentiel cr\u00e9atif de la forme courte, la libert\u00e9 formelle  qu&rsquo;elle incite, et l&rsquo;atelier d&rsquo;innovation en recherche incessante d&rsquo;imaginaire, inventant des styles, des personnages, des lieux pour y d\u00e9ployer la narration. Citer des noms est toujours un exercice p\u00e9rilleux, il manquera toujours l&rsquo;un ou l&rsquo;autre auquel on ne pensait pas au moment pr\u00e9cis d&rsquo;\u00e9crire l&rsquo;article. La lecteur attentif reconstituera la liste des contemporains: je me limiterai ici \u00e0 quelques noms d\u00e9crivais aujourd&rsquo;hui disparus, surlignant l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pour donner acc\u00e8s \u00e0 des entretiens qu&rsquo;ils m&rsquo;ont accord\u00e9: Albert Ayguesparse, <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1018\">Philippe Jones (<em>Fictions )<\/em><\/a>, <a href=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=909\">Jacques De Decker (<em>Mod\u00e8les r\u00e9duits<\/em>)<\/a>, Marcel Thiry, Jean Ray, Camille Lemonnier, Madeleine Bourdouxhe (r\u00e9cemment republi\u00e9e dans la collection \u00ab\u00a0Femmes de lettres oubli\u00e9es\u00a0\u00bb)&#8230; J&rsquo;interromps ici cette \u00e9num\u00e9ration qu&rsquo;il  conviendra de compl\u00e9ter de toutes fa\u00e7ons.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-10-19-\u00e0-07.14.57.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1514\" width=\"144\" height=\"209\" srcset=\"https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-10-19-\u00e0-07.14.57.png 342w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-10-19-\u00e0-07.14.57-207x300.png 207w, https:\/\/edmondmorrel.be\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-10-19-\u00e0-07.14.57-200x290.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 144px) 100vw, 144px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Michel Lambert est une figure incontournable de la litt\u00e9rature belge francophone contemporaine qui lui est redevable de romans (dont <em>Une vie d&rsquo;oiseau<\/em>, couronn\u00e9 par le plus prestigieux des prix litt\u00e9raires) et d&rsquo;un grand nombre de nouvelles, son genre de pr\u00e9dilection: on lui doit, avec ce dernier livre, pas moins de onze recueils depuis le premier paru en 1987, <em>De tr\u00e8s petites f\u00ealures<\/em> jusqu&rsquo;\u00e0 ce dernier livre, <em>Je me retournerai souvent<\/em> paru en 2020 peu avant que la pand\u00e9mie ne frappe le monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Le  recueil, dont le titre est un vers extrait d&rsquo;Apollinaire ( <em>Alcools<\/em>), nous offre \u00e0 lire huit nouvelles, au style limpide (on dirait \u00ab\u00a0ligne claire\u00a0\u00bb s&rsquo;il s&rsquo;agissait du neuvi\u00e8me art), \u00e0 la narration fluide, rythm\u00e9e par des dialogues qui les ponctuent avec la justesse du portraitiste qui en sait l&rsquo;importance et la difficult\u00e9. Chacune d&rsquo;entre ces nouvelles s&rsquo;exprime par la voix d&rsquo;un narrateur \u00e0 la premi\u00e8re personne, cr\u00e9ant ainsi une intimit\u00e9 hypnotique avec le lecteur, entra\u00een\u00e9 \u00e0 la suite du personnage dans sa m\u00e9moire du pass\u00e9 et l&rsquo;affrontement du pr\u00e9sent, pris de vertige face \u00e0 l&rsquo;incertitude de l&rsquo;avenir. <\/p>\n\n\n\n<p>On d\u00e9finit habituellement la nouvelle par la pr\u00e9sence d&rsquo;une \u00ab\u00a0chute\u00a0\u00bb en fin de r\u00e9cit, ce proc\u00e9d\u00e9 qui remet en question, \u00e0 la derni\u00e8re ligne du livre, le confort du lecteur, l&rsquo;illusion qu&rsquo;il s&rsquo;est faite de l&rsquo;histoire dont il approche de la fin. Chez Lambert, dans ce recueil, les chutes sont davantage des \u00ab\u00a0suspensions\u00a0\u00bb qui nous laissent avec Matthieu (<em>Le carillon<\/em>), Samy (<em>La nuit de Prague<\/em>) ou les narrateurs de <em>Nous trois<\/em> et <em>Petite Soeur<\/em>, face \u00e0 leurs d\u00e9tresses respectives dont, au fil des pages, Lambert nous trac\u00e9 le chemin, pas \u00e0 pas, qui les a faits ce qu&rsquo;ils sont au moment o\u00f9 nous entrons dans leur vie. Stendhal disait que le roman est un miroir, plac\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9 du v\u00e9hicule,  qui refl\u00e8te les paysages parcourus. Dans le cas des nouvelles de Lambert, le voyage s&rsquo;est interrompu et le miroir s&rsquo;est tourn\u00e9 vers le visage du voyageur dont il explore le cheminement int\u00e9rieur, face au fragment de vie qu&rsquo;il nous fait partager. Il s&rsquo;agit alors de souvenirs qui sont des regrets ou des remords, d&rsquo;envahissement de la peur et de la phobie, de recherche de l&rsquo;identit\u00e9 perdue ou cach\u00e9e. C&rsquo;est vers ces envahissements fulgurants d&rsquo;\u00e9pisodes pass\u00e9s que les protagonistes se retournent, comme le locuteur du titre du recueil, <em>Je me retournerai souvent <\/em>. A Cuba, Thomas , journaliste sur les traces d&rsquo;Hemingway auquel il doit consacrer un article jubilaire, est confront\u00e9 au secret d&rsquo;une femme, rencontr\u00e9e par un hasard que nous pouvons mettre en doute, une amie de jeunesse dont il reconstitue l&rsquo;histoire \u00e0 travers ces confidences <em>Sur le Malec\u00f3n<\/em>. On pourrait \u00e9crire quelques lignes sur chacune des nouvelles, et les lieux (Bruxelles, <em>L&rsquo;Archiduc<\/em> le caf\u00e9 habituel du chanteur Arno, <em>La maison de Byron<\/em>, rue Ducale d&rsquo;o\u00f9 s&rsquo;enclenche une course de taxi occasionnel jusque Paris, et les personnages comme ceux de <em>La maison du dentiste<\/em>, ces fant\u00f4mes exil\u00e9s de Russie que le narrateur tente de ramener \u00e0 la surface de sa m\u00e9moire&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Et c&rsquo;est ainsi que les \u00ab\u00a0suspensions\u00a0\u00bb que nous \u00e9voquions deviennent des chutes dans ce qu&rsquo;elles ont de plus vertigineux, nous laissant pantois au bord du vide et des questionnements que chaque \u00e9tape du r\u00e9cit nous glissait \u00e0 l&rsquo;oreille. En effet, malgr\u00e9 la forme courte, le nouvelliste en orf\u00e8vre qu&rsquo;il est, compose chacune des nouvelles comme une partition de musique. Aucune note n&rsquo;est superflue, aucune note n&rsquo;est mal plac\u00e9e. Le temps de la narration est chaque fois le temps du d\u00e9voilement, sa progression lente dans le dessin des personnages qui sont, ici, davantage que les lieux, la source vive des r\u00e9cits. Sommes nous confront\u00e9s \u00e0 la solitude des \u00eatres qui nous sont racont\u00e9s comme une premi\u00e8re lecture nous le donnerait \u00e0 penser? Nous avons davantage \u00e9t\u00e9 envahis par la sensation de l&rsquo;absence de r\u00e9demption, l&rsquo;impossibilit\u00e9 de celle-ci pour chacun des narrateurs, \u00e9chouant dans la recherche fantomatique d&rsquo;une r\u00e9silience.<\/p>\n\n\n\n<p>Au terme de chacune des huit nouvelles de ce recueil, le lecteur se laisse envahir par cette \u00e9ph\u00e9m\u00e8re complicit\u00e9 qui le lie aux personnages. Il se rend compte que le livre lui a apport\u00e9 un suppl\u00e9ment d&rsquo;humanit\u00e9, comme s&rsquo;il avait agrandi son coeur de nouveaux battements qui l&rsquo;aident non pas \u00e0 comprendre le monde, mais \u00e0  \u00eatre davantage sensible \u00e0 ces invisibles vibrations de bienveillance et d&#8217;empathie d\u00e9pourvues de jugement, qui nous rapprochent de l&rsquo;inaccessible v\u00e9rit\u00e9 des \u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Jauniaux, le 19 octobre 2020. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;interview que nous a accord\u00e9e Michel Lambert est accessible sur podcast et ci-dessous: <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Ecoutez Michel Lambert au micro de Jean Jauniaux\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wflX0u_GkHY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: &quot;Je me retournerai souvent&quot;, un recueil de nouvelles de Michel Lambert\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/3Q0y3Sqz0XRpsftlxaCepV\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.pgderoux.fr\/fr\/Livres-Parus\/Je-me-retournerai-souvent\/384.htm\">Sur le site de l\u2019\u00e9diteur&nbsp;:<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Lisez les nouvelles de ce recueil, sans doute le plus remarquable de tous ceux qu\u2019a d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9s Michel Lambert. Son th\u00e8me majeur, la solitude, y est trait\u00e9 avec une ma\u00eetrise jamais \u00e9gal\u00e9e auparavant. De quoi est-il question ? De c\u0153urs bris\u00e9s, de deuils, de trahisons, d\u2019\u00e9checs cuisants ou de secrets de famille&#8230; \u00a0Choses d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9es mille fois, dira-t-on. La force myst\u00e9rieuse et invincible qui monte de ces nouvelles vient d\u2019ailleurs. Elle s\u2019explique par l\u2019art infiniment subtil du d\u00e9voilement et du retardement auquel l\u2019auteur a recours pour traduire l\u2019ineffable de la solitude, un drame dont on ne se d\u00e9barrasse pas en se confiant simplement \u00e0 une \u00e2me compatissante. La solitude \u00e9pouse, ici, la consistance fuyante des nuages : peupl\u00e9e d\u2019ombres dont la nature et la forme fantastiques explosent tout \u00e0 coup pour introduire un autre sentiment connexe au mal \u00eatre : la terreur. Qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas. Le registre de Michel Lambert demeure celui du r\u00e9alisme, servi par une minutie d\u2019observation et un rare instinct de la mont\u00e9e en crise et des variations psychologiques les plus infimes, quasi m\u00e9t\u00e9orologiques. Qui mieux que Michel Lambert parvient \u00e0 ancrer dans le quotidien le plus banal, l\u2019irruption de la fatalit\u00e9 la plus singuli\u00e8re, exprim\u00e9 par un style soudain magique ? \u00c9coutez les conversations qu\u2019il nous rapporte. Des conversations de tous les jours, qui se poursuivent entre des regards et des gestes, eux aussi, familiers \u00e0 notre m\u00e9moire. Sauf qu\u2019il s\u2019y cache cette troisi\u00e8me pr\u00e9sence, brouillant la ligne, celle du double et du doute : quand le personnage se regarde trente ans en arri\u00e8re et renie tout bas l\u2019\u00eatre qu\u2019il a \u00e9t\u00e9. Aucun secret ne nous est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en ligne droite. La solitude s\u2019appuie, ici, sur un r\u00e9seau de relations complexes, mise en sc\u00e8ne d\u2019une mani\u00e8re qui, toujours, ob\u00e9it au sens de la d\u00e9sorientation et pour cause&#8230; La qualit\u00e9 quasi photog\u00e9nique rendue \u00e0 l\u2019\u00e9nigme des personnages frappe peu \u00e0 peu le regard. Quand leurs silhouettes d\u2019\u00eatres \u00e9gar\u00e9s, seuls sur Terre, se d\u00e9tachent tels des fant\u00f4mes en avance sur leur propre mort. Entra\u00een\u00e9s par le flux continuel qui animent les grandes villes, ils l\u00e8vent aussi les yeux vers le ciel et c\u2019est alors qu\u2019apparait toute la dimension de l\u2019\u0153uvre lambertienne : quand ce moment d\u2019\u00e9ternit\u00e9 se fixe, comme en surimpression, divin et consolateur, au-dessus de la solitude si mis\u00e9rable \u00e0 l\u2019\u00e9chelle humaine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Michel Lambert a \u00e9t\u00e9 plusieurs fois r\u00e9compens\u00e9 \u2013 notamment par le prix Rossel pour Une vie d\u2019oiseau (1988) et le Grand Prix de la nouvelle de la Soci\u00e9t\u00e9 des gens de lettres pour Une touche de d\u00e9sastre (Le Rocher, 2006).&nbsp; Chez PG de Roux, il a sign\u00e9 5 recueils de nouvelles et un roman L\u2019Adpatation, s\u00e9lectionn\u00e9 pour le Prix Renaudot 2018.<\/p>\n\n\n\n<p>Diffusion\/distribution CEDIF\/POLLEN<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est coutume d&rsquo;\u00e9voquer la frilosit\u00e9 des \u00e9diteurs fran\u00e7ais en regard de la publication de nouvelles, ces textes brefs de&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1515,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1512","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1512","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1512"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1512\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1530,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1512\/revisions\/1530"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1515"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1512"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1512"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1512"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}