{"id":1395,"date":"2014-10-02T09:14:44","date_gmt":"2014-10-02T07:14:44","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1395"},"modified":"2020-08-28T09:24:58","modified_gmt":"2020-08-28T07:24:58","slug":"trop-lourd-pour-moi-de-daniel-charneux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1395","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Trop lourd pour moi\u00a0\u00bb de Daniel Charneux"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains romans nous happent dans leur envo\u00fbtement d\u00e8s la premi\u00e8re phrase et prolongent leur envo\u00fbtement sans discontinuer jusqu\u2019au dernier mot. Le livre de Charneux appartient \u00e0 cette cat\u00e9gorie, rare, des ouvrages dont on se dit qu\u2019ils ont tout le temps exist\u00e9 en nous. Leur lecture s\u2019inscrivant alors dans le registre de l\u2019\u00e9vidence. Cela vient de l\u2019\u00e9criture &#8211; ligne claire et sans faille- , de la musicalit\u00e9 de la phrase et de l\u2019univers que cr\u00e9e le romancier autour de ses personnages. Portrait nostalgique d\u2019un demi si\u00e8cle qui d\u00e9bute au mi-temps des ann\u00e9es 50 et s\u2019ach\u00e8ve de nos jours, le roman nous raconte la confession de Jean-Baptiste Tailandier qu\u2019il r\u00e9dige au fil du livre, sur des feuillets A4. Il dira tout. Et son souvenir retracera pour notre plus grand bonheur un cheminement dans une vie. Les lieux du r\u00e9cit, \u00e9crit depuis un exil andalou, sont le Hainaut, le Congo, la Belgique. La bande sonore est faite de chansons depuis \u00ab\u00a0Les Roses blanches\u00a0\u00bb jusqu\u2019\u00e0 \u00ab\u00a0Paint it Black\u00a0\u00bb. Mais ce qui fait de ce roman une cr\u00e9ation hypnotique est \u00e0 n\u2019en pas douter le personnage central, Taillandier, l\u2019homme d\u00e9pourvu de plaisir et de la capacit\u00e9 de l\u2019illusion. Le romancier puise dans l\u2019\u00e9criture de sa confession d\u00e9sabus\u00e9e, une jubilation de raconter dont le lecteur ne peut \u00e9chapper \u00e0 l\u2019enchantement. A lire&nbsp;: un grand livre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel, Dour, le 1 er octobre 2014<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Spotify Embed: &quot;Trop lourd pour moi&quot; de Daniel Charneux\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/546dgt7iCPTlICvlUtlrr3\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.wilquin.com\/2014\/08\/trop-lourd-pour-moi-daniel-charneux\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Sur le site de l\u2019\u00e9diteur&nbsp;:<\/a><br><em><br>Si le titre Illusions perdues n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pris par un illustre romancier, il aurait pu servir \u00e0 l\u2019auteur de Trop lourd pour moi. Car Jean-Baptiste Taillandier, le protagoniste narrateur de ce r\u00e9cit, perdra une \u00e0 une les illusions de son enfance. N\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 50, il entre dans la vie avec la louable intention d\u2019aider la veuve et l\u2019orphelin. Tent\u00e9 un temps par la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement, il devient finalement psychologue en milieu scolaire. Or, la satisfaction n\u2019est au rendez-vous ni dans sa vie professionnelle, ni dans sa vie affective perturb\u00e9e. Le seul havre de paix est l\u2019enfance, o\u00f9 le plongent ses souvenirs heureux associ\u00e9s la plupart du temps \u00e0 une m\u00e8re aimante. Mais les \u00eatres chers s\u2019en vont, et Jean-Baptiste voit son univers r\u00e9tr\u00e9cir comme peau de chagrin. D\u2019o\u00f9 la tentation de la fuite. Apr\u00e8s avoir cherch\u00e9 dans le bouddhisme un refuge illusoire, il trouvera une retraite dans la solitude consentie, o\u00f9 il tentera de dire ce qui le ronge depuis toujours et qui \u00e9tait, d\u00e9cid\u00e9ment, trop lourd pour lui.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certains romans nous happent dans leur envo\u00fbtement d\u00e8s la premi\u00e8re phrase et prolongent leur envo\u00fbtement sans discontinuer jusqu\u2019au dernier mot.&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1396,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1395","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1395"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1397,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1395\/revisions\/1397"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}