{"id":1206,"date":"2011-06-01T18:15:51","date_gmt":"2011-06-01T16:15:51","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1206"},"modified":"2020-08-02T18:47:08","modified_gmt":"2020-08-02T16:47:08","slug":"ecoutez-doug-headline-jean-manchette-et-max-cabanes-au-micro-dedmond-morrel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1206","title":{"rendered":"Ecoutez Doug Headline (Jean Manchette) et Max Cabanes au micro d\u2019Edmond Morrel"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette rencontre avec Max Cabanes et Doug Headline (Jean Manchette le fils de Jean-Patrick Manchette), l\u2019occasion nous est donn\u00e9e d\u2019interroger les auteurs de ce prodigieux r\u00e9cit en deux volumes sur leur travail d\u2019adaptation du dernier roman, laiss\u00e9 inachev\u00e9, de Jean-Patrick Manchette. <br>C\u2019est une interrogation que nous adressons \u00e0 ceux qui prennent ici la rel\u00e8ve de Jean-Patrick Manchette&nbsp;: en quoi Manchette se pr\u00eate-t-il particuli\u00e8rement \u00e0 la BD, comme au cin\u00e9ma, tout en \u00e9crivant des romans qui sont aussi des oeuvres purement litt\u00e9raires. Peut-on en savoir davantage en interrogeant Doug Headline et Cabanes sur leur modus operandi&nbsp;? C\u2019est \u00e0 ces questions-l\u00e0 que cet interview propose de donner des pistes de r\u00e9ponse.<br>On sait de Jean-Patrick Manchette, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1995, qu\u2019il fut un \u00e9crivain ancr\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 de son \u00e9poque. En t\u00e9moigne entre autres le premier volume paru de son \u00ab\u00a0Journal\u00a0\u00bb qui ne couvre malheureusement que les ann\u00e9es 1966 \u00e0 1974 et qui sont un t\u00e9moignage passionnant et \u00e9mouvant sur le travail de l\u2019\u00e9crivain et les pr\u00e9occupations du citoyen. Il est \u00e0 esp\u00e9rer que Gallimard poursuive l\u2019\u00e9dition de ce t\u00e9moignage sur une oeuvre en interrogation constante.<br>Et ce \u00ab\u00a0Journal\u00a0\u00bb, et \u00ab\u00a0La princesse de sang\u00a0\u00bb donnent de surcro\u00eet, l\u2019imp\u00e9rieuse envie de relire les romans noirs (Nada, La Position du tueur couch\u00e9\u2026) mais aussi de revoir les films dont Manchette fut le sc\u00e9nariste pour le cin\u00e9ma.<br>Ils nous laissent aussi la tristesse de toute oeuvre interrompue&nbsp;: \u00ab\u00a0La Princesse du sang\u00a0\u00bb \u00e9tait le premier volume d\u2019un cycle \u00e0 venir.<br>Le prolongement que nous en donnent Doug Headline et Cabanes nous d\u00e9montrent, par la qualit\u00e9 du r\u00e9sultat, que l\u2019oeuvre survit magnifiquement \u00e0 l\u2019homme.<br>Il est vrai qu\u2019elle est ici l\u2019objet d\u2019un traitement \u00ab\u00a0inspir\u00e9\u00a0\u00bb autant par le r\u00e9cit original que par la complicit\u00e9 des adaptateurs entre eux aussi bien qu\u2019avec le texte original.<br>A lire toutes affaires cessantes&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" title=\"Spotify Embed: Ecoutez Doug Headline (Jean Manchette) et Max Cabanes au micro d\u2019Edmond Morrel\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/1GmkJ1YHH0TvxWFws2GqFs\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sentation&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.gallimard.fr\/\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">sur le site de Gallimard<\/a>&nbsp;du \u00ab\u00a0Journal\u00a0\u00bb de Jean-Patrick Manchette&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab&nbsp;Jeudi 29 d\u00e9cembre 1966<br>Aujourd\u2019hui, ces temps-ci, je ne suis probablement sain tout \u00e0 fait ni de corps ni d\u2019esprit. Je mesure quelque chose comme 1 m\u00e8tre 75, je p\u00e8se \u00e0 peu pr\u00e8s 60 kilogs. Je suis fatigu\u00e9, j\u2019ai une crise de foie permanente par manque de sommeil et abus de la bi\u00e8re. Les soucis d\u2019argent, et ceux de M\u00e9lissa, que je ressens, me p\u00e8sent. Je lis Les Pl\u00e9iades de Gobineau, je trouve \u00e7a tr\u00e8s agr\u00e9able, je projette de l\u2019adapter pour la t\u00e9l\u00e9vision.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>En 1966, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de vingt-quatre ans, Jean-Patrick Manchette commence \u00e0 \u00e9crire son journal. Il le tiendra r\u00e9guli\u00e8rement jusqu\u2019\u00e0 sa disparition en 1995. Ce volume regroupe les quatre premiers cahiers couvrant la p\u00e9riode d\u00e9terminante du 29 d\u00e9cembre 1966 au 27 mars 1974 o\u00f9 Manchette d\u00e9cide de vivre de sa plume et y parvient au prix d\u2019efforts sans cesse renouvel\u00e9s. \u00c0 la lecture de ces pages, qui nous installent d\u2019embl\u00e9e dans le secret de son atelier, ce sont les faces cach\u00e9es du grand \u00e9crivain qui se r\u00e9v\u00e8lent peu \u00e0 peu&nbsp;: le travailleur perp\u00e9tuel, l\u2019intellectuel subtil, le lecteur d\u00e9vor\u00e9 par la passion de la connaissance, m\u00eame sous ses formes les plus impures. Totalement in\u00e9dit jusqu\u2019\u00e0 ce jour, le journal de Jean-Patrick Manchette est un texte exceptionnel, non seulement par son ampleur mais par la f\u00e9rocit\u00e9 de son \u00e9criture.<br><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.dupuis.com\/catalogue\/FR\/s\/2958\/la_princesse_du_sang.html\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Pr\u00e9sentation de \u00ab\u00a0La princesse de sang\u00a0\u00bb sur le site de l\u2019 \u00e9diteur (Dupuis)&nbsp;:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00c0 l\u2019origine, \u00ab\u00a0La Princesse du sang\u00a0\u00bb est l\u2019ultime roman du ma\u00eetre fran\u00e7ais de la litt\u00e9rature noire, Jean-Patrick Manchette. Mais de ce roman total, m\u00ealant aventure et polar, action et g\u00e9opolitique, le lecteur n\u2019en connaissait qu\u2019une version inachev\u00e9e, celle que Manchette a \u00e9crite avant d\u2019\u00eatre emport\u00e9 par le cancer en 1995. C\u2019est \u00e0 partir des notes de son p\u00e8re que le sc\u00e9nariste et cin\u00e9aste Doug Headline a reconstitu\u00e9 la trame des extraordinaires aventures d\u2019Ivory Pearl. Avec Max Cabanes au dessin, \u00ab\u00a0La Princesse du sang\u00a0\u00bb brille enfin des mille et un feux de la bande dessin\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>1950. Sur une plage de l\u2019Atlantique, le kidnapping d\u2019une petite fille tourne au massacre. Maurer, unique survivant de ce sanglant affrontement, dispara\u00eet en emmenant la fillette, Alba.\u20281er janvier 1956. Une ann\u00e9e de temp\u00eates commence&#8230; Comme tous les ans, la jeune photographe Ivory Pearl vient passer le r\u00e9veillon en Normandie chez son protecteur, l\u2019ancien officier de la Royal Air Force, Robert Messenger. \u2028\u00c0 27 ans, Ivy est une photographe c\u00e9l\u00e8bre pour ses reportages violents sur les champs de bataille et pour son m\u00e9pris du danger. Mais Ivy est fatigu\u00e9e et elle a d\u00e9cid\u00e9 de passer l\u2019ann\u00e9e dans un endroit isol\u00e9. Elle s\u2019y reposera de la violence en photographiant la nature. \u2028Pour des raisons connues de lui seul, Messenger profite de cette occasion et la persuade de partir \u00e0 Cuba, dans la Sierra Maestria, impliquant Ivy \u00e0 son insu dans une op\u00e9ration des services du contre-espionnage fran\u00e7ais visant \u00e0 mettre hors course Aaron Black, trafiquant d\u2019armes international et oncle d\u2019Alba, qui a commandit\u00e9 le kidnapping de sa ni\u00e8ce 6 ans plus t\u00f4t.<br>Cabanes a re\u00e7u le Prix \u00ab\u00a0Polar\u2019Encontre\u00a0\u00bb 2010 pour le 1er tome de \u00ab\u00a0La Princesse du sang\u00a0\u00bb sur un sc\u00e9nario de Manchette.<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans cette rencontre avec Max Cabanes et Doug Headline (Jean Manchette le fils de Jean-Patrick Manchette), l\u2019occasion nous est donn\u00e9e&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1207,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-1206","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bd","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1206","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1206"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1206\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1218,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1206\/revisions\/1218"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1206"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1206"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1206"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}