{"id":1061,"date":"2010-03-02T09:44:30","date_gmt":"2010-03-02T08:44:30","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1061"},"modified":"2020-07-22T10:01:27","modified_gmt":"2020-07-22T08:01:27","slug":"fabuleux-voyous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1061","title":{"rendered":"Fabuleux voyous"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Fabuleux voyous&nbsp;\u00bb et fabuleux livre que celui-ci qui nous permet de conna\u00eetre, de retrouver ou de d\u00e9couvrir quatre g\u00e9nies de la litt\u00e9rature qui ont eu maille \u00e0 partir avec la justice de leur \u00e9poque. Il s\u2019agit d\u2019une parte de Fran\u00e7ois Villon et de Paul Verlaine, \u00ab&nbsp;d\u00e9linquants malgr\u00e9 eux&nbsp;\u00bb&nbsp;; de l\u2019autre du Marquis de Sade et de Jean Genet, \u00ab&nbsp;astres noirs&nbsp;\u00bb comme les d\u00e9signait Jean Cocteau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Florence Richter nous raconte ces quatre auteurs \u00e0 travers leurs d\u00e9boires avec la justice, en se concentrant exclusivement sur d\u00e9lits de droit commun. Cette approche permet au lecteur de plonger dans la vie de ces hommes d\u2019exception. Florence Richter aborde les points communs entre ces \u00e9crivains, g\u00e9nies litt\u00e9raires aujourd\u2019hui reconnus et qui on tous travers\u00e9 une vie faite de souffrances&nbsp;: leur enfance, la d\u00e9linquance, l\u2019emprisonnement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le livre contient aussi de larges extraits de textes, ce qui permet au lecteur de saisir d\u2019embl\u00e9e la beaut\u00e9 des textes \u00e9voqu\u00e9s par Richter. Si vous ne lisez qu\u2019un seul chapitre, arr\u00eatez-vous au plus contemporain de ces voyous, Jean Genet. On le conna\u00eet aujourd\u2019hui comme dramaturge (\u00ab&nbsp;Le Balcon&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Les nonnes&nbsp;\u00bb), on le red\u00e9couvre ici magnifique po\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un tr\u00e8s bel essai litt\u00e9raire qui nous plonge dans les racines de la cr\u00e9ation. Celle-ci se nourrit des souffrances travers\u00e9es par ces \u00ab&nbsp;voyous&nbsp;\u00bb\u2026de l\u00e0 vient peut-\u00eatre, en tous cas pour Villon et Verlaine, ce que Richter appelle avec beaucoup de justesse la n\u00e9cessaire compassion de la litt\u00e9rature\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019essai de Florence Richter, aussi document\u00e9 et brillant que passionnant \u00e0 lire, s\u2019ouvre par une pr\u00e9face de Fran\u00e7ois Ost, ce qui, d\u2019embl\u00e9e, constitue un label de grande qualit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-spotify wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"100%\" height=\"232\" allowtransparency=\"true\" frameborder=\"0\" allow=\"encrypted-media\" title=\"Spotify Embed: Fabuleux Voyous - Anne Richter\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed-podcast\/episode\/5aZvZO8C6nO71ciAUwI082\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sentation&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.editions-hermann.fr\/ficheproduit.php?lang=fr&amp;menu=&amp;ref=Critiques+litt%E9raire+Ces+fabuleux+voyous&amp;prodid=770\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Editions Hermann<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>G\u00e9nies litt\u00e9raires, artistes novateurs, hors-la-loi, sc\u00e9l\u00e9rats&nbsp;? Qui sont Fran\u00e7ois Villon, Donatien Alphonse Fran\u00e7ois marquis de Sade, Paul Verlaine et Jean Genet&nbsp;? Qu\u2019ont-ils en commun pour figurer dans cet essai o\u00f9 on les qualifie d\u2019embl\u00e9e de bandits&nbsp;? Pour essayer de rassembler ces qualificatifs contradictoires en une seule formule, disons qu\u2019ils sont de fabuleux voyous. Voyous, sans conteste&nbsp;: ils eurent tous les quatre des activit\u00e9s d\u00e9lictueuses et leurs m\u0153urs ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es scandaleuses par leurs contemporains. Ils sont aussi fabuleux, dans les deux sens qu\u2019on peut pr\u00eater au terme&nbsp;: non seulement extraordinaires, \u00e9tonnants, mais encore mythiques, dans la mesure o\u00f9 la l\u00e9gende s\u2019est empar\u00e9e d\u2019eux. Mais quelle fut l\u2019existence mat\u00e9rielle de ces fabuleux voyous, leur vie quotidienne, jusque dans leurs prisons&nbsp;? Et trouve-t-on chez ces quatre \u00e9crivains, malgr\u00e9 les \u00e9poques diff\u00e9rentes, des caract\u00e9ristiques communes qui ont entra\u00een\u00e9 leur d\u00e9linquance&nbsp;? Pourquoi ces hommes ont-ils commis des d\u00e9lits et des crimes&nbsp;? Comment la Justice les a-t-elle trait\u00e9s&nbsp;? Quels textes ont inspir\u00e9 leurs actes, leurs jugements et leurs peines&nbsp;? \u00c0 ces questions pr\u00e9cises, le pr\u00e9sent ouvrage apporte des r\u00e9ponses parfois surprenantes. \u2028\u2028N\u00e9e en 1967, Florence Richter est criminologue&nbsp;; elle a travaill\u00e9 dans ce secteur durant une dizaine d\u2019ann\u00e9es, notamment comme analyste criminelle dans un commissariat de police. Dans le domaine culturel, elle a \u00e9t\u00e9 administratrice-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de la tribune de conf\u00e9rences \u00ab&nbsp;Midis de la po\u00e9sie&nbsp;\u00bb \u00e0 Bruxelles, ainsi qu\u2019\u00e9ditrice \u00e0 La Renaissance du Livre. Elle est actuellement r\u00e9dactrice en chef de la revue Lectures du minist\u00e8re de la Culture belge, ainsi que chercheur associ\u00e9 aux Facult\u00e9s universitaires Saint-Louis(FUSL) en Belgique.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Fabuleux voyous&nbsp;\u00bb et fabuleux livre que celui-ci qui nous permet de conna\u00eetre, de retrouver ou de d\u00e9couvrir quatre g\u00e9nies de&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1062,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1061","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-essais","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1061","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1061"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1061\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1063,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1061\/revisions\/1063"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1062"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1061"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1061"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1061"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}