{"id":1018,"date":"2012-05-30T07:27:23","date_gmt":"2012-05-30T05:27:23","guid":{"rendered":"http:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1018"},"modified":"2020-07-22T07:36:14","modified_gmt":"2020-07-22T05:36:14","slug":"fictions-de-philippe-jones","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edmondmorrel.be\/?p=1018","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Fictions\u00a0\u00bb de Philippe Jones"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Editions la Diff\u00e9rence<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avions rencontr\u00e9 Philippe Jones \u00e0 l\u2019occasion de la sortie de&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.demandezleprogramme.be\/Double-rencontre-avec-le-poete\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0Po\u00e9sies\u00a0\u00bb<\/a>, premier volume de ses oeuvres litt\u00e9raires qui r\u00e9unissait les po\u00e8mes de Jones, \u00e9crits \u00e0 partir de 1944. Le po\u00e8te avait vingt ans. Nous l\u2019avions \u00e9galement interview\u00e9 avec Roger Dewint qui avait illustr\u00e9 un livre d\u2019art o\u00f9 se r\u00e9pondaient le texte de l\u2019un et la gravure inspir\u00e9e de l\u2019autre dans un livre d\u2019art&nbsp;:&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.demandezleprogramme.be\/Tout-est-brume\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0Tout est brume\u00a0\u00bb<\/a>. Il a attendu 1991 pour aborder les rivages de la fiction dont il adopte la forme courte. Entre 1991 et 2004, il publie cinq recueils r\u00e9unis dans le volume qui nous est l\u2019occasion de le rencontrer. Pour \u00eatre exhaustif, il conviendrait de mentionner les (trop rares) contributions qu\u2019il donne \u00e0 la revue litt\u00e9raire \u00ab\u00a0MARGINALES\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Philippe Jones nous a re\u00e7u chez lui, dans un salon \u00e9clair\u00e9 autant par le soleil d\u2019un printemps tardif que par le sourire attentif et pr\u00e9venant de Fran\u00e7oise, son \u00e9pouse qui, tout en \u00e9coutant discr\u00e8tement l\u2019entretien, veille \u00e0 ce que nous ne soyons pas d\u00e9rang\u00e9s par le t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les tableaux accroch\u00e9s aux murs dans la demeure du po\u00e8te (Grand prix de po\u00e9sie de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise) qui a consacr\u00e9 sa carri\u00e8re \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art semblent faire \u00e9cho \u00e0 la pr\u00e9face que Jacques De Decker a \u00e9crite pour \u00ab\u00a0Fictions\u00a0\u00bb et qui se termine par cette proposition&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab\u00a0Tout se passe, dans ces brass\u00e9es de courts r\u00e9cits (&#8230;), comme si le monde que nous croyons conna\u00eetre n\u2019\u00e9tait que l\u2019indice d\u2019un autre, dont nous ne capterions que des ombres, des ombres port\u00e9es comme dit l\u2019un de ses titres, et qu\u2019il nous soit donn\u00e9 alors, furtivement, d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer en douce.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plongez-vous dans la lecture de ces fictions courtes dont l\u2019\u00e9nigmatique musique du style trouve peut-\u00eatre sa source dans l\u2019entrelacement de la po\u00e9sie et de la peinture.<br><strong><br>Edmond Morrel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"http:\/\/www.ladifference.fr\/fictions-1991-2003.html?indextitre=4&amp;titre=P#livre320\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">Sur le site de l\u2019\u00e9diteur&nbsp;:<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Tr\u00e8s resserr\u00e9es, compactes, les nouvelles de Philippe Jones stimulent l\u2019attention du lecteur, mettent sa capacit\u00e9 de discernement au d\u00e9fi, et en ce sens elles miment, en quelque sorte, le caract\u00e8re \u00e9nigmatique et cependant d\u00e9chiffrable du r\u00e9el. Jones pr\u00e9l\u00e8ve dans la fuite des jours ces bifurcations, ces \u201cembranchements\u201d, comme le sugg\u00e9rait l\u2019un de ses titres de recueil, qui n\u2019apparaissent pas au premier regard. Il sait que le r\u00e9el est \u201ccharg\u00e9 d\u2019incidents, apparemment b\u00e9nins, mais dont les suites, si l\u2019on est attentif, sont parfois riches de cons\u00e9quences\u201d. Il veut d\u00e9busquer le premier mouvement, presque imperceptible, qui engage ce processus. \u2028Il y a, dans ce travail, une attention infinit\u00e9simale qui rappelle les observations minutieuses et minimalistes d\u2019une Nathalie Sarraute&#8230; Comme chez l\u2019auteur du Plan\u00e9tarium, on est frapp\u00e9 par la diversit\u00e9 des situations et des milieux o\u00f9 l\u2019auteur situe ces r\u00e9volutions minuscules, quoique souvent d\u00e9cisives pour le cours d\u2019une destin\u00e9e. Il choisit de pr\u00e9f\u00e9rence des \u00e9v\u00e9nements des plus ordinaires, saisit, comme un artiste cubiste, ses personnages sous plusieurs angles \u00e0 la fois. \u201cL\u2019art, dit l\u2019un d\u2019entre eux, apprend \u00e0 regarder autrement ce qu\u2019on voit.\u201d Pratiquant avec subtilit\u00e9 le d\u00e9placement des axes d\u2019approche, jamais il n\u2019en privil\u00e9gie un au d\u00e9triment d\u2019autres&nbsp;; lorsqu\u2019il s\u2019agit de rendre la vibration d\u2019un \u00eatre, il nous fait percevoir combien celui-ci s\u2019inscrit dans de multiples dimensions \u00e0 la fois&nbsp;: affective, intime, sociale, m\u00e9taphysique. Ces femmes, ces hommes ne sont jamais unidimensionnels. En quelques phrases, en quelques images, il nous les rend perceptibles dans toutes leurs \u00e9paisseurs. \u2028Tentant de d\u00e9crire sa mani\u00e8re, on ne peut que sacrifier \u00e0 une abstraction qu\u2019il excelle pourtant \u00e0 habiller de d\u00e9tails tangibles, sensuels, toujours significatifs. On sent que le po\u00e8te a gard\u00e9, dans cet autre registre d\u2019\u00e9criture, son sens souverain de la m\u00e9taphore \u00e9clairante. \u2028Jones, conteur, pratique r\u00e9solument la solidarit\u00e9 de l\u2019indicible, et c\u2019est ce qui fait la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de ses textes apparemment \u00e9conomes.&nbsp;\u00bb \u2028Jacques De Decker, Le Soir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Editions la Diff\u00e9rence Nous avions rencontr\u00e9 Philippe Jones \u00e0 l\u2019occasion de la sortie de&nbsp;\u00ab\u00a0Po\u00e9sies\u00a0\u00bb, premier volume de ses oeuvres litt\u00e9raires&nbsp;[&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1019,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1018","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature-dici","post-item clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1018","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1018"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1018\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1020,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1018\/revisions\/1020"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1018"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1018"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edmondmorrel.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1018"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}